22 Avril

CP

Pour un État vert

Le désenchantement est inévitable quand on commence à comprendre à quel point le développement technologique, dans le système économique actuel, à été et sera toujours la condition essentielle pour une croissance nécessairement non durable. Prenons la fameuse voiture électrique comme exemple.
AFP/Getty Images

Dans le trou

Pendant que l'on pense encore à harnacher des rivières, à extraire du gaz naturel par fracturation, il existe aussi des technologies propres qui pourraient compenser nos besoins en énergie. Surtout, ne jouons pas à l'autruche! Nous sommes toujours de très grands consommateurs en énergie et par le fait même, nous sommes aussi d'énorme producteur de déchets. Alors, pourquoi ne pas exploiter l'un pour répondre aux besoins grandissants de l'autre?
AFP/Getty, CP

Des nouvelles du Québec

Bonjour Georges, Depuis ton départ, il est vrai que nous avons négligé notre correspondance. Non pas que tu n'occupes plus mes pensées, mais cette vie de fou ne permet plus de m'arrêter pour ressasser nos vieux souvenirs. Il se passe des choses très intéressantes dans ce Québec que tu as quitté. Tu te souviendras sûrement que ce dernier était fort paisible lorsque tu t'es envolé au bout du monde. À l'exception de quelques soubresauts nationalistes, le Québec faisait son petit bonhomme de chemin.
Radio-Canada.ca

Contestations en tous genres et révolte perpétuelle: sommes-nous prisonniers des années 60?

On se retrouve constamment, depuis les années '60, devant le discours où il faut à tout prix abattre le système existant et instaurer des changements « radicaux », que ce soit sur le plan politique, économique, ou pour tout ce qui a trait à l'environnement. Dans cette logique d'opposition, tout fonctionnement à l'intérieur des structures en place n'est pas assez bon, pas assez efficace, et surtout pas assez rapide aux yeux des révolutionnaires permanents...
SRC

L'invention du chauffage central

Une étudiante du collège de Rosemont est retournée en classe cette semaine, forte d'une injonction lui permettant de contourner le mouvement de grève. Elle est au moins la troisième ou quatrième à ne pas hésiter à faire un bras d'honneur, non seulement au ferment social de l'heure, mais à la plus importante manifestation étudiante de tout temps. Comment se sent-on à braver un tel courant?
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Un manifeste pour le printemps érable

Deux appels se sont fait entendre ce printemps au Québec; celui du mouvement étudiant pour le gel des droits de scolarité et celui pour la protection de l'environnement et de nos richesses naturelles à l'occasion du jour de la terre ce 22 avril. Ces deux appels, entendus par des milliers et des milliers de Québéois et de Québécoises, ont ceci en commun qu'ils exigent un débat de société visant une réelle transformation!
CP

22 avril: le soulèvement tranquille

Nous sommes à quelques jours du plus grand rassemblement pour l'environnement et le bien commun de notre histoire. À l'épicerie, au restaurant, dans la rue, les gens m'accostent pour me dire qu'ils seront présents. Des jeunes, surtout, mais aussi des baby-boomers qui reprennent du service, comme la mère d'un ami, qui, à 65 ans, a encore en elle la soif de justice qui l'a fait descendre dans la rue il y a quarante ans. Pendant que Montréal est en ébullition, de partout au Québec, on reçoit les échos des régions qui se mobilisent pour ce rassemblement historique du 22 avril.
Radio-Canada.ca

Arriver à ce qui commence

On critique l'entêtement idéologique des jeunes dans la rue, mais qui des deux, gouvernement ou étudiants, est le plus aveugle à votre avis? Même si les étudiants sont forcés de réintégrer leurs classes, et ils devront bien le faire à un moment donné, la grogne est désormais plus large, le besoin de s'exprimer plus vaste et la nécessité de reprendre ce qui nous appartient, de plus en plus aiguë.

Un 22 avril sans frontière

Le 22 avril, comme des milliers d'autres, je vais répondre à l'appel de la collectivité, celui du gros bon sens. Dominic Champagne, éveilleur de conscience renseigné, nous questionne. Mon dernier séjour au Honduras m'a fait établir un lien clair entre la situation d'ici et celle d'ailleurs.
CP

Le prix du cynisme

Cela fait désormais huit semaines que les étudiants sont dans la rue, que les classes des universités sont vides. Cela fait désormais huit semaines qu'une grande partie de la jeunesse étudiante du Québec tente de faire passer un message somme toute simple au gouvernement : la hausse de 75% des frais de scolarité ne peut que nuire à l'accessibilité aux études. Cela fait aussi huit semaines que le gouvernement ignore souverainement les doléances étudiantes, faisant passer pour du « leadership » ce qui est en réalité de l'obstination et de l'entêtement. Huit semaines de condescendance et de cynisme.
CP

Pour un printemps québécois!

Printemps arabe, mouvement des indignés, manifestations étudiantes aux quatre coins du monde, grève générale en Espagne, vague de suicides en Grèce... Coïncidence? La grève générale illimitée menée à bout de bras par les étudiants québécois depuis plusieurs semaines n'est qu'un symptôme d'un malaise de plus en plus profond et généralisé : un ras-le-bol collectif et mondial vis-à-vis de l'élite économique, qui tente de faire croire au peuple qu'il n'a pas les moyens de ses ambitions.
ESA/NASA

Trois vœux pour le printemps érable

Ça y est. Nous y sommes. La mèche a été allumée l'automne dernier par les indignés, puis les étudiants ont embrasé le Québec. Les artistes, les écologistes, les syndicats, même les églises attisent le feu depuis des semaines. Le printemps érable est en marche. Depuis trop longtemps, on nous a enfermés dans une bouteille trop petite pour nos rêves. Maintenant que le génie en est sorti, faisons trois vœux.