John Bruhns

RECEVEZ LES NOUVELLES DE John Bruhns
 

J'ai participé à la guerre la plus controversée de ma génération

Publication: 20/03/2013 15:33

Beaucoup de ceux qui ont fait leur service en Irak sont passés à autre chose et ont recommencé leur vie. Je fais partie de ceux-là. Mais malgré ce nouveau départ, je suis toujours hanté par les souvenirs de cette guerre. Ils me rappellent la chance que j'ai de vivre en Amérique.

Mon pays est sûr, et ne risque pas d'être envahi bientôt par des armées étrangères. Il n'y aura pas de soldats étrangers pour imposer un couvre-feu, des fouilles de maison sous la menace d'une arme, ou la loi martiale.

En tant que soldat d'infanterie en Irak en 2003 et 2004, j'ai fait partie des forces militaires qui ont refusé aux Irakiens ce luxe. Ce n'est pas comme si les troupes avaient envahi les Irakiens avec l'idée de les priver de leurs libertés fondamentales. Mais les opérations militaires à grande échelle dans les pays étrangers sont loin d'être parfaites.

Une fois que l'invasion a commencé, toutes les parties impliquées n'ont plus eu la possibilité d'en contrôler l'issue.

La mission initiale impliquait au départ des tactiques de "recherche et destruction". Ici et là, des mesures de "libération et maintien" (clear and hold) ont été conduites pour empêcher l'ennemi de revenir. Le plus difficile était de ne pas savoir qui était cet ennemi.

L'IRAK EN PHOTOS, 10 ANS APRÈS
Le billet de John Bruhns se poursuit après la galerie

Loading Slideshow...
  • In this Wednesday, March 13, 2013 photo, Iraqi policeman Ahmed Naji stands on the grounds of the Iraqi National Museum at the site of an Associated Press photograph by Murad Sezer showing a U.S. Army tank parked outside the Iraqi National Museum in Baghdad on Tuesday, May 6, 2003. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

  • In this Saturday, March 16, 2013 photo, motorists fill the main street in Baghdad's busy shopping district of Karrada, at the same site of an Associated Press photo taken by Hadi Mizban on Friday, Friday, March 7, 2008 after a bombing that killed 53 people and wounded 130. Bloody attacks launched by terrorists who thrived in the post-invasion chaos are painfully still frequent, albeit less so than a few years back, and sectarian and ethnic rivalries are again tearing at the fabric of national unity. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

  • In this Saturday, March 16, 2013 photo, street photographer Raad Mohammed poses with a photograph taken by photographer Khalid Mohammed in Baghdad's Tahrir Square showing an Iraqi soldier manning a checkpoint on Friday, June 9, 2006, after the Iraqi capital was subjected to a vehicle ban in an effort to prevent reprisal attacks from suicide car bombs after the killing of Abu Musab al-Zarqawi. Today, the square is the site of anti-government protests and a place for candidates in the upcoming election to display their campaign posters. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

  • In this Saturday, March 16, 2013 photo, shoppers walk in Baghdad's busy shopping district of Karrada, at the same site of an Associated Press photo taken by Hadi Mizban on Monday, Sept. 29, 2008 after a bombing that killed 22 people. Bloody attacks launched by terrorists who thrived in the post-invasion chaos are painfully still frequent, albeit less so than a few years back, and sectarian and ethnic rivalries are again tearing at the fabric of national unity. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

  • This Thursday, March 14, 2013 photo shows a general view of the crossed swords monument at the site of an Associated Press photograph taken by Karim Kadim of U.S. soldiers taken on Nov. 16, 2008. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

  • In this Wednesday, March 13, 2013 photo, Iraqi policeman Ahmed Naji stands on the grounds of the Iraqi National Museum at the site of an Associated Press photograph of U.S. soldiers on guard outside the museum taken by Anja Niedringhaus on Nov. 11, 2003. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

