Le débat Lola versus Éric a suscité des discussions passionnées au Québec depuis 2009. La Cour suprême - divisée, 5 voix 5 contre 4 - a été aussi divisée que les Québécois au sujet de ce débat.
Liberté de choix vs. égalité? Qui a gagné?
Il est possible d'argumenter que la liberté de choix a gagné. Que, pour une fois, la Cour suprême a reconnu la spécificité des Québécois, leur différence, leur Code civil, et que ce jugement respecte le libre choix qui a été en place depuis des années.
Mais lorsque le plus haut tribunal est si divisé, et que neuf juges ne sont pas capables de s'entendre sur un sujet si important, c'est clairement l'indication qu'une problématique sérieuse existe dans la société québécoise et qu'il faut la régler.
Et maintenant? Que faire? Devons-nous simplement oublier ce débat?
Absolument pas. La balle a été envoyée clairement au législateur québécois : faites ce que vous avez à faire. Et ce que nous avons à faire, c'est de nous assurer que notre gouvernement débute une discussion sur une réforme du droit de la famille, dans son ensemble, et ce afin de refléter la réalité de notre société, de nos familles d'aujourd'hui et non pas celles des années 80.
Car le visage de la famille n'est plus le même : on vit très vieux et on risque de faire notre vie avec un, deux ou trois partenaires. Peut-être que nous devons respecter la liberté de choix tout en protégeant les familles vulnérables. Avoir un choix signifie connaitre les conséquences de ses gestes. Une campagne d'information et d'éducation est donc de mise, en débutant dans nos écoles secondaires.
Entretemps, vous, les couples vivant en union libre, que faire? Signez des contrats de vie commune. Protégez-vous. Protégez votre famille. Vos enfants. Vos avoirs. Votre avenir. Cela pour éviter une rupture douloureuse et coûteuse, certes, mais aussi pour éviter les surprises en cas de décès. Et surtout pour éviter les avocats...
On peut tenter de voir ce que l'on veut dans le jugement de la cour suprême mais dans les faits, tout ce qu'il y a c'est un jugement donnant tort à Lola. C'est tout!
Si un conjointe ne veut pas se marier, il me semble que l'on est pas obligé de demeurer avec lui. Il reste les contrats. S'il ne veut pas adhérer aux contrats alors on peut abandonner. Ce n'est pas le premier dilemne. Si l'un des conjoints veut des enfants et l'autre pas, on fait quoi? Un choix!
Là où il y a une faiblesse, peut-être, c'est dans l'information. Je ne compte plus le nombre de personne qui me dise combien s'est pareil de nos jous d'être conjoint de faits ou marié. Ici on a un exemple que c'est faux. Il faut donc de l'information. Il faut que les gens soient informé et éclairé dans leurs choix.
Je ne sais pas encore si je suis pour, mais en tout cas, c'est intéressant, ça force le choix éclairé et les discussions, et ça respecte la liberté des gens.
Mais pour moi, trouver inéquitable la différence entre les conjoints de faits et les couples mariés, comme 5 juges sur 9 y compris la juge en chef (qui trouve toutefois que c'est justifié), c'est comme trouver inéquitable les locations de voitures par rapport aux contrats de vente. ...Et forcer tout le monde a avoir les mêmes droits et obligations que les propriétaires (ou vis versa). Je ne comprned vraiment pas le raisonnement.
Et si les conjoints de fait avaient les mêmes droits et obligations que les époux, alors n'y aurait-il pas, selon le même principe, une nouvelle injustice créé entre les parents vivant sous le même toit et les parents vivant séparément? Irait-on jusqu'à forcer tous les parents à entretenir financièerement une aventure d'un soir?
Par contre, dès qu'il y a un enfant qui apparaît dans le décor, la Loi devra prévoir la protection pécuniaire de celui-ci par une pension alimentaire et non pas par un dédommagement au parent lésé.
Prenons un couple où un parent cesse de travailler, mais ne renonce à aucune carrière, seulement à des emplois saisonniers et peu rémunérateurs, et qu'il existe de la preuve (lettre, conversation) que cette personne aurait pu de toute façon cesser de travailler pour s'occuper des enfants, même en étant seule, quitte à bénéficier de l'aide sociale.
Ceux qui doivent être protégés, ce sont ceux qui font (1) des sacrifices, et (2) dont les sacrifices bénéficient à l'autre conjoint de manière inéquitable. On ne peut pas présumer que c'est le cas de tous les conjoints de fait.
Quand la pleurine a arrêtée ses études pour que Mossieu finisse sa médecine... et que Mossieu veut la mettre dehors ensuite...à fait quoi la "pleurine"... ça existe ça aussi... T'as beau avoir le carractère d'un profiteur, pense pas que toutes les femmes te ressemblent.
C'est tellement facile de parler quand chaque mot vaut un montant, chaque geste le double.
C'est tous simple.
Si la Cour suprême avait penché penché du côté de Lola, la pension alimentaire au conjoint se serait-elle appliquée à tous les conjoints de fait, y compris à ceux de même sexe? Si oui, c'est que la cour Suprême n'a pas réfléchi plus loin que le bout de son nez.
La véritable question, est que si un des deux conjoints as par exemple sacrifié une carrière et se retrouve en cas de rupture avec rien et l'autre avec tout... quelque soit le sexe il me semble qu'il y en as un qui profite et l'autre qui perd.. de nos jours ça peut être la fille souvent, le gars des fois et "l'autre" d'autres fois.
Celui qui as la garde des enfants, n'as pas juste des obligatiuons envers les enfants, il a des pertes économiques et l'argent de la pension des enfants, c'est pour les enfants, pas pour les pertes économiques.