Simon Leduc

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Pauline Marois, opportuniste?

Publication: 15/05/2012 11:05

Depuis trois mois, la Belle province est plongée dans une crise sociale sans précédent. Tout a commencé par l'opposition des associations étudiantes à la hausse des frais de scolarité décrétée par le gouvernement du Québec. Cela a rapidement dégénéré en une crise sociale d'une ampleur incroyable qui risque de se poursuivre et de détériorer le climat social québécois. En tout cas, cette perturbation nous aura permis de voir le vrai visage de Pauline Marois : une opportuniste obsédée par le pouvoir. Allons voir de plus prêt les agissements de l'opposition officielle depuis le début de ce litige.

En janvier dernier, Pauline Marois a réussi à mettre fin à des mois de crises internes qui ont rongé le PQ de l'intérieur. Elle a démontré de la force et de la persévérance dans son combat contre les radicaux de son propre camp qui voulaient sa tête. Depuis ce temps, Mme Marois a un contrôle absolu sur son caucus et son parti. Les Québécois ont été impressionnés par sa force de caractère. Le Parti québécois trônait en tête dans les intentions de vote avec 34% des voix et il semblait voguer allègrement vers une victoire majoritaire lors du prochain scrutin provincial.

Le conflit étudiant a tout fait basculer. La chef péquiste a décidé de se camper clairement à gauche dans ce conflit afin de damner le pion à Québec solidaire. Elle s'est prononcée contre la hausse actuelle des frais de scolarité et elle porte fièrement le carré rouge (le symbole du mouvement pro-boycottage) à l'Assemblée nationale. Sur cette question, la députée de Charlevoix est une véritable girouette. Sa prise de position sent l'opportunisme à plein nez. Pourtant, dans le passé, celle-ci avait affirmé que le dégel des droits de scolarité était nécessaire afin de financer les universités qui crient famine. Elle est prête à tout pour acheter le vote des étudiants et sa proposition de leurs rembourser le montant de la hausse (pour l'année 2012) si elle prend le pouvoir le prouve bien. L'électorat québécois n'est pas dupe et il a senti l'opportunisme de la chef de l'opposition officielle. Cela peut expliquer la baisse de six points de pourcentage que le PQ a encaissé dans le dernier sondage CROP.

Pauline Marois aspire à devenir la première ministre de tous les Québécois et non pas seulement du mouvement progressiste. En agissant de la sorte, elle s'est totalement disqualifiée de la plus haute fonction politique de l'État québécois. Le Parti québécois a abandonné la majorité silencieuse qui est la vraie victime de cette crise sociale. Celle-ci est prise en otage tous les jours par les manifestants qui paralysent la métropole montréalaise. Mais la leader péquiste se fout de cela, la seule chose qu'elle veut c'est de devenir la première femme premier ministre de l'histoire du Québec. Elle est obsédée par cela et le fait de défendre les intérêts des contribuables est le dernier de ses soucis. Est-ce que Lucien Bouchard, Bernard Landry ou René Lévesque auraient agi de la sorte? Posez la question s'est y répondre.

Aux prochaines élections, les Québécois auront la chance de rayer de la carte ce parti politique qui défend EXCLUSIVEMENT les intérêts de la gauche (les grandes centrales syndicales, les artistes, les féministes, les écologistes, les leaders étudiants, etc.). Autrefois, cette formation politique fondée par René Lévesque était le parti du peuple, ce temps est bien résolu. Le père fondateur du PQ doit se retourner dans sa tombe.

 
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