  • This Tuesday, March 12, 2013 photo shows a general view of Abu Nawas Street in Baghdad, Iraq, at the site of a photograph of Iraqi orphan Fady al-Sadik waking on the street, taken by photographer Maya Alleruzzo in April, 2003. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

  • This Wednesday, March 13, 2013 photo shows a general view of Firdous Square at the site of an Associated Press photograph taken by Jerome Delay as the statue of Saddam Hussein is pulled down by U.S. forces and Iraqis on April 9, 2003. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

  • In this Friday, March 15, 2013 photo, a woman and her child look at a camel at the Baghdad Zoo, as Abdullah, 8, poses with a photograph taken on July 20, 2003 at the same site by Niko Price of the Associated Press, showing a U.S. soldier visiting the newly-opened zoo. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

  • This Tuesday, March 12, 2013 photo shows a general view of Abu Nawas park in Baghdad, at the site of a photograph taken by Maya Alleruzzo showing Iraqi orphans playing soccer with a U.S. soldier from the Third Infantry Division in April, 2003. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

  • In this Thursday, March 14, 2013 photo, Hussein, 3, poses in Firdous Square in Baghdad with a photograph taken at the site by Jerome Delay of the Associated Press showing the statue of Saddam Hussein being pulled down by U.S. forces and Iraqis on April 9, 2003. (AP Photo/Maya Alleruzzo)

Durant mon service en Irak, le mot "guérilla" est devenu un euphémisme. Les embuscades éclair étaient légion et les attaquants disparaissaient souvent au profit de la nuit. Nos ennemis ne portaient pas d'uniformes. Ils ne présentaient pas de caractéristiques identifiables qui nous auraient permis de les repérer comme insurgés ou membres d'Al-Quaïda. Ils ressemblaient aux gens qui vivaient là.

Après avoir enduré les attaques innombrables d'un ennemi non identifiable, j'avais l'impression de me battre surtout contre les Irakiens, pas ceux responsables du 11 septembre.

Réaliser qu'ils n'ont finalement combattu que ceux qu'ils étaient venus libérer peut se révéler assez pénible pour les soldats ou Marines américains. La pilule est dure à avaler. Surtout pour ces soldats qui ne sont engagés que pour répondre aux attaques du 11 septembre.

Dix ans après, nous avons besoin de prendre un moment pour réfléchir et accepter les preuves irréfutables que cette guerre n'avait en fait rien à voir avec les attaques du 11 septembre. Si nous ne voulons pas reproduire ce type d'erreur, nous devons ouvrir les yeux une bonne fois pour toutes.

Et nous pouvons le faire sans pour autant être des traîtres à la patrie, ou être catalogués"anti-soldats". C'est l'indéniable réalité.

Je suis fier de mon service militaire, et encore plus des hommes avec lesquels j'ai servi. Et je peux éprouver cette fierté tout en étant en désaccord avec la mission en Irak. Malgré mon opinion personnelle sur cette mission, je l'ai poursuivie.

Les engins explosifs improvisés (EEI) explosaient souvent dans mon secteur. Les attaques de mortier et au lance-roquettes étaient aussi fréquentes. Toute cette activité ne manquait pas de susciter des réactions de la part des gros bonnets. Ce n'était pas quelque chose que ces chefs militaires avaient demandé, mais ils avaient la responsabilité de trouver qui se cachait derrière cette agitation meurtrière.

On devait faire quelque chose pour arrêter cette folie.

Nous avons commencé à chercher qui pouvait être responsable de ces attaques dans notre secteur d'opération. Ce qui signifiait aller de maison en maison à la recherche d'armes, de propagande anti-américaine, ou toute preuve susceptible de nous renseigner sur l'insurrection. Nous revenions souvent les mains vides. Ce qui a conduit à la création d'une base sensée aider les soldats à identifier un potentiel terroriste ou insurgé. Il n'y avait en fait qu'une simple règle: seulement un fusil d'assaut par foyer.

