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Cessez de croire, sautez dans les mondes parallèles!

20/01/2017 03:18 EST | Actualisé 23/01/2017 09:08 EST

Certains croient aux anges, d'autres à la puissance du pouvoir financier. La nature de nos croyances repose sur un amalgame complexe d'attachements et de convenances. Il y a aussi l'intensité des croyants : les fous d'Allah ou les simples pratiquants d'une religion quelle qu'elle soit. Mais toujours, cette petite voix nous rassure comme un mantra, et cette croyance nous fait refaire toujours les mêmes gestes.

Aujourd'hui, nous croyons moins aux religions et plus à la science. Plus encore à la technologie et à l'intelligence artificielle comme garanties de richesse et de progrès pour l'avenir. Mais de moins en moins de gens croient en l'humain.

Toutes les formes de croyances nous lient à un sentiment. Ce sentiment construit une habitude qui réconforte l'âme. Notre ego dépend littéralement des croyances pour se construire une personnalité, pour se donner l'impression que sa vie est stable, confortable, enviable. C'est l'illusion de notre conscience matérielle.

Dans les faits, notre ego conditionné ne contrôle rien du tout. Mais des millions de personnes ensemble peuvent se faire croire que les préoccupations économiques et matérielles sont les seules à apporter la paix. C'est ainsi que la conscience collective tient la psyché individuelle dans un semblant d'ordre social.

Dans le monde réel, c'est-à-dire subtil, il n'en est rien. Le taux de consommation d'antidépresseurs, de suicide, de stress trahissent bien notre manque d'identité individuelle, notre état d'esclavage et surtout notre incompétence à saisir notre nature immatérielle, en tant que vecteur de croissance et de stabilité intérieures.

Saisir la différence

Le plus difficile dans l'individualisation de notre conscience est de faire la différence entre la voix de l'habitude et la voix réelle de notre être. La première est liée à un conditionnement enregistré souvent en si bas âge que nous croyons de certaines habitudes qu'elles font partie de notre identité. Lorsque cette culture est reconnue par l'entourage, nous nous sentons d'autant plus rassurés par notre comportement. C'est par exemple le cas avec la corruption : si tout le monde accepte de transgresser les règles éthiques alors, cette culture deviendra un mode de vie normal que plus personne ne questionnera.

Lorsque nous avons conscience d'un code d'intégrité propre à notre personne, nous avons beaucoup de mal à accepter de nous corrompre. Car pour ce faire, il faut perdre contact avec notre moi réel. Il faut perdre conscience plutôt que de la faire grandir. Beaucoup de gens souffrent parce qu'ils doivent se retirer du monde pour ne pas détruire leur code d'intégrité personnel. Beaucoup d'autres souffrent parce qu'ils acceptent de briser ce code, donc de rétrécir le champ de leur conscience.

Croire aux anges, premier pas vers le moi réel

Que vous croyiez au sens critique de votre raison ou à un être supérieur, il n'y a pas de différence dans le cerveau : votre identité réelle est endormie. La raison met en valeur votre capacité à saisir la vie de façon mécanique, ce qui donne un sens artificiel à votre être par le biais d'une culture. Mais le conditionnement, la recherche de repères ramène toujours vers le passé (régression) plutôt que vers une conscience visionnaire (évolution).

D'après le plutôt misogyne doc Mailloux (Radio 98,5 FM à 10 min 15 s), les femmes qui croiraient aux anges sont ni plus ni moins des bébés. Nuançons : il n'y a pas que des femmes qui y croient et la manifestation d'un ange n'est pas nécessairement une lubie, même pour l'enfant. Les hommes et femmes qui captent des présences sont simplement dotés d'une hypersensibilité non maîtrisée.

Dans le langage des initiés, les anges sont la première manifestation du sens moral qui frappe la conscience de l'enfant. Cette présence subtile survient vers l'âge de 5 ans et explique pourquoi certains enfants parlent de la mort et la craignent, pourquoi ils voient des formes, etc. Ces phénomènes sont le premier stade de la conscience mentale en tant que dimension et non en tant que connaissance mécanique (intellect, raison). Les premiers mensonges surviennent aussi vers cet âge, et de là découle la manipulation émotionnelle. S'il saisit certains liens de cause à effet et qu'il peut influencer les autres, l'enfant ne comprend pas les conséquences de ses mensonges. Il semble que bien des adultes aient ce même niveau de conscience.

La majorité des gens referment la porte de leur nature subtile vers l'âge de 7 ans, au moment où se forme la conscience de soi, à travers les premiers rapports construits, face à l'autre : l'enfant devient plus soucieux de sa réputation. Son corps social devient un enjeu important.

Le développement de la conscience est une affaire de sensibilité. Assumer chaque stade sereinement ne peut se faire qu'avec un guide (un parent ou autre). Pour chaque étape, nous devons laisser mourir notre innocence. L'ange est associé à cette innocence.

Beaucoup des gens refusent de grandir pour ne pas perdre cet état de virginité céleste. Que l'on soit homme ou femme, le désir de prolonger l'âge de l'innocence est irrésistible parce qu'elle nous donne l'impression d'être pur et elle lave les éclaboussures de nos actions. Le pouvoir d'attraction des religions relève de ce même désir. Beaucoup de gens croient aux anges ou en une force supérieure qui pardonne tout, ainsi ils n'ont pas besoin de devenir responsables de faire leur propre ménage. Nettoyer quoi? Notre psyché. De quoi? De tout ce qui nous conditionne, de nos croyances, de nos mémoires et sentiments qui voilent notre conscience visionnaire.

L'innocence angélique nous garde dépendants et déçus de nous-mêmes dans le processus de notre croissance psychique. Elle nous empêche de nous déployer au bout de nous-mêmes, sans le support des autres. Faire le travail de devenir responsable de son intérieur exige de prendre la direction de sa conscience.

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