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Mythes et réalités sur la vie d'auteur (première partie)

27/05/2014 03:30 EDT | Actualisé 27/07/2014 05:12 EDT

Depuis septembre 2012, j'ai la chance (l'opportunité? La joie? Car on s'entend, il a quand même fallu que je les écrive, ces livres, et que je sollicite des maisons d'éditions...et que je travaille fort) de voir mes écrits publiés. Dès l'automne 2014, je serai même polygame de maisons d'éditions et de genres littéraires!

Et depuis septembre 2012, j'entends et je lis moult commentaires qui me font tantôt rigoler, tantôt fulminer. En voici quelques-uns.

1- « Hen! T'écris des livres? Trop cool! Tu dois être riiiiche! ».

Hmm. Non. Vraiment pas. Il y a à peu près 30 auteurs qui vivent exclusivement de leur plume au Québec. Le reste? Au boulot de 9 à 5. L'écriture a lieu avant le départ au travail ou au retour...ou la fin de semaine. Et un auteur grand public perçoit 10%, en moyenne, du prix de vente du livre. Donc, sur un roman vendu 20$, l'auteur recevra...2$. En littérature jeunesse, on parle davantage de 5% : eh oui! Les illustrateurs et les auteurs se divisent le 10% de redevance. Et au Québec, 3000 exemplaires vendus est considéré comme un best seller...

2- « WOW! Tu es auteur! Tu es full connu! ».

Heu...re-non. J'écris en linge mou devant mon ordinateur, les cheveux décoiffés. En période d'écriture, je suis pas mal plus isolée qu'exposée. Et en ce moment, il doit y avoir pas loin de 80 000 titres en vente dans les librairies grande surface. Disons que « l'exposure » n'est pas à son apogée pour la grande majorité des auteurs.

3- « T'écris des livres pour enfants? À quand, des vrais livres? ».

C'est bien connu, les livres pour enfants sont des faux livres, avec des faux mots, des fausses idées et des fausses pages. (Lire le sarcasme ici!) Écrire pour les enfants n'est pas plus facile que d'écrire pour les adultes. En fait, le marché du livre jeunesse est saturé. Donc, pour se démarquer en tant qu'auteur, il faut avoir une histoire et des personnages solides, une technique de marketing béton qui permettra une large diffusion et éventuellement, des ventes intéressantes. Qui plus est, il faut savoir s'adresser aux enfants, parler le même langage qu'eux, être en mesure de vulgariser les concepts qu'on veut transmettre. Pas donné à tous!

4- « C'est quoi, ton vrai travail? ».

Si tu entends par là « Quel travail te permet réellement de payer tes comptes », je te répondrai « Psychoéducatrice ». Si tu entends par là que le fait d'être auteur n'est pas un vrai métier - car oui, certaines personnes sont convaincues qu'un « vrai » travail se doit de se dérouler dans un bureau gris, avec des collègues insipides, de 9h à 5h du lundi au vendredi même si on meurt d'ennui car un travail, « ce n'est pas supposé être amusant » - eh bien, tu n'as pas compris grand-chose à la vie.

Quel que soit votre métier, quels genres de commentaires entendez-vous à ce sujet qui vous irritent au plus haut point?

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