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Dis-moi quel est ton emploi, je te dirai qui tu es

29/07/2014 12:51 EDT | Actualisé 28/09/2014 05:12 EDT

Vraiment?

Nécessairement, notre personnalité, nos goûts, nos valeurs, nos intérêts et nos compétences influencent le domaine d'étude et éventuellement, le domaine d'emploi dans lequel on se dirige.

Souvent, lorsqu'on rencontre une personne, on lui demande ce « qu'elle fait dans la vie ». Implicitement, on fait référence à l'emploi qu'elle occupe et non aux passions qu'elle entretient. Et non à ses passions ou ses intérêts ludiques (qui peuvent aussi s'accommoder à merveille avec son domaine d'emploi, ceci étant dit).

Qu'on soit plus artistiques, créatifs ou encore, plus rationnels, conventionnels. Qu'on ait besoin d'une routine stable ou au contraire, que ça nous emmerde, on choisira (je vous le souhaite!) on travail qui répondra à ces besoins.

Mais plusieurs d'entre nous avons une vision restreinte du travail : « le travail, c'est le travail. C'est normal que ça ne nous tente pas de se lever pour y aller le matin. C'est normal que ce soit plate ». Heu, non. Vraiment pas. Pour ma part, j'ai du plaisir à chaque instant dans mon travail, que ce soit en tant que psychoéducatrice ou qu'auteure/chroniqueuse/etc. Et ce n'est pas parce que j'ai du plaisir à faire ce que je fais que « ça ne compte pas comme un vrai travail ». D'où nous vient cette croyance que le travail doit être ardu? Ah, oui, je sais : notre pensée judéo-chrétienne à laquelle on se dit détachée. Mouais.

Aussi, nos besoins changent au fil du temps, des événements, des expériences. Que ce soit en raison d'une séparation, d'un déménagement, de l'arrivée d'un bébé... Il n'est donc pas étonnant qu'en moyenne, les gens changent d'emploi aux sept ans; besoin de défis, de changement, de stimulation ou encore, besoin de plus de stabilité, de mobilité, de revenus, etc.

Mais nous, arrive-t-on à changer aussi vite que nos besoins? Arrive-t-on à les reconnaitre, ces besoins? Et surtout, à les accepter afin d'y répondre adéquatement et rapidement? Bien souvent, la réponse est « non ». Ce qui explique qu'on reste dans un environnement de travail qui ne nous convient plus, avec des horaires qui ne concordent plus avec notre réalité, avec des missions d'entreprise desquelles on s'éloigne. Mais on reste. Par « loyauté », par « fidélité ». Mais n'y a-t-il pas plus déloyal et infidèle que lorsqu'on l'est envers soi-même?

Souvent, on se fixe des objectifs : « à tel âge, je me vois à telle place, dans tel poste, dans telle entreprise ». Mais il arrive qu'à « tel âge », tout compte fait, ce n'est plus ce qui nous convienne. Mais c'est difficile à admettre. On s'accroche alors à nos rêves de jadis et on persiste. Et on se fatigue, voire s'épuise, sans trop comprendre pourquoi : en fait, on est en incohérence avec ce qu'on est devenu, ce qu'on veut MAINTENANT versus ce qu'on était et ce qu'on voulait avant.

Parfois, c'est le prestige, les attentes d'autrui (de nos parents, de notre famille, de nos proches) qu'on souhaite atteindre. On veut réussir dans la vie.

Mon père m'a souvent fait part de la distinction suivante : « Réussir DANS la vie ou réussir SA vie ». Personnellement, je préfère - et de loin - réussir ma vie. Être heureuse avec les décisions que je prends, me réaliser, être fière de mon cheminement, être heureuse dans ce que je fais, ce que je suis.

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