Sylvie Bergeron

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Faire de la politique autrement

Publication: 07/11/2013 23:50

Les Maya ont décrit les cycles d'évolution de la conscience sur terre en neuf inframondes. La conscience s'élargirait en fonction de l'espace que nous avons conquis (cellule, mammalien, famille, tribu, culture, nation, planète, galaxie, univers). Au cours des cycles se développa la matière blanche et la grise du cerveau. L'expansion de la conscience nationale et planétaire dura environ 10 000 ans, période au cours de laquelle nous apprenions à saisir les jeux de pouvoir. Depuis 1999, l'humanité aurait atteint le stade de la conscience galactique qui l'amène à développer une éthique afin d'encadrer son pouvoir. On dirait bien que les Mayas avaient de la vision.

Le sentiment de puissance émanant du pouvoir devra donc céder le pas à l'intuition de l'équilibre via une éthique serrée. Nous devrons élargir notre conscience pour contrer les limites de la raison piégée par sa propre incohérence devant les multiples cultures d'organisations. Il existe bien des vigiles sur le plan géopolitique tel les Greenpeace et Amnistie internationale, des organismes de prévention s'assurant que les actions des gouvernements ne briment pas l'intégrité humaine et environnementale. Ont-ils un réel impact? Un resserrement de l'éthique viendra-t-il à bout de protéger les citoyens de Montréal et de Laval alors que les véreux pensent déjà à leur futur?


Changer de paradigme

La question éthique nous conduit à faire de la politique autrement. Mais pour la pratiquer, il nous faudra sortir du guichet unique du raisonnable. La raison pèse le pour et le contre, compare, juge à partir de faits visibles. C'est la base du droit et de nos institutions. Or, gérer un ensemble de systèmes à partir de la seule raison, sans se préoccuper des autres paramètres de nos structures mentales, réduit notre vision politique et favorise l'opacité, ce qui engendre un profond déséquilibre dans nos sociétés (pour en savoir plus, une conférence sur le sujet est offerte à l'UQAM). À mesure que les crises se multiplieront, les poutres de nos structures institutionnelles céderont et la parole des politiciens, de plus en plus dépossédée de substance visionnaire, ne pourra plus en souder les fissures.

Les questions d'intégrité dépassent la preuve visible et nous conduisent dans les souterrains de la psyché collective : la raison ne peut saisir d'emblée les intentions secrètes. Il faudra prévenir, donc, en avoir l'intuition. Ainsi, lorsqu'un élu s'isole, il devient dangereux parce que, lorsque laissé sans surveillance, il tend à verser vers l'abus de confiance. C'est un premier signe précurseur de corruption. Nous devons prévenir ce genre de comportements. Lorsque Gérald Tremblay est entré dans un mutisme de plomb, comme s'il avait un révolver sur la tempe, on aurait dû avoir les moyens de le sortir aisément de son isolement. Les vases doivent communiquer. Espérons que Denis Coderre - avec le même parti que Tremblay - saura recadrer les mœurs tout en amenant une vision à la métropole, avec plus de 140 caractères...


Les limites de la raison

Depuis l'art de la rhétorique d'Aristote, une avancée magnifique pour le développement du cortex, nous avons exercé et raffiné notre sens de l'argumentation. Si bien qu'aujourd'hui, chaque partie qui s'oppose dans de nombreux domaines peut parfaitement avoir raison. On l'a vu lors du printemps érable où ceux en faveur des carrés rouges trouvaient autant d'arguments brillants que ceux contre. Le gouvernement d'alors avait choisi de passer par la loi et la police puisque - à défaut d'avoir une vision - la parole du politicien a peu de poids devant une telle stigmatisation. Un autre événement démontrant un certain raffinement rhétorique est le débat sur les signes ostentatoires où chacun a rivalisé ad nauseam d'arguments logiques, tous plus éloquents les uns que les autres, à un point où le « pour » est devenu aussi satisfaisant que le « contre », écartant toute unanimité politique sur la question.

Parce qu'elle pousse les paradoxes à leur paroxysme, la raison est toujours responsable des crises qu'elle croit endiguer. Elle veut rassurer, conforter les destins, alors même qu'elle pousse les nations à renouveler leur passé, mais jamais leur avenir. Nous sommes techniquement morts.

