Dans notre vie quotidienne, nous devons bien sûr prendre soin de notre propre personne. Nous devons grandir, nous éduquer et nous réaliser. La première base de ce cheminement est bien sûr la famille. Viennent par la suite les cercles d'amis, les collègues, les collaborateurs et nos nombreuses connaissances. Cependant, à un moment bien précis de notre époque, tout a lentement basculé. Par je ne sais quel mouvement, notre petite personne est devenue tout à coup plus importante que son tout. Nous sommes passés sournoisement d'une collectivité à un club d'épanouissement personnel. Je ne veux pas dire que notre petite personne n'a pas d'importance, mais qu'elle en a un peu trop. Et par cet un peu trop, nous sommes passés du jour au lendemain à une clientèle plutôt qu'à une collectivité. La relation client venait maintenant tendrement de s'installer dans nos mœurs et nos mentalités.
Entre deux périodes d'un match, l'opération s'est effectivement réalisée! Au début de la troisième, les relations interpersonnelles étaient devenues des relations clients. Si dans un monde lointain, nous devions vite grandir et travailler pour subvenir aux besoins familiaux et même sociaux, maintenant, on peut prendre son temps! Le marketing a déclaré que le client futur n'a plus d'âge. On a même augmenté l'âge de la jeunesse! On peut aisément faire partie d'un comité jeunesse jusqu'à trente-cinq ans et parfois même quarante. L'âge auquel mon père nous avait presque conduit à la majorité. Et puisque l'âge de la jeunesse a augmenté, pourquoi ne pas augmenter celle de la retraite.
Dans notre belle société de droit, nous sommes maintenant maîtres et clients. Et assurément, nous avons le dernier mot! Ce dernier mot est toutefois très circonscrit à l'intérieur d'un espace bien défini. Entre nous, nous sommes effectivement clients et nous avons tous le sentiment d'avoir raison! Le client a toujours raison, est cependant une illusion qui nous échappe en regard de ceux qui décident. Car effectivement, il est certaines personnes que l'on ne peut plus emmerder. Car ce bonheur tant attendu d'être maintenant client, nous le devons bien à quelqu'un.
Ce dernier a eu la brillante idée de nous transformer en une clientèle toujours forte occupée par son statut. Plutôt que grandir, s'éduquer et se réaliser, il est maintenant beaucoup plus important d'investir dans notre croissance, d'investir dans notre éducation et dans nos réalisations. Il faut cesser de toujours nous soucier des autres et apprendre plutôt à prendre soin de nous! Investir toujours plus dans notre personne et eux, ils prendront soin de nous. Ils nous offriront tous les manuels possibles pour notre croissance personnelle et soyez certains qu'eux, ils seront en constante croissance. Cette croissance leur permettra même de nous prêter nos propres sous. De cette façon, nous aurons cette illusion tranquille d'être en sécurité! Et n'ayez crainte, le jour où le système sera trop endetté, ils prendront la relève à un prix très compétitif.
Le plus ironique, c'est que des gens très intelligents ont cru à ce principe cancérigène. Des responsables de grandes institutions ont été bernés par cette philosophie de chambre de commerce. Des institutions d'enseignement respectées considèrent maintenant leurs usagers comme des clients. Peu importe les résultats pour la collectivité, nos clients seront bien servis. Les clients sont tellement bien servis, que c'est maintenant la collectivité qui en souffre. Quand tous les clients décident de pratiquer leur médecine dans les grands centres ou à l'étranger, ce sont les collectivités rurales qui en souffrent. Quand les clients décident de faire main basse sur des subventions municipales plutôt que vraiment réaliser les projets, ce sont encore les mêmes collectivités qui en souffrent. Quand des clients pensent à leurs allocations de dépenses plutôt qu'à la défense des droits de leurs membres, c'est la collectivité qui en souffre. Dans les faits, quand les clients pensent uniquement à leur petit nombril, c'est toute la collectivité qui en souffre.
