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Je suis un con. J'enseigne la littérature

Publication: 28/05/2012 08:16

Je suis un prof de littérature, vous savez, j'enseigne une de ces matières obligatoires au cégep et que plusieurs estiment complètement inutile. Je suis donc un de ces profs au cours de qui personne ne s'inscrit (pas besoin, c'est automatique) et à qui tout le monde reproche de voler le temps. Je suis un prof de sciences molles, comme j'ai entendu certaines personnes le prétendre dans les récents débats sur l'accès à l'éducation : « - s'avez qu'à étudier un truc qui va vous permettre de travailler, rien à foutre des sciences molles comme socio, philo et littérature. On veut pas payer pour les p'tits cons qui ont pas compris qu'il fallait travailler pour vivre » dans le genre, vous voyez, avec « les sciences molles », prononcé la langue qui traine, comme si on disait beurk.

On en a entendu des gens dirent de belles choses durant ce débat qui est loin d'être clôt. On a parlé ainsi des sciences molles, par opposition aux sciences dures, j'imagine, aux matières utiles, celles qui mènent à des métiers payants. Première chose, je suis désolé de vous l'apprendre, la littérature n'est pas une science, molle ou pas, c'est pire que ça, c'est de l'art. On enseigne de l'art à vos enfants! Pouvez-vous le croire, vous qui avez pensé que la science était le sacro-saint fondement de l'éducation moderne! Deuxième chose, et je suis très fier de le dire, je suis allé étudier pendant cinq ans comme un con un truc qui n'avait rien à voir avec la science, sans penser à l'argent qui allait ou non entrer un jour. Eh oui, je vous ai entendu, «comme un con», j'ai étudié un «art inutile» qui nous oblige à penser, à réfléchir, à entrevoir le monde par les yeux d'un autre, pour mieux s'ouvrir au monde et mieux sortir de nos ornières du métro- boulot - dodo, afin d'avoir d'autres référents et mieux réagir quand le monde ne fonctionne plus exactement comme on le voudrait. Un art qui permet aux êtres humains d'élargir leur culture, de devenir plus grands qu'eux-mêmes. «- Qu'est-ça donne la culture? Ça paye-tu?»


Je suis donc un prof, vous savez, ce type qui se dresse sur votre chemin, entre vous et votre diplôme. Pire: entre vos enfants et leur diplôme avec ma matière inutile et inaccessible lorsqu'on a appris qu'une chose, à compter : compter combien d'argent on fera plus tard, combien de buts dans le match, combien d'enfants a eu papa, combien d'amants a eu maman et combien coûtent les pensions alimentaires, combien de temps pour se rendre au boulot dans le trafic, combien de temps avant que la maison soit payée et qu'on puisse enfin partir en croisière, combien de temps avant la retraite, etc. Une matière trop difficile lorsqu'on a appris qu'il n'y avait qu'une seule façon de vivre cette foutue vie.

Je suis ce type que Legault voudrait bien évaluer, «parce que là non, ça va pas du tout, on paye des gens pour enseigner et plein de jeunes n'ont pas de diplôme, ça marche pas». Combien de jeunes n'ont pas de diplômes d'études secondaires, combien en ont? C'est là toute la question pour vous, la grande affaire! Combien de jeunes n'ont pas de diplôme d'études secondaires dans une société où on trouve que l'éducation est une perte de temps, il me semble que c'est une meilleure question.

Je suis aussi ce prof syndiqué qui se mêle jamais de ses affaires, qui va manifester contre la hausse, qui s'est dressé entre la police et ses étudiants, qui a écrit des poèmes, des discours pour essayer de convaincre le Québec tout entier que les jeunes étaient aussi des citoyens, qu'il fallait aussi les écouter, même si on est pas vraiment habitué à écouter, à entendre les jeunes, les enfants, jusqu'à ce qu'ils n'en soient plus et qu'ils parlent enfin la même langue que les vieux cons : combien d'argent, combien de temps, combien, combien.

Je suis celui que vous détestez, ultimement, parce qu'il ne parvient pas toujours à rendre vos enfants meilleurs que vous l'êtes, plus intelligents, plus sensibles, plus éloquents, quoique ça arrive souvent quand même, et que vous détestez ça tout autant, sacrés vous, tous mêlés et mal dans vos souliers, continuez de compter, ça vous fait oublier.

