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Disons OUI au projet Énergie Est

11/07/2016 10:23 EDT | Actualisé 11/07/2016 10:23 EDT

Ce billet blogue est un texte collectif de la Coalition en appui au projet Énergie Est dont la liste des signataires se trouve en pied de page.

Rares sont aujourd'hui les projets qui se révèlent structurants à la fois pour le développement économique et l'avenir énergétique d'une société. Le projet Oléoduc Énergie Est fait partie de ces projets d'infrastructures majeurs dont la réalisation, dans le respect des principes de développement durable et d'acceptabilité sociale, permettra de relever d'importants défis. Création d'emplois, croissance économique, diversification de notre approvisionnement énergétique et renforcement de l'expertise de nos travailleurs ne sont que quelques-uns des avantages associés au déploiement d'un tel projet.

Nous avons tous à cœur une transition énergétique harmonieuse pour le Québec. Cependant, nous devons être conscients que nos besoins énergétiques vont au-delà de ce que les énergies renouvelables peuvent actuellement nous offrir et que nous ne pourrons pas éliminer totalement notre consommation d'hydrocarbures. D'ailleurs, bien que très ambitieuse dans ses objectifs de développement d'énergies renouvelables, la politique énergétique récemment déposée par le gouvernement du Québec reconnaît qu'en 2030, il restera encore 40 % de nos besoins énergétiques qui proviendront des hydrocarbures. Nous continuerons donc à consommer du pétrole, que ce soit pour notre transport ou pour la conception et l'usage quotidien de tous les autres produits dérivés des hydrocarbures, comme le plastique. En tant que société, nous devons faire preuve de réalisme et de pragmatisme face à cette situation. C'est dans ce contexte que doit être analysée la pertinence de la réalisation du projet Énergie Est.

Peut-on réellement se passer d'un projet d'investissement privé qui créerait et maintiendrait annuellement plus de 14 000 emplois directs et indirects au pays, dont près de 25 % au Québec?

L'autre réalité qui n'est pas banale est qu'il y a au Québec peu de projets de cette envergure. Par exemple, dans le secteur du génie civil qui bénéficierait directement de la construction du pipeline, les heures de travail ont diminué de près de 30 % en trois ans. Dans celui de la construction industrielle qui pourrait aussi bénéficier à terme de la venue d'un tel projet, on a assisté à une diminution de l'ordre de 45 % au cours de la même période. Dans un tel contexte, peut-on réellement se passer d'un projet d'investissement privé qui créerait et maintiendrait annuellement, durant ses phases de développement et de construction, plus de 14 000 emplois directs et indirects au pays, dont près de 25 % au Québec seulement? Cela est sans compter les revenus fiscaux estimés à plus de 10 milliards de dollars et une contribution de plus de 55 milliards de dollars au PIB du Canada. Force est d'admettre que peu de projets d'infrastructure peuvent actuellement être aussi significatifs quant à leur apport à l'économie québécoise.

Mais au-delà des chiffres, nous devons considérer ce projet pour ce qu'il est : une infrastructure de transport majeure qui, en plus de mettre en valeur une des ressources naturelles du Canada, nous permettra de la transporter vers de nouveaux marchés, dans le respect de nos ambitions en matière d'environnement et de réduction des gaz à effet de serre.

À l'heure où l'on mise sur des projets d'infrastructures générateurs de croissance pour relancer notre économie et où le Québec entame une transition énergétique aussi importante que progressive, nous nous devons de proposer des solutions innovantes qui s'inscrivent dans une véritable dynamique de développement durable afin d'assurer un approvisionnement de pétrole stable, tout en favorisant une économie plus verte. Pour toutes ces raisons, nous, membres de la communauté des affaires, du secteur industriel et du milieu syndical, nous disons OUI au projet Énergie Est.

Les signataires de ce billet de blogue : Stéphane Forget, président-directeur général intérimaire, Fédération des chambres de commerce du Québec; Yves-Thomas Dorval, président-directeur général du Conseil du patronat du Québec; Michel Trépanier, président du Conseil provincial du Québec des métiers de la construction (International); Arnold Guérin, président de la FTQ-Construction; Manon Bertrand, présidente de l'Association de la construction du Québec; Roger Arsenault, président de l'Association des constructeurs de routes et grands travaux du Québec; Michel Leblanc, président et chef de la direction Chambre de commerce du Montréal métropolitain; Isabelle Foisy, présidente-directrice générale de la Chambre de commerce de l'Est de Montréal; André Rainville, président-directeur général de l'Association des firmes de génie-conseil - Québec; André Brunelle, président de l'Association industrielle de l'Est de Montréal.

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