Depuis trois mois, la Belle province est plongée dans une crise sociale sans précédent. Tout a commencé par l'opposition des associations étudiantes à la hausse des frais de scolarité décrétée par le gouvernement du Québec. Cela a rapidement dégénéré en une crise sociale d'une ampleur incroyable qui risque de se poursuivre et de détériorer le climat social québécois. En tout cas, cette perturbation nous aura permis de voir le vrai visage de Pauline Marois : une opportuniste obsédée par le pouvoir. Allons voir de plus prêt les agissements de l'opposition officielle depuis le début de ce litige.
En janvier dernier, Pauline Marois a réussi à mettre fin à des mois de crises internes qui ont rongé le PQ de l'intérieur. Elle a démontré de la force et de la persévérance dans son combat contre les radicaux de son propre camp qui voulaient sa tête. Depuis ce temps, Mme Marois a un contrôle absolu sur son caucus et son parti. Les Québécois ont été impressionnés par sa force de caractère. Le Parti québécois trônait en tête dans les intentions de vote avec 34% des voix et il semblait voguer allègrement vers une victoire majoritaire lors du prochain scrutin provincial.
Le conflit étudiant a tout fait basculer. La chef péquiste a décidé de se camper clairement à gauche dans ce conflit afin de damner le pion à Québec solidaire. Elle s'est prononcée contre la hausse actuelle des frais de scolarité et elle porte fièrement le carré rouge (le symbole du mouvement pro-boycottage) à l'Assemblée nationale. Sur cette question, la députée de Charlevoix est une véritable girouette. Sa prise de position sent l'opportunisme à plein nez. Pourtant, dans le passé, celle-ci avait affirmé que le dégel des droits de scolarité était nécessaire afin de financer les universités qui crient famine. Elle est prête à tout pour acheter le vote des étudiants et sa proposition de leurs rembourser le montant de la hausse (pour l'année 2012) si elle prend le pouvoir le prouve bien. L'électorat québécois n'est pas dupe et il a senti l'opportunisme de la chef de l'opposition officielle. Cela peut expliquer la baisse de six points de pourcentage que le PQ a encaissé dans le dernier sondage CROP.
Pauline Marois aspire à devenir la première ministre de tous les Québécois et non pas seulement du mouvement progressiste. En agissant de la sorte, elle s'est totalement disqualifiée de la plus haute fonction politique de l'État québécois. Le Parti québécois a abandonné la majorité silencieuse qui est la vraie victime de cette crise sociale. Celle-ci est prise en otage tous les jours par les manifestants qui paralysent la métropole montréalaise. Mais la leader péquiste se fout de cela, la seule chose qu'elle veut c'est de devenir la première femme premier ministre de l'histoire du Québec. Elle est obsédée par cela et le fait de défendre les intérêts des contribuables est le dernier de ses soucis. Est-ce que Lucien Bouchard, Bernard Landry ou René Lévesque auraient agi de la sorte? Posez la question s'est y répondre.
Aux prochaines élections, les Québécois auront la chance de rayer de la carte ce parti politique qui défend EXCLUSIVEMENT les intérêts de la gauche (les grandes centrales syndicales, les artistes, les féministes, les écologistes, les leaders étudiants, etc.). Autrefois, cette formation politique fondée par René Lévesque était le parti du peuple, ce temps est bien résolu. Le père fondateur du PQ doit se retourner dans sa tombe.
Annick Vigeant: L'art de la tromperie selon Jean Charest
Simon Leduc: "Depuis trois mois, la Belle province est plongée dans une crise sociale sans précédent"
Sans précédent? Il y a eu des crises sociales beaucoup plus violentes, des actes terroristes plus sanglant.
Simon Leduc: "Cela a rapidement dégénéré en une crise sociale d'une ampleur incroyable qui risque de se poursuivre et de détériorer le climat social québécois"
Quelques casseurs et plusieurs manifestations pacifiques limitées à la région montréalaise en grande partie. 80% des étudiants à l'université ont terminé leur cours. Faut pas exagérer.
Pauline Marois est une girouette, oui, mais elle n'est pas opportuniste, puisque la majorité de la population ne supporte pas les étudiants.
Pauline Marois est plutôt maladroite en politique - tout comme l'article de S. Leduc.
Moi, j'espère l'indépendance du Québec et j'appuie nos jeunes.
Je vote PQ!! Désolé QS, Dans le pays du Québec je voterais pour vous et pour moi et pour les québécois, jeunes et vieux.
une opportuniste qui veux le pouvoir . je peux dire qu'elle n'aura jamais mon aide pour s'en acquérir.
C'est bien la première fois que j'entends quelqu'un essayer de faire passer la gauche comme des défenseurs d'une minorité éloignée de la réalité du peuple! Les syndicats, c'est les travailleurs; les "leaders étudiants", ce sont les étudiants; les "féministes", c'est les femmes. J'imagine que vous préférez la droite libérale qui défend les intérêts des chefs d'entreprise et des entrepreneurs en construction mafieux qui volent des millions de dollars aux Quebecois dans leurs petites tractations avec le parti libéral? C'est eux qui représentent le peuple d'apres vous, plus que les travailleurs, les étudiants et les femmes?
Du gros n'importe quoi, votre affaire.
Il y a trop de corrélations dans les actions, les déclarations et replis stratégiques pour ne pas penser à une machiavélique stratégie cosignée par le PQ et les Syndicats.
Je trouvais au début tout a fait disproportionné l'écho que donnait Radio Canada aux grévistes en tout petit nombre et qui occupait 90% du temps d'antenne les 2 premières semaines..s'en était hystérique !
Alors je me suis dit qu'il y avait probablement anguille sous roche avec les mouvements des grandes centrales syndicales...puis le PQ qui changeait d'avis et retournait sa veste en condamnant les augmentations des frais qu'ils avaient acceptés pourtant 2 ans plus tôt...et là encore le média National présentait ses informations à sens unique...
Nous sommes tout probablement devant une tentative de renversement illégal du pouvoir élu...nous ne pourront jamais cautionner Marois et ses Députés qui encouragent virtuellement la désobéissance civile tout en ce disant démocrates !
La commission va te décevoir Le PQ est impliquer beaucoup plus que tu le croit .
La corruption dans la construction date du twemps de Duplessis et même avant
et on semble admirer la stratégie (électoraliste) de M. Charest.
On est en politique, ici. Chaque parti défend ses propres intérêts...
et veut exercer (ou garder) le pouvoir.
Imaginez si c'était le PQ au pouvoir qui osait une augmentation des droits de scolarité.
Comment réagirait M. Charest et le PLQ devant une telle "petite politique provinciale?"
La stratégie de Mme Marois va lui être profitable...
Elle devrait aussi savoir que les votes des jeunes ne comptent pas du tout: Ils sont une infine partis des votes totaux dans une élections. Les jeunes préfèrent de loin ne pas voter, ça fait «cooll»..