Beaucoup d'Irakiens en possédaient plus d'un avant l'invasion américaine. Si Sadam Hussein avait imposé une limitation du nombre de fusils d'assaut toléré par foyer irakien avant que les forces militaires américaines ne débarquent, ça l'a été à mon insu.

LES RÉACTIONS DES LEADERS POLITIQUES CANADIENS (en anglais)
Le billet de John Bruhns se poursuit après la galerie

Loading Slideshow...
  • Former prime minister Jean Chretien

    "If military action in Iraq is launched without a new U.N. resolution, Canada will not participate."

  • Fomer Canadian Alliance leader Stephen Harper

    "We should have been there shoulder to shoulder with our allies. Our concern is the instability of our government as an ally. We are playing again with national and global security matters."

  • Stephen Harper, Stockwell Day in Wall Street Journal

    "Today, the world is at war. A coalition of countries under the leadership of the U.K. and the U.S. is leading a military intervention to disarm Saddam Hussein. Yet Prime Minister Jean Chretien has left Canada outside this multilateral coalition of nations. This is a serious mistake. For the first time in history, the Canadian government has not stood beside its key British and American allies in their time of need."

  • Former NDP leader Jack Layton

    "We say to George Bush, as Canadians: Read our Canadian lips. We say peace. Not war."

  • Former Bloc leader Gilles Duceppe

    "This war is not only pointless, it also represents a serious mistake. On this issue, we are solidly behind the government."

  • Former PC leader Joe Clark

    "The prime minister is wrong to say that he alone is defending the United Nations. I think in fact he is stepping aside from an action that is legitimate under the United Nations."

  • Former U.S. ambassador to Canada Paul Cellucci

    "We would be there for Canada, part of our family, and that is why so many in the United States are disappointed and upset that Canada is not fully supporting us now."

  • Former foreign affairs minister Bill Graham

    "The decision we took does not reflect any illusions about the brutality of Saddam Hussein and his regime. It was a decision based on our judgment about the interest of Canadians in accordance with our principles and our deep and longstanding commitment to the United Nations and multilateral system and to the Security Council process."

  • Former Ontario premier Ernie Eves

    "We believe it is important to support our good American neighbours to the south as you have been our allies and our friends for many decades now."

  • Former Alberta premier, Ralph Klein

    "We recognize and appreciate the leadership role the U.S. has taken in the war on terrorism."

  • Former prime minister Brian Mulroney

    "If I were still there, it would have been a different decision, I guarantee you that."

  • Academic turned federal Liberal leader Michael Ignatieff

    "I still think the President is right when he says that Iraq and the world will be better off with Saddam disarmed, even, if necessary, through force."

  • UP NEXT: ISIL Airstrikes By U.S. Military

  • The guided-missile destroyer USS Arleigh Burke launches a Tomahawk cruise missile in the Red Sea, Sept. 23, 2014, to conduct strikes against Islamic State targets.

  • The guided-missile cruiser USS Philippine Sea launches a Tomahawk cruise missile as seen from the aircraft carrier USS George H.W. Bush in the Persian Gulf, Sept. 23, 2014.

  • U.S. sailors stand watch on the bridge while Tomahawk cruise missiles are launched aboard the guided-missile cruiser USS Philippine Sea in the Persian Gulf, Sept. 23, 2014.

  • An EA-6B Prowler attached to the Garudas of Electronic Attack Squadron 134 lands aboard the aircraft carrier USS George H.W. Bush in the Persian Gulf after conducting strike missions against Islamic State targets, Sept. 23, 2014.

  • An F/A-18E Super Hornet attached to Strike Fighter Squadron 31 and an F/A-18F Super Hornet attached to Strike Fighter Squadron 213 prepare to launch from the flight deck of the aircraft carrier USS George H.W. Bush in the Persian Gulf to conduct strike missions against Islamic State targets, Sept. 23, 2014.

