LES BLOGUES

La colère des autres

07/10/2014 11:13 EDT | Actualisé 07/12/2014 05:12 EST

Oui, ma vie est belle. Oui, je réalise plein de choses au plan professionnel dernièrement.

Mais cela ne m'empêche pas de vivre mon lot de difficultés personnelles, que je n'épanche pas sur les réseaux sociaux. Pourquoi? Parce que je suis une extravertie sauvage.

Parce que j'expose certains pans de ma vie avec mes « amis » Facebook. Pans de vie que je sélectionne avec parcimonie. Pans de vie globaux, généraux, qui n'heurtent pas mon intimité.

Pour l'intimité, je sélectionne avec soin mes proches. Certains d'entre eux font partie de ma vie depuis toujours; ils ont été témoins de tout, depuis la petite enfance.

D'autres sont venus se greffer en cours de route. Mais pas beaucoup. Parce que je suis sauvage. Et par sauvage, j'entends que j'aime la solitude. Que je suis craintive, aussi. Sur mes gardes. Oui, je suis sociable. Oui, j'aime l'être humain de manière générale. Mais je ne laisse pas entrer beaucoup d'individus dans ma vie personnelle.

D'autres sont sortis de ma vie; parce que je suis sélective.

Et que j'ai un besoin viscéral de connecter avec mes proches, qu'ils soient authentiques. Parce que, je crois, je le suis également. Et on dit que des relations authentiques ne sont possibles que lorsque deux authenticités se rencontrent. Et je ne suis pas intéressée à entretenir des relations qui ne le seraient pas.

Malheureusement, certaines personnes qui gravitent autour de moi, bien qu'ils ne fassent pas partie de mon cercle rapproché, me sont toxiques. De par leur colère constante, qui gronde, qu'ils déversent sur autrui. Sur moi, au passage, pourquoi pas.

Et me voilà qui me questionne : est-ce que j'attire ces personnes d'une quelconque façon? Pourquoi se sentent-ils le droit de me rentrer dedans, pour se soulager, ne serait-ce qu'un tout petit peu?

Et pourquoi est-ce que cela m'atteint autant?

Et je pense à une amie, à son livre fétiche, Les quatre accords toltèques, à ces derniers. L'un d'eux somme de ne pas prendre personnellement, jamais au grand jamais, ce qu'on reçoit des autres. Car cela leur appartient. Car on n'a strictement rien à voir avec ce qu'ils déversent sur nous. Car cela a tout à voir avec eux.

Facile à dire, mais pas facile à faire. À intégrer dans ses manières de faire, de vivre.

En même temps, agir ainsi, c'est se décentrer de la vie d'autrui. Les autres ont trop à penser à eux-mêmes pour nous mettre au centre de leur vie. Ça non plus, il ne faut pas l'oublier.

Jamais au grand jamais.

Les dix commandements de Facebook