Nous y voilà au terme de la campagne électorale la plus chaude de l'histoire du Québec. Deux chefs, Jean Charest et Pauline Marois, jouent leur tête au terme de cette campagne. Le premier ministre Charest a été téméraire de précipiter la tenue d'un scrutin général, en plein été, en misant sur les relents de la crise étudiante. Après tout, il dirige un gouvernement majoritaire et aurait pu gouverner 18 mois mais, redoutait-il à ce point la Commission Charbonneau et ses révélations?
Mais vous direz, c'est ça la politique. C'est l'art de glisser, d'utiliser les statistiques à son avantage, et de faire paraître l'adversaire comme un incompétent. Françoise David n'a donc pas l'air d'en faire, elle, de la politique. Elle se dit parfaitement heureuse de voir une femme à la tête du gouvernement, sachant très bien que ce ne sera pas elle, mais sa « rivale » Pauline Marois qui a des chances de l'être.
C'est un véritable changement d'attitude par rapport à ma dernière campagne dans Taschereau, me faisant ainsi penser que tout est possible. D'autant plus que ne cessent de s'accumuler des appuis de taille : plusieurs artistes de la région - dont le fameux bluesman Bob Wash et le conteur Bernard Grondin - se sont rassemblés cette semaine au Café Babylone pour se prononcer ouvertement en faveur de ma candidature.
Oui, voter, c'est de l'ouvrage. On est obligés de se renseigner : sur les programmes des partis et sur les candidats dans notre circonscriptions. Et parfois, l'enthousiasme est loin d'être au rendez-vous; il n'y a pas de coup de cœur instantané. Et on voit d'énormes défauts, lacunes et sources d'incertitudes, quand on regarde tous les principaux partis et candidats.
Vous vous apprêtez, si ce n'est déjà fait, à glisser votre choix électoral dans la fente d'une boîte de scrutin et faire votre devoir de citoyen. Bravo! Pour l'avoir moi-même fait dimanche dernier par anticipation - et je vous signale ici que Cipation n'est pas un candidat contre qui j'aurais voté - je peux vous faire part de mon témoignage.