  • An F/A-18F Super Hornet attached to Strike Fighter Squadron 213 flies over the aircraft carrier USS George H.W. Bush in the Persian Gulf after conducting strike missions against Islamic State targets, Sept. 23, 2014.

  • A before and after image of strikes on an Islamic State Command and Control center in Raqqah, Syria on Sep. 23, 2014.

  • A before and after image of strikes on an Islamic State finance center in Raqqah, Syria on Sep. 23, 2014.

Les Irakiens en possession de plusieurs armes de ce type chez eux devenaient automatiquement des suspects. Péchant par excès de prudence, on cataloguait alors ces hommes comme terroristes potentiels ou membres de l'insurrection.

En utilisant ce critère, il y a eu une flambée d'arrestations d'Irakiens considérés comme des possibles opposants aux États-Unis, malgré le manque de preuves flagrantes.

Pour pouvoir comprendre cette guerre injustifiée, j'ai eu besoin de me mettre dans la peau des Irakiens. Si j'avais été Irakien durant cette période, j'aurais probablement souhaité détenir des armes pour défendre mon foyer et ma famille, étant donné le chaos alentour.

Aux États-Unis, nous sommes fiers du Second Amendement. Je soutiens moi-même le droit au port d'armes. De ce fait, je regrette infiniment qu'autant d'Irakiens aient été emmenés durant la nuit et arrachés à leurs femmes et enfants en larmes, simplement parce qu'ils détenaient plus d'une arme chez eux.

C'était peut-être une stratégie nécessaire à un moment où les options étaient limitées, mais c'était contre-productif pour s'attirer les bonnes grâces des gens. À la place, cela a suscité des réactions de représailles chez les Irakiens qui ont alors continué la lutte.

LIRE AUSSI: "Ce futur secrétaire de la défense américain qui avait osé dénoncer la guerre en Irak" par Michael Moore

Certains soutiendrons qu'ôter leurs armes aux Irakiens était nécessaire pour protéger les troupes américaines.

Pourtant, nos stratèges ont dit aux soldats qu'ils étaient là pour libérer les Irakiens. Ils ont dit que les Irakiens accueilleraient les forces américaines les bras grands ouverts. Si c'était vrai, pourquoi fallait-il désarmer ces Irakiens bienveillants que nous étions sensés libérer? Si la grande majorité des Irakiens étaient réellement ouverts à la présence armée américaine, les troupes américaines n'auraient pas été mises en danger par des Irakiens ordinaires détenant des armes.

Les défenseurs des droits au port d'arme ont clairement exprimé leur souhait que le Second Amendement soit protégé aux États-Unis. Pourquoi refuser à un pays que nous étions sensés libérer ces mêmes droits?

Envahir une nation souveraine et lui enlever ces mêmes libertés dont nous profitons dans notre pays revient à une conquête qui est bien différente d'une libération.

Une fois qu'il est devenu clair que Saddam ne possédait pas d'armes de destruction massive, les stratèges se devaient de justifier ce conflit. Le seul moyen de le faire a été de construire de toutes pièces des liens entre l'Irak, les attaques du 11 septembre et Al-Qaïda. C'était une tentative pas très rusée de détourner l'attention des armes de destruction massive et de recentrer la mission sur Al-Qaïda.

Avec du recul, il est rationnel de penser que nous avons vraiment combattu des membres d'Al-Qaïda. Pourtant il est plutôt probable que nous nous sommes battus sur un territoire neutre, nous attirant l'un l'autre comme des aimants.

À mesure des années, on n'a jamais manqué d'idées toutes faites balancées par ceux qui n'ont jamais servi, quand ils débitent des clichés du genre: "La guerre, c'est la guerre, et nous devons les mener là-bas plutôt qu'ici". Ça arrange bien ceux qui n'y participent pas.

Ceux qui ont supporté de près la rhétorique facile des spectateurs savent qu'il y a un lourd prix à payer à partir en guerre.