Aristote a appelé l'art de la rhétorique la « raison divine » parce qu'il la considérait pouvoir s'élever au rang de Dieu, en tant que vérité. Or cette vérité s'est détériorée avec la stigmatisation des points de vue basés non plus sur des principes, mais sur la nature des choses, voire la culture. Les partis libéraux voient toujours leur ligne de parti drapée de l'auréole divine. À leurs côtés, les bien-pensants démocrates américains et autres Québec solidaire. Mais qui dit vrai, dès lors que la raison, limitée au monde qu'elle perçoit seulement pas les sens, ne peut concevoir d'autres vérités que la sienne ? Ainsi, les camps se stigmatisent. Si nous pouvions seulement cesser d'avoir peur, nous comprendrions l'universalité réelle d'une conscience visionnaire. Non. Nous préférons rester tétanisés par la peur.


Pour sortir de l'impasse

Il y a aussi les tactiques de Stephen Harper. Il a compris que, pour sortir de la résistance causée par la rhétorique, il faut imposer, écraser, désinformer et museler les dissonances. La dictature serait-elle la seule manière de sortir un État de la paralysie causée par le raisonnement logique? Ça fonctionne, mais tirer sur sa couverte n'est pas avoir de la vision, c'est donner raison à une idéologie. Nous voyageons donc entre un gouvernement libéral affichant un laissez-vivre de tous les paradoxes, ce qui mène à un antagonisme collectif (nous verrons bien avec Denis Coderre) et un Harper dictateur qui réussit à concrétiser ses convictions en faisant fi de tous les autres points de vue. Qui peut maintenant surveiller le premier ministre alors que rien ni personne n'a pu contrer sa stratégie d'isolement ?

La stigmatisation des points de vue crée une impasse que la dictature tente de briser. Dans les deux cas, cela n'apporte que du déséquilibre menant l'humanité vers sa lente agonie. Pourquoi ? Parce que nous avons perdu contact avec une autre partie de nous-mêmes, celle-ci, indéfendable aux yeux de la loi : l'intuition. La raison a fini par nous détourner de tout ce qui pourrait nous insécuriser, donc de l'inconnu et d'éléments visionnaires et créatifs. Nous sommes déconnectés de nos émotions en tant qu'agents de changement mal compris.

Alors que nos sociétés occidentales sont dotées d'institutions matures, leurs structures, faites du bois de la raison, pourrissent dans la résistance d'antagonismes partisans. L'édifice tombe au ralenti à l'usure. Et de plus en plus de gens sentent, perçoivent, pressentent l'écroulement et sortent de l'édifice pour penser autrement. Mais à l'instar de nos politiciens paralysés par la Raison suprême, rares sont ceux qui trouvent la force de pratiquer une vie créative. Provoquant doute, insécurité et inconfort tant qu'elle ne se matérialise pas, l'intuition est pourtant le début d'une conscience visionnaire. Pour changer nos modèles institutionnels, il faudra donc changer de niveau de conscience, et, pourquoi pas, faire le ménage de tout ce que nous y avons enfoui ! N'en sommes-nous pas déjà là? Une société créative apprendra à survivre à l'angoisse de la page blanche. Et bientôt pourvus de cette conscience éthico-galactique, l'élu devra oser exercer sa vision et le peuple devra oser le laisser agir.


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    Le 13 février 2013, le gouvernement Marois a <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/02/13/coupes-en-recherche-marois-recule_n_2676872.html" target="_blank">reculé dans sa volonté de couper de 63 millions$</a> le montant investi dans le secteur de la recherche. Finalement, les compressions s'élèveront à 36,5 millions$ L'initiative avait soulevé un tollé parmi les chercheurs qui ont lancé une campagne-choc.

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  • «Notre home»: une chanson pour tisser des liens

    Le gouvernement du Québec <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/17/notre-home-jean-francois-lisee-chanson-anglophones-francophones_n_2498823.html">accorde une somme de 20 000 $ pour appuyer une tournée et une chanson</a> hip hop bilingue qui fait la promotion du rapprochement entre jeunes anglophones et francophones du Québec.

