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Dis-moi qui sont tes amis et je te dirai qui tu es

28/02/2013 05:10 EST | Actualisé 30/04/2013 05:12 EDT
CP

Il y a trois ans à peine, le premier ministre Stephen Harper démontrait ses talents musicaux en chantant un classique des Beatles «A Little Help From My Friends» au Centre National des Arts à Ottawa. Un chef de gouvernement a besoin d'amis, des amis intelligents qui offrent de bonnes idées et qui partagent une passion commune - en l'occurence le conservatisme. En principe, ces amis deviennent de proches conseillers, et ils constituent le lien du PM à «la vraie vie» en dehors de la bulle ottavienne.

On prétend souvent que la pléthore des nominations sénatoriales et gouvernementales s'effectue à partir de la liste d'amis du premier ministre. Bien que je n'en ai trouvé aucune preuve concrète, il est clair que certains des amis de Stephen Harper sont devenus des poids morts. Son conseiller de longue date et ancien directeur de campagne en 2004, Tom Flanagan, est son dernier embarras: il a été filmé en disant que la pornographie juvénile ne blessait personne.

Quand la rumeur est sortie concernant l'implication de l'ancienne députée conservatrice Helena Guergis dans des actes répréhensibles, Stephen Harper a demandé à la GRC d'enquêter sur les membres de son propre cabinet. Maintenant que Tom Flanagan a divulgué ses sentiments profonds sur le thème de l'abus des enfants, rien n'indique que le premier ministre a l'intention de faire appel aux autorités afin de passer à la loupe le mobile de Tom Flanagan, histoire de confirmer que son ami n'est pas lui-même en possession des photos illégales qu'il défend.

Les amis de Harper

  1. Le docteur Arthur Porter
  2. Le ministre Vic Toews et son histoire extraconjugale avec l'ex-gardienne de ses enfants
  3. Robert Abdallah, ancien directeur de la Ville de Montréal
  4. Le député Dean Del Mastro
  5. Le député Chuck Cadman
  6. Le sénateur Patrick Brazeau
  7. Les quatre dirigeants du PCC impliqués dans le stratagème du in and out en 2006
  8. Jason Kenney et ses collaborateurs qui ont sollicité des fonds électoraux avec des courriers à en-tête du Parlement
  9. Le député Rob Anders qui avait qualifié Nelson Mandela de «terroriste»

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