Les scandales liés aux cas de contamination chez XL Foods et Maple Leaf ont attiré l'attention du public sur le travail de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA). En dépit du droit à l'information, le citoyen qui désire contre-vérifier par lui-même la qualité de ce travail risque de devoir affronter un rempart bureaucratique infranchissable. Voici le récit d'une banale demande visant à obtenir des avis de correction et des rapports d'inspection liés aux trente-quatre abattoirs québécois de juridiction fédérale.
Dans mon dernier billet, je me demandais s'il fallait faire confiance à Santé Canada au sujet des additifs alimentaires dans l'élevage. Cette fois, la question se pose à l'égard du travail de l'Agence Canadienne d'Inspection des Aliments (ACIA) après que celle-ci n'ait pas été en mesure de détecter la présence de la bactérie Escherichia coli dans la viande produite depuis la fin août par l'abattoir XL Foods inc. d'Alberta.
Selon les données divulguées en 2010 par la FDA et l'Agence de la santé publique du Canada, environ 80% des antibiotiques administrés en Amérique du Nord en 2009 l'étaient aux animaux d'élevage. Toujours selon la FDA, ce nombre a progressé de 6,7% en 2010. Au Québec, comme ailleurs en Amérique du Nord, il n'existe aucun système de suivi des antibiotiques injectés aux animaux d'élevage