À l'avenir, on ne peut qu'espérer que ceux qui ont la responsabilité d'envoyer de jeunes Américains ne le fassent qu'en absolu dernier ressort, et avec l'application totale attendue. Nous ne devrions plus jamais infliger à de jeunes Américains les séquelles physiques et émotionnelles d'une guerre présentée comme nécessaire, mais qui s'avère injustifiée.

J'aimerais penser que désormais, nous avons pris conscience de la réalité et que "l'opération Irak en liberté" aurait pu être évitée. Elle n'a pas contribué à la sécurité nationale américaine et elle a divisé notre nation. En plus de cela, nous ne pourrons jamais mesurer les effets destructeurs qu'à eu cette guerre sur la nation irakienne.

VOIR AUSSI: Des images iconiques de la guerre en Irak

Loading Slideshow...
  • U.S. Secertary of State Colin Powel holds up a vial that he said could contain anthrax during a meeting of the United Nations Security Council at the United Nations headquarters on Wednesday, Feb. 5, 2003. (AP Photo/Elise Amendola, File)

  • An Iraqi man looks at his mother in a bus as others load luggage on the top of the vehicle bound for neighboring Syria at a bus station in Baghdad, Iraq on Sunday, March 9, 2003. Bus lines increased their trips to Syria from 4 to 20 a day at this station, carrying passengers fleeing amid the threat of a US-led invasion as well as others headed to the holy Shiite Muslim shrine of Sayeda Zeinab in the Syrian capital. (AP Photo/David Guttenfelder, File)

  • Smoke rises from the Trade Ministry in Baghdad on March 20, 2003 after it was hit by a missile during US-led forces attacks. (AP Photo/Jerome Delay, File)

  • U.S. Army Bradley fighting vehicles travel in a convoy through the dust carrying infantrymen just after crossing the border into southern Iraq on Friday, March 21, 2003. (AP Photo/John Moore, File)

  • U.S. Marines with 3rd Battalion, 7th Marines, 1st Marine Division, take cover after a mortar attack during a sandstorm on a road south of Baghdad, Iraq on Wednesday, March 26, 2003. (AP Photo/Laura Rauch, File)

  • U.S. Army Stf. Sgt. Chad Touchett, center, relaxes with comrades from A Company, 3rd Battalion, 7th Infantry Regiment, after a search of one of Saddam Hussein's bomb-damaged palaces in Baghdad on Monday, April 7, 2003. (AP Photo/John Moore, File)

  • A looter rests on a fountain in the lobby of a smoke filled Sheraton hotel in Basra, Iraq on Monday, April 7, 2003. (AP Photo/David Guttenfelder, File)

  • A U.S. Marine watches a statue of Saddam Hussein being toppled in Firdaus Square in downtown Baghdad on April 9, 2003 file photo. (AP Photo/Jerome Delay, File)

  • Piles of torn and burned Iraqi currency bearing the portrait of Saddam Hussein lie in ashes on the floor of the burned Baghdad Central Bank on Friday, April 18, 2003. (AP Photo/David Guttenfelder, File)

  • U.S. President George W. Bush gives a thumbs up as he visits the aircraft carrier USS Abraham Lincoln off the California coast on Thursday, May 1, 2003. (AP Photo/J. Scott Applewhite, File)

  • Moments after the explosions, a youth runs past the victims and burning debris at the site of several bomb blasts in densely-occupied areas during the holy day of Ashoura, a Shiite festival, in the holy city of Karbala, Iraq on Tuesday, March 2, 2004. (AP Photo/Brennan Linsley, File)

  • An Iraqi man celebrates on top of a burning U.S. Army Humvee in the northern part of Baghdad, Iraq on Monday, April 26, 2004. (AP Photo/Muhammed Muheisen, File)

  • This late 2003 image obtained by The Associated Press shows an unidentified detainee standing on a box with a bag on his head and wires attached to him at the Abu Ghraib prison in Baghdad, Iraq. (AP Photo/File)