  • Plus de fermeté à l'égard des récidivistes

    Le gouvernement Marois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/16/alcool-au-volant-quebec-recidivistes_n_2485599.html">se dit fermement déterminé à serrer la vis aux récidivistes de l'alcool au volant</a>. Dorénavant, le véhicule du fautif sera confisqué dans tous les cas, et retiré définitivement au contrevenant s'il s'agit d'une troisième infraction ou davantage.

  • Rembourser Montréal pour les manifs

    La Coalition avenir Québec accuse le gouvernement péquiste de <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/10/reaction-caq-remboursement-manifestations_n_2450407.html">punir la capitale en refusant de payer le million de dollars</a> demandé par la Ville de Québec pour défrayer les coûts des services policiers engendrés par les manifestations étudiantes du printemps dernier. Sherbrooke et Gatineau ont, elles aussi, obtenu une fin de non-recevoir du ministère de la Sécurité publique.

  • Contribution maximale à 100$

    Dorénavant,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2013/01/01/la-contribution-maximale-_n_2392359.html"> le maximum permis de contribution à un parti, à un député indépendant ou à un candidat indépendant autorisé est de 100 $</a>. Il s'agit là d'un volet de la loi modifiant la loi électorale qui vise à réduire les contributions par électeur, à diminuer le plafond des dépenses électorales et à rehausser le financement public des partis politiques. Le montant des dépenses électorales permises pendant une élection générale a également été réduit, il passe de 11,5 millions $ à 8 millions $. Le projet de loi 2 du PQ a été adopté le 6 décembre à l'Assemblée nationale.

  • La consigne restera à cinq cents

    Le Parti québécois applique les freins sur une promesse formulée par le Parti libéral il y a quelques mois: <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/21/consigne-canettes-quebec_n_2340401.html">il ne fera pas passer de 5 à 10 cents la consigne des canettes</a> de bière et de boissons gazeuses — pour l'instant, du moins.

  • 22 conseillers culturels à Montréal

    Maka Kotto a convoqué, à Montréal, tous ses conseillers en poste à l'étranger, et ce pendant une semaine aux frais des contribuables. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/11/maka-kotto-visite-montreal_n_2279605.html">La décision controversée du ministre de la Culture</a> a été prise sans véritable justification et contre l'avis de ses hauts fonctionnaires, en pleine période de compressions. La visite aura coûté au bas mot plus de 64 000 $.

  • La nomination de Nicolas Girard à la tête de l'AMT fait jaser

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/26/nicolas-girard-amt_n_1917572.html">La nomination de l'ancien député péquiste</a> Nicolas Girard au poste de président-directeur général de l'Agence métropolitaine de transport (AMT) fait sursauter les partis d’opposition, qui dénoncent une nomination partisane. En décembre, <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/10/caq-demande-la-demission-nicolas-girard-amt_n_2272468.html">la CAQ reviendra à la charge</a> en demandant la démission de M. Girard après que Paul Côté, l’ex-directeur par interim de l’agence, eut été nommé directeur adjoint.

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    Après moins de trois mois au pouvoir, la première ministre <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/12/04/breton-blanchet-hivon-remaniement-ministeriel_n_2237136.html">Pauline Marois a déjà remanié légèrement son conseil des ministres</a> en nommant le député de Johnson, Yves-François Blanchet, ministre du Développement durable et de l'Environnement pour succéder à Daniel Breton. Elle a aussi ramené au cabinet la députée de Joliette, Véronique Hivon, qui occupera ses anciennes fonctions de ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse, auxquelles elle avait dû renoncer temporairement pour des raisons de santé.

  • Budget adopté de justesse

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/30/adoption-budget-gouvernement-marois_n_2219133.html">Le gouvernement minoritaire de Pauline Marois a survécu</a>, mais de justesse, à un premier test alors que <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/20/gouvernement-quebec-cure-minceur-ministeres_n_2167550.html">le budget Marceau</a> a été adopté par une seule voix de majorité à l'Assemblée nationale. Après 25 heures d'étude, les parlementaires ont voté sur le budget, et 49 élus péquistes se sont prononcés en faveur, 48 députés de l'opposition ont voté contre et il n'y a eu aucune abstention. Au moment du vote, il y avait en Chambre 97 députés sur une possibilité de 125.