Je suis donc ce type qu'on n'hésite jamais à critiquer, à pourfendre, à qui on ne donne presque jamais la parole parce qu'on sait qu'il la prendra et qu'il dira des trucs qui ne plaisent pas, ce type qui « est toujours payé pour être en vacances », dans un monde où deux semaines par année, ça devrait suffire, et on compte les jours avant de partir quelques jours, bien tassé, bien calculés, quelque part où le taux de change nous avantage. Ce type, c'est moi, si vous saviez au fond comme je suis un bon gars, je sais écrire et parler et je veux le succès de chacun de mes étudiants, parfois plus qu'eux-mêmes, parfois plus que vous.

J'ai entendu bien des gens fâchés contre moi dans les récents débats (pas moi personnellement, mais moi professionnellement). Plusieurs estiment que je devrais payer pour la grève, qu'on devrait geler mon salaire puisque j'espère le gel des droits de scolarité (si on applique la hausse, vous m'augmentez de 75%?), parce que je suis un profiteur et j'ai très certainement manipulé mes étudiants pour qu'ils fassent la grève, avec mon syndicat et Pauline Marois (Pauline dépassée). Des horreurs à mon sujet, j'en ai entendu des tonnes ces dernières semaines, mais pas autant, quand même, que sur ces satanés enfants gâtés d'étudiants pleins de iPod qui se la coulent douce sur les terrasses alors qu'on crève de faim dans les chambres de commerce et dans les salons de recteurs. Quand même...

Ces dernières semaines, j'ai vu une majorité de gens en colère contre ses étudiants et leurs complices, les enseignants, tellement en colère qu'on pourrait croire (je suis sûr que c'est ainsi que le PM analyse les foutus sondages) en une réélection prochaine de Jean Charest, ce PM qui trempe dans toutes sortes d'affaires de corruption et qui gouverne au profit d'une minorité de gens d'affaires et de gros entrepreneurs, qui nous a appauvris depuis 10 ans, qui est en train de vendre nos richesses naturelles à rabais sans qu'on dise rien. Votez pour lui si ça vous amuse tant d'être des perdants de l'histoire, parce que l'histoire, elle est encore et toujours en train de s'écrire, aujourd'hui, demain. Mais évidemment, tout ceci est mon point de vue de syndiqué.

Vous ai-je dit que j'aimais bien tremper ma moustache rousse de révolutionnaire dans une bière bien fraiche en chantonnant la Marseillaise après une bonne réunion syndicale? Je voulais le spécifier, juste au cas où vous auriez eu fini de me détester. Sur cette haine qui n'est pas réciproque, car j'aime les gens moi (surtout ceux que je ne connais pas!) disons donc l'essentiel, puisqu'il faut être utile, puisque votre temps est compté et que je passe ma vie à vous le faire perdre à vous et à vos enfants. Cette haine, contre les profs mais surtout contre les étudiants, est « utile » parce qu'elle rend évidente une question fondamentale : qu'est-ce que cette nation, le Québec, a contre l'éducation, merde? Vous avez rien contre l'éducation? C'est pas vrai, la preuve : vous allez voter pour la rendre inaccessible aux prochaines élections.

La prochaine fois que je vous écrirai, j'aimerais vous parler d'histoire, de l'histoire d'un peuple qui n'envoie pas ses enfants à l'université. Je vous parlerai du Québec.

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11:48 sur 08/06/2012
"vous allez voter pour la [l'éducation] rendre inaccessible aux prochaines élections."

Moi qui croyait que la hausse actuelle avantageais les étudiants des familles les plus défavorisées, je vais devoir refaire mes calculs je pense...
19:03 sur 02/06/2012
Merci. Vous venez de me rappeler mon prof de littérature qui m'a tant appris. Merci.
00:01 sur 31/05/2012
A qui s'adresse cet article? L'auditoire ciblé par l'auteur ne dépassera pas le premier paragraphe dans sa lecture tandis que ceux qui partagent ses points de vue n'apprennent absluement rien en lisant ce texte. Voici donc un article bien écrit mais absoluement inutile. Finalement oui, ci cet personne est réellement un enseignant, il faudrait peut-être l'évaluer car je doute fortement qu'il contribue à développer la penser critique de nos enfants en classe...
20:20 sur 30/05/2012
Quand j'entends un prof prendre position pour une hausse des subventions gouvernementales (car il est évident que si les étudiants paient moins le gouvernement paiera plus) j'ai un peu l'impression que c'est comme si McDo prenait position en faveur d'une subvention en faveur des mangeurs de hamburgers. C'est sûr qu'une augmentation du nombre d'étudiants ça fait l'affaire des profs. Ils ne sont pas neutres, ils ont un intérêt évident.