  • The mother of Samah Hussein cries over his body in a Baghdad, Iraq morgue on June 13, 2004 after he was killed when a suicide attacker detonated a car bomb outside the U.S. military camp Cuervo. (AP Photo/Samir Mizban, File)

  • A U.S. soldier aims his weapon at a man who a soldier had just shot in the neck as he attempted to flee down a narrow alley in a van, across the street from the scene of Tuesday's intense shootout on a house in Mosul, Iraq on Wednesday, July 23, 2003. (AP Photo/Wally Santana, File)

  • A U.S. soldier demonstrates access to a shaft used by former Iraqi leader Saddam Hussein before he was captured two days earlier, on a farm near Tikrit, northern Iraq on Monday, Dec. 15, 2003. (AP Photo/Laurent Rebours, File)

  • Captured former Iraqi leader Saddam Hussein undergoes a medical examination in Baghdad on Dec. 14, 2003 in this image made from video. (AP Photo/US Military via APTN, File)

  • This image made from video released by Iraqi state television shows Saddam Hussein's guards wearing ski masks and placing a noose around the deposed leader's neck moments before his execution on Saturday, Dec. 30, 2006. (AP Photo/Iraqi state television, File)

  • Relatives of Iraqi National Guard soldier Ryaad Khudayar grieve at the morgue in the Baqouba hospital, some 65 kilometers northeast of Baghdad, Iraq, after he was killed in a car blast on Tuesday, Aug. 3, 2004. (AP Photo/Khalid Mohammed, File)

  • Demonstrators chant anti-American slogans as charred and mutilated bodies of U.S. contractors hang from a bridge over the Euphrates River in Fallujah, west of Baghdad, on March 31, 2004. (AP Photo/Khalid Mohammed, File)

  • U.S. Army Nurse supervisor Patrick McAndrew tries to save the life of an American soldier by giving him CPR on a stretcher as he arrived at a military hospital in Baghdad, Iraq on Tuesday, Nov. 9, 2004. The soldier was fatally wounded in a Baghdad firefight with insurgents. (AP Photo/John Moore, File)

  • U.S. Marine Lance Cpl. Timothy Dupuis, of Dover, N.H., climbs the stairs at an outpost in Fallujah, Iraq, 65 kilometers (40 miles) west of Baghdad, on Tuesday, May 2, 2006. (AP Photo/Jacob Silberberg, File)

  • This image made from a video from a U.S. Army Apache helicopter gun sight, posted at Wikileaks.org and confirmed as authentic by a senior U.S. military official, shows two men in the streets of the New Baghdad district of eastern Baghdad after being fired upon by the helicopter on July 12, 2007. Among those killed in the attack was Reuters photographer Namir Noor-Eldeen, 22, and his driver Saeed Chmagh, 40. Two children also were wounded. According to U.S. officials, two helicopters arrived at the scene to find a group of men approaching the fight with what look to be AK-47s slung over their shoulders and at least one rocket-propelled grenade. A military investigation later concluded that what was thought to be an RPG was a telephoto lens and the AK-47 was a camera. (AP Photo/Wikileaks.org, File)

  • An Iraqi prisoner of war comforts his 4-year-old son at a regrouping center for POWs captured by the U.S. Army 101st Airborne Division near Najaf, Iraq on March 31, 2003. (AP Photo/Jean-Marc Bouju, File)

  • In this Dec. 14, 2008 file photo, Muntadhar al-Zeidi, an Iraqi journalist, throws a shoe at U.S. President George W. Bush during a news conference with Iraq Prime Minister Nouri al-Maliki in Baghdad, Iraq. (AP Photo/Evan Vucci, File)

  • A volunteer puts flowers next to a cross at the Arlington West Iraq war memorial display on the beach next to the Santa Monica Pier in Santa Monica, Calif. on Saturday May 27, 2006. (AP Photo/Stefano Paltera, File)

 
Suivre Le HuffPost Québec