LES BLOGUES

Montréal, meilleure ville universitaire du monde

16/02/2017 05:10 EST | Actualisé 16/02/2017 05:10 EST

Cette semaine, Quacquarelli Symonds (QS) a désigné Montréal meilleure ville du monde pour les étudiants universitaires. Voilà donc une raison de plus de célébrer avec fierté le 375e anniversaire de notre formidable ville. Et voilà aussi une occasion sans précédent de donner à Montréal les moyens de déployer pleinement son pouvoir d'attraction de talents dans le monde.

L'afflux d'étudiants internationaux est important, et ce, pas uniquement pour la qualité du milieu d'apprentissage de nos étudiants à l'ère de la mondialisation ou pour des raisons économiques. En effet, notre population vieillit rapidement. De toutes les régions du Canada, à l'exception des provinces de l'Atlantique, le Québec affiche le pourcentage le plus élevé de personnes de plus de 65 ans. Nos universités et nos élus entrevoient une baisse de l'effectif étudiant universitaire, à laquelle nos efforts de recrutement au Québec, si intenses soient-ils, ne nous permettront pas d'échapper.

Le Québec a tout à gagner en ouvrant ses portes aux étudiants internationaux.

Pour maintenir la vitalité de notre société et la vigueur de notre main-d'œuvre, nous devrons accueillir à bras ouverts les talents du monde entier. Au cours des dernières années, le gouvernement du Québec a mis en place plusieurs initiatives axées sur la rétention et mené de vastes consultations au sujet du recrutement. Comme le soulignait la ministre David, ces efforts témoignent de « la volonté du gouvernement de mettre en œuvre des actions structurantes afin d'augmenter le nombre d'étudiants internationaux qui choisissent de demeurer ici. » Le Québec a tout à gagner en ouvrant ses portes aux étudiants internationaux.

Toutefois, en dépit du formidable potentiel d'attraction de Montréal et des avantages manifestes liés à la présence d'étudiants internationaux, Montréal et le Québec peuvent faire beaucoup mieux. Selon des données colligées par Statistique Canada, La Belle Province a affiché la plus faible hausse quant au recrutement d'étudiants internationaux entre 2000 et 2015, soit loin derrière la Colombie-Britannique et l'Ontario.

La meilleure ville universitaire du monde peut certainement faire mieux. Nous devons dès maintenant concevoir et mettre en œuvre une stratégie visant à recruter et retenir les meilleurs. Nous devons étudier et instaurer les meilleures pratiques des chefs de file en éducation, dont l'Australie et la Colombie-Britannique. Il nous faut notamment procéder à une analyse exhaustive des marchés internationaux francophones et non-francophones, coordonner le déploiement d'initiatives marketing efficaces - numériques et directes - et assouplir les règles entourant les droits de scolarité afin de doter les universités des moyens favorisant le recrutement à l'international.

Montréal International s'est fixé l'ambitieux objectif de retenir 3 600 étudiants internationaux de plus d'ici 2019. Cet afflux de nouveaux talents augmenterait le PIB annuel du Québec d'environ 72 millions de dollars. Je crois que nous pouvons atteindre cet objectif. Montréal est non seulement la meilleure ville pour les étudiants, elle est également la métropole où il fait le mieux vivre au monde.

Montréal exerce un énorme pouvoir d'attraction sur les jeunes partout dans le monde. Cependant, nous ne devons pas tenir ce pouvoir pour acquis. Le gouvernement, les entreprises, les universités et les citoyens doivent agir rapidement afin de tirer parti de notre solide réputation et faire en sorte que les établissements universitaires et les cégeps du Québec deviennent des incontournables pour les étudiants du monde entier.

VOIR AUSSI SUR LE HUFFPOST

Les campus des universités canadiennes en photos

Abonnez-vous à notre page sur Facebook
Suivez-nous sur Twitter