Ça ne veut pas dire qu'ils ont tort. Moi aussi je crois qu'il y a des formations autres que les sciences expérimentales qui sont utiles. Je pense entre autre à l'économie.

Je ne comprends pas pourquoi il n'y a aucun cours d'économie au secondaire. Des cours d'histoire à chaque année (sauf sec 5) mais rien sur la loi de l'offre et de la demande. Rien sur le principe de la main invisible. Rien sur la lutte des classes. Rien. Est-ce normal?

Est-ce que ça se pourrait que des notions élémentaires d'économie aideraient à mieux comprendre la société? Je pose la question...
03:14 sur 30/05/2012
En plus des agressions quotidienne qu'on subit de la part d'une majorite de gens qui ne lisent pas, lorsque de gros editeurs tres connus vous demandent de ceder vos droits d'auteur autrement ils ne vous publient pas, c'est peut-etre legal mais deguelasse :
http://www.les-infostrateges.com/article/03091/les-actes-de-cession-de-droit-d-auteur-en-documentation
23:24 sur 29/05/2012
Je suis professeur d'histoire, j'ai fait ma maîtrise il y a deux ans et j'ai apporté une dimension statistique à mon mémoire. Pour le faire, j'ai bûché pendant plusieurs mois, par manque de connaissances en mathématiques. Un ami ingénieur a réglé mon problème en moins de 5 minutes.

On dira ce qu'on voudra, les gens en sciences "dures" sont généralement plus cultivés que ceux de sciences "molles". Mes amis en sciences lisent régulièrement de la littérature... moi je ne lis pas de livres scientifiques et vous?

Le problème c'est que nous manquons de culture scientifique, on a pas fait Math536 au secondaire, l'incapacité des "molleux" à utiliser les outils mathématiques correspond à l'analphabétisme d'autrefois. À l'ère des cartes géographiques numériques, des applications de statistiques avancées et de l'accès à une masse de données incommensurable via internet, la plupart des "molleux" comme moi sommes incapables d'utiliser cette manne pour faire avancer notre domaine.

On se cantonne encore dans de vaste suppositions, argumentant qualitativement alors qu'on pourrait être beaucoup plus crédibles en démontrant quantitativement nos affirmations. Le jour ou ça arrivera on pourra renommer nos sciences "molles" en sciences "dures".
09:28 sur 30/05/2012
Ce n'est pas toujours possible de se baser uniquement sur des données statistiques, mais lorsqu'une hypothèse est "défendue" par de forts liens associatifs (et non causals), ça permet de savoir si on est dans la bonne direction, un peu comme une boussole. Et, rendu là, on peut sortir nos "outils" qui sont plus subjectifs. (un bon exemple est le débat sur la fessée: de forts liens statistiques associent la fessée à des effets négatifs sur le développement, mais on ne s'entend pas encore sur le pourquoi).

La physique "dure" est aussi basée sur des statistiques et des approximations. Toutefois, vu la relative simplicité des phénomènes, les liens associatifs sont très forts et sont souvent confondus pour des causes. De là le terme "dur". Alors, même le physicien se sert d'outils statistiques, comme une boussole, pour se diriger. On finit tous, un jour, par se frapper au mur de la subjectivité; et rendu là, il faut continuer à avancer.

Les littéraires, quant à eux, n'ont pas à se donner tout ce trouble; ils sont en dehors du falsifiable. C'est juste une autre façon de voir le monde, tout aussi valable mais qui a une autre utilité. L'un n'est pas là pour remplacer l'autre.
10:37 sur 31/05/2012
disons que ce qui manque à ceux qui sont dans les science mole c est l'esprit LOGIQUE ET CARTÉSIEN. Les science dur de par leur nature nous force à penser froidement à mesurer, à calculer, tester et conclure. Peu importe la conclusion on sait qu'elle est la bonne parce toutes les étapes on été suivit. Les sciences molles sont remplit d'émotion et souvent influencer par une foule d incontrôlable et fluctue avec les niveau d hormone... il n y a rien de rationnel et c est une des raison pourquoi dans ce conflit la presque totalité des étudiant en boycott et des proff qui les appuis sont dans les sciences molle. Aucune capacité d analyse cartésienne.
23:59 sur 02/06/2012
À titre indicatif, L