Raphaëlle Orsini

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Fashion week de Paris jour 4: Dior l'adore

Publication: 04/03/2013 11:29

FASHION WEEK - Le 1er mars défilait la deuxième collection prêt à porter de Raf Simons pour la maison Dior. Une collection aérienne qui a mis en lumière l'amour du créateur belge pour l'art en général (il avait déjà utilisé des motifs signés Picasso dans une collection pour Jil Sander) et pour Andy Warhol en particulier.

Ça ne saute pas aux yeux, c'est vrai. Pas de Marylin bariolée, pas de conserve de soupe multipliée, pas non plus de Jackie.O, de Mickey Mouse, de Liz Taylor. Raf Simons a utilisé des dessins de jeunesse, inconnus ou méconnus et bien moins POP que ce que l'on connait du mythique Warhol.

Des souliers kitten heels, des visages de femmes délicats, des oiseaux, des fleurs, dessinés comme au porte-plume, voilà ce qui se retrouve brodés sur les petites robes bustier du défilé. Autre référence à Warhol: le décor. De grandes bulles argentées dans lesquelles se reflétaient des nuages sur ciel bleu. Un clin d'œil à l'installation de l'artiste intitulée Clouds. Une œuvre connue mais pas non plus grand public.

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Sans intellectualisme primaire, ce que voulait montrer Simons, c'est qu'on croit parfois tout savoir d'un grand homme et qu'il arrive qu'on ignore certains détails de son œuvre qui font pourtant la différence.

Message subliminal ou pas concernant son arrivée encore fraiche à la tête de la direction artistique de cette institution française qu'est la maison Dior, il n'en reste pas moins que l'empreinte Raf Simons marque, un peu plus, à chaque collection, les archives de l'entreprise.

Empreint de cette inspiration warholienne libre et aérienne, le créateur revisite la fameuse veste Bar, la robe bustier qu'il travaille de façon asymétrique et qu'il rajeunit c'est certain, la robe en A New-Look qu'il transforme en manteau ou encore le pantalon de tailleur.

On connait toutes ces pièces du vestiaire Dior et pourtant ils continuent de se révéler grâce à cette modernité délicate qu'apporte Raf Simons.

On aime particulièrement les jeux de plis façon origami présents sur les robes et les jupes et cette indéfinissable impression de fluidité structurée.

Quand la mode rencontre l'art, ça a donné il y presque 50 ans, Yves Saint Laurent et Mondrian. On se souviendra peut être dans 50 ans de Christian Dior et Andy Warhol.

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