LES BLOGUES

Petite Marie

Nous avons perdu tout un rayon de soleil au début du mois d'août 1997.

12/07/2017 09:00 EDT
Capture d'écran
La chanson Petite Marie sera toujours associée à la troisième femme de ma vie (après ma maman et ma tante Jo) jusqu'à mon dernier souffle.

Elle était ma grande sœur, si on pouvait dire. De ma tendre enfance, jusqu'au début de mon adolescence, elle était toujours présente.

Elle n'était pas ma grande sœur biologique, mais j'avais l'impression qu'elle était toujours omniprésente dans ma vie grâce à la télévision.

Quand elle jouait Zoé dans Peau de Banane, sa spontanéité m'était très familière. Elle avait du plaisir à jouer au petit écran et son amour était contagieux.

J'enviais toujours son petit frère Sébastien de l'avoir comme sœur et également, de jouer ensemble dans Peau de Banane. Leur complicité était magique à voir.

Mais c'est son empathie et sa douceur pour les enfants malades qui ont conquis mon cœur à tout jamais. Étant une enfant qui a été hospitalisée dès la naissance durant plusieurs mois, j'ai toujours une profonde reconnaissance pour la recherche médicale et la générosité des gens qui contribuent à l'avancement des soins pour nos petits.

Sa participation au Téléthon Enfant-Soleil était un événement que je ne manquais jamais étant enfant. Ces témoignages, et surtout son regard réconfortant, valaient tout l'or du monde. Elle était tout un diamant qui brillait très fort.

Mon petit monde s'est écroulé comme celui de milliers de Québécois.

Nous avons perdu tout un rayon de soleil au début du mois d'août 1997. Je n'oublierais jamais le lundi matin que nous avons appris ce départ si prématuré. Mon petit monde s'est écroulé comme celui de milliers de Québécois.


Elle était en amour, elle chérissait ses amis et elle était heureuse, si heureuse de croquer à fond dans la vie.

Elle nous a laissé le désir d'aller au bout de ses rêves et de démontrer de l'empathie envers chacun d'entre nous. Croquer à fond dans la vie restera toujours mon mantra.

20 années se sont écroulées. On s'est sûrement déjà demandé ce que Marie nous aurait réservé.

20 années se sont écroulées. On s'est sûrement déjà demandé ce que Marie nous aurait réservé. Possiblement un premier long métrage comme réalisatrice et d'autres beaux projets. Mais je préfère apprécier ce qu'elle nous a apporté au public québécois avec tant de fierté et de générosité.

Mon intérêt pour la science a été grandement nourri par l'émission Les débrouillards. Je voulais tellement y participer, mais avant tout, j'étais fascinée par la chimie que Grégory et Marie-Soleil dégageaient.

Elle avait un certain "aura" avec les gens. Définitivement, elle était une fille du peuple.

Elle était une amoureuse de la langue de Molière. Son amour paraissait dans sa façon de s'exprimer et durant certaines entrevues. C'est la première langue que j'ai apprise et je trouvais fascinant qu'une jeune fille de la génération de mon frère ou un peu plus vieille que lui aime tout ce qui touche la littérature française. Elle était mon ultime fille super cool.

Dans ce monde qui est bombardé de reine de la télé-réalité et des "selfies", nous oublions parfois que nous sommes entourés de personnalités publiques, mais surtout d'une jeunesse aussi engagée pour des causes qui leur tiennent à cœur avec la même authenticité que Marie-Soleil.

Remercions-les et encourageons-les.

La chanson Petite Marie sera toujours associée à la troisième femme de ma vie (après ma maman et ma tante Jo) jusqu'à mon dernier souffle.

Elle s'appelait Marie-Soleil Tougas et elle restera toujours ma petite Marie à moi.

LIRE AUSSI
»
Stéphanie Boulay règle ses comptes avec les hommes
» Le grand retour de Guylaine Tremblay à TVA
» Vous pourriez voir Taylor Swift au show de cet humoriste québécois

En mémoire de Marie-Soleil Tougas