Et quand les mots entraide et responsabilité semblent venir d'un dictionnaire latin, nous nous retrouvons avec des détenus la panse bien remplie et avec nos aînés le ventre vide. En ce moment, pendant les débats gauche/droite, plusieurs passent à go et réclament deux cents! Et avant que nous puissions nous réveiller, il ne restera plus grand-chose lorsque nous passerons à go! La responsabilité sociale est le devoir de tous, riches et pauvres! Le modèle féodal a bien été aboli de nos sociétés. À nous d'en prendre maintenant conscience ensemble et non individuellement, car à l'heure des grands choix, il est difficile de construire un projet collectif lorsque c'est chacun pour soi.
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Vous ne pouvez faire l'éloge de la vie en société dans ce monde, monsieur Biron … Le Québec est mûr pour le prochain Musollini .
Regardez les commentaires des appuis politiques pros Mussoliniène de 1930
Faite table ronde de l'opinion publique en ce qui concerne les droits civiques et les libertés individuelles .. Pire encore pour le développement et justice social .
Le JE est force de droit et le NOUS est devenu persona non grata
Le constat est simple … le Québec est mûr pour son Musollini .
Tout ça, parce que nous avons privilégié le développement social en limitant le droit individuel.
Limiter =/= abolir, pour les adeptes du binarisme.
Chez le chimpanzé, notre «proche cousin» (à moins d'être créationiste), en cas de disette, les mâles les plus forts se servent d'abord, et les autres peuvent crever.
Mais les chimpanzés ne peuvent s'exprimer sur ce blogue (au sens littéral, bien entendu !), ne se promènent pas avec de la monnaie, ne transigent pas en bourse, ne jouent pas de la guit et du sax.
L'histoire est un projet collectif, n'en déplaise à ceux qui croient que l'univers a commencé avec leur naissance.
"Le socialisme complète l’oeuvre entreprise par l’idéologie technicienne au siècle dernier : éviter le face-à-face des hommes, médiatiser leurs rapports par la bureaucratie. L’Etat-providence quadrille toujours plus serré ce qui appartient aux relations interpersonnelles. Sa morale méconnaît l’homme dans ses possibilités de créativité et de générosité, increvable, " voleur des énergies ", il frustre l’éveil de tout sentiment fraternel. Il nous déresponsabilise face au sort des autres. Quand les enfants cessent de plaire, nous les confions à ses éducateurs spécialisés ; si nos vieux ne sont plus raisonnables, nous les déposons à ses asiles ; pour le voisin malade, nous comptons sur ses assistantes sociales et sur l’Assurance-Emploi pour le copain chômeur. La parenté, les amis sont là pour ma satisfaction ; que l’administration se charge de leurs difficultés. Après tout, je paie des impôts pour ne pas entendre geindre !"
Tirer de Le socialisme, pornographie de la solidarité
"Projet collectif" est une oxymore. TOUS les projets sont individuels. Et ne vous en déplaise, le vrai cancer dans notre société est le collectivisme. TOUS les projets "collectifs" sont au détriment des droits individuels.
pierre m de ruelle
Ceux qui prônent le collectif sous des aspects sociaux sont comme des handicapés incapables de se réaliser par eux-même souvent, et comptant toujours sur la "Société" pour les "dépendre".
On ne pourra jamais dissocier liberté individuelle et liberté collective à mon avis.
La liberté individuelle est bien la gardienne des droits et libertés des groupes.
Le contraire est utopique...regardez l'exemple de toutes ces tentatives communistes qui ont abouti sur la supression pure et simple de toute liberté et sur la paresse généralisée.
Surveillez l'attitude intransigeante des Syndicats, celle rétrograde du PQ quand il s'agit de protéger les droits individuels.
Que des Étudiants décident d'étudier, bravo !
Que d'autres veulent forcer tout le monde à suivre en mouton le loup....NON !
Et n'oublions pas que le vrai leader nait de la liberté individuelle de pensée...sans vrais leaders on serait comme des troupeaux égarés.
Le Leader refuse de suivre la couleur grise des masses, ils se distingue par sa force créative qui est à la base de tout développement rapide alors que la masse laissée à elle même, au mieux stagne.