  • Daniel Breton démissionne

    Le passage au gouvernement de Daniel Breton aura duré 71 jours. Rattrapé par des loyers impayés et des infractions au code de la route,<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/29/daniel-breton-demissionne-de-son-poste-de-ministre-de-lenvironnement_n_2211352.html"> le militant écologiste a dû renoncer à ses fonctions</a> de ministre de l'Environnement. M. Breton a été au centre de nombreuses controverses, notamment à la suite <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/15/demission-breton_n_2137654.html">d'allégations d'ingérence dans les activités du Bureau d'audiences publiques en environnement</a> (BAPE).

  • Marois avec le Conseil de la fédération

    Pauline Marois participe à <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/23/les-premiers-ministres-halifax_n_2174990.html">son premier Conseil de la fédération</a> à Halifax, sous le thème de l’économie. Elle annonce, entre autres, qu’un comité sera chargé d'évaluer si le Québec tirerait avantage d'un projet d'oléoduc, projet qui permettrait à l'Alberta d'acheminer du pétrole des sables bitumineux jusqu'à Montréal.

  • Hydro-Québec, Loto-Québec et la SAQ devront contribuer

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/20/quebec-supprime-2000-post_n_2167515.html">Dure journée pour Hydro-Québec:</a> le gouvernement Marois ordonne à la société d'État de supprimer 2000 postes et réduit substantiellement la hausse tarifaire décidée en 2010 par les libéraux. Québec demande également des efforts à Loto-Québec et à la Société des alcools (SAQ).

  • Un sommet sur l'enseignement supérieur

    À l'issu du Sommet sur l'enseignement supérieur, qui s'est tenu les 25 et 26 février 2013, le gouvernement a adopté l'indexation annuelle de 3% des droits de scolarité.

  • Discours inaugural et lutte contre la corruption

    La première ministre Pauline Marois <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/31/discours-inaugural-marois_n_2051339.html">promet de faire un grand ménage</a> et de ramener l'intégrité à tous les niveaux de l'administration publique.

  • Visite en France

    Mme Marois effectue <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/14/pauline-marois-visite-france_n_1965148.html">une visite de travail en France</a>, où elle rencontre notamment le président, François Hollande. Il ne s'agit pas d'une visite officielle (faite en alternance), mais plutôt d'une prise de contact entre le nouveau pouvoir socialiste et les souverainistes fraîchement élus.

  • Marois refuse de rencontrer le président Kabila

    La première ministre du Québec est en République démocratique du Congo (RDC), où a lieu le 14e Sommet de la francophonie. <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/11/pauline-marois-refus-rencontre-president-kabila_n_1959230.html">Mme Marois rejette tout entretien privé avec l'hôte de la rencontre</a>, le président Joseph Kabila, en raison de son sombre bilan en matière de droits de la personne.

  • Recul sur la taxe santé et les impôts rétroactifs

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/10/10/nicolas-marceau-pq-taxe-sante-_n_1955613.html">Le gouvernement choisit de ne pas abolir la taxe santé,</a> mais plutôt de la rendre progressive, et cela à partir de 2013. Au chapitre de l'impôt des particuliers, le ministre des Finances Nicolas Marceau abandonne l'idée de hausser de façon rétroactive les impôts des mieux nantis.

  • La hausse des droits de scolarité est annulée et Gentilly-2 sera fermée

    La première ministre <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/20/pauline-marois-annulations-frais-scolarite-gentilly_n_1901406.html">annule, par décret, la hausse des droits de scolarité</a> décidée par l'ancien gouvernement libéral. Par ailleurs, la première ministre réaffirme l'engagement du Parti Québécois de procéder à la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2.

  • Gaz de schiste: non pour toujours

    À peine nommée ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet n'attend pas la première séance du conseil des ministres pour donner son opinion. L'<a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/20/non-gaz-de-schiste-pq-martine-ouellet_n_1900869.html">exploitation des gaz de schiste ne sera jamais sécuritaire</a>, selon elle. Elle réserve ainsi un enterrement de première classe à la position du gouvernement libéral précédent.

  • Présentation du Conseil des ministres

    <a href="http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/09/19/conseil-des-ministres-pauline-marois_n_1898299.html">En ce 19 septembre 2012, le nouveau gouvernement péquiste est formé.</a> Il est toutefois bien loin d'atteindre l'objectif de parité, avec 23 ministres, dont huit femmes et 15 hommes.


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