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Notre pire ennemi, c'est nous

16/09/2013 03:31 EDT | Actualisé 16/11/2013 05:12 EST

Je l'ai déjà dit et je le répète, l'inspiration se trouve partout. À nous de nous ouvrir les yeux et le cœur, de nous laisser toucher par elle.

Cette semaine, c'est une phrase dans le film Extrêmement fort et incroyablement près qui a eu cet effet sur moi.

Au tout début du long métrage, le narrateur dit : «Rien ne pourra m'arrêter. Pas même moi».

Ouf! La révélation. Comme c'est vrai. Comme c'est puissant, cette phrase.

Indéniablement, on est notre pire ennemi. Celui qui se met le plus de bâtons dans les roues. Mon père dirait : «Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?». Effectivement.

Combien de fois est-ce qu'on s'empêche soi-même de faire quelque chose, d'effectuer un changement, de prendre des risques, de sortir de notre zone de confort? Alors que, si on s'ouvrait les yeux, on verrait que tous les éléments sont en place pour favoriser notre réussite. Mais on a peur. On évite. On prend des détours. On s'y éternise puis, on rebrousse chemin.

J'étais comme ça, avant. J'avais peur. J'avais peur de mes désirs, de mes rêves, de leur folie, de leur grandeur. J'avais peur de me sonder, j'avais peur de ce que j'y trouverais. J'avais peur de mon ombre. De moi.

Jusqu'à ce que tout se soit effondré. Jusqu'à ce que je n'en puisse plus de me battre contre ma nature. De me conformer à ce que je croyais qu'on voulait que je sois.

J'ai eu besoin d'arrêter de tenter de correspondre à une image, à quelque chose, quelqu'un que je ne suis pas.

Spontanée, impulsive, intense, contradictoire, parfois désorganisée (note à moi-même : ne pas mettre ceci sur mon CV ;) ), maladroite. Mais rêveuse, également. Fonceuse. Résiliente. Créative. Voilà qui je suis ou plutôt, comment je suis.

Depuis toujours, j'ai le rêve d'écrire des histoires. Je m'en suis empêchée longtemps, tellement que je suis même arrivée à oublier que c'est ce que je voulais viscéralement faire. Ma tête l'a oublié. Pas mon cœur.

Alors, quand je me suis acharnée à entrer dans un moule qui ne m'allait pas et qu'après des années, le moule a éclaté, j'ai dû m'en créer un autre. Un fait sur mesure. Un qui est flexible, qui s'adapte, qui change au gré de mes envies, de mes rêves.

Et dès que je me suis donnée le droit d'être et non pas que de devenir quelqu'un que je n'étais pas, tout s'est mis en place. Nécessairement, j'ai trimé dur.

Mais quelques mois plus tard, me voilà à faire mon second lancement, et à signer mes trois prochains livres; un axé sur la pédagogie et deux autres qui laissent libre cours à mon imagination. Deux romans; un jeunesse, l'autre grand public.

Ça vaut la peine, de rêver. Ça vaut encore plus la peine de se mettre en action pour réaliser l'objet de nos rêves.

Brene Brown, docteure en travail social disait qu'il fallait savoir se donner pour donner davantage aux autres. Et vous savez quoi? Depuis que je suis davantage à l'écoute de moi, que je suis davantage « égoïste », eh bien, je suis davantage altruiste. Je suis moi, authentique, sincère, vulnérable. Et cette véracité attire inévitablement celle des autres. Le fait de penser à moi me permet, par la bande, d'être davantage disponible aux autres, qui en bénéficient assurément. Pourquoi n'y avais-je pas pensé avant? Pourquoi n'y avais-je pas adhéré plus tôt?

Mon père répliquerait : «On est la seule personne avec qui on est assuré de passer le reste de nos jours».

Eh bien, je me souhaite beaucoup de bonheur avec moi-même. Et je vous en souhaite tout autant avec vous-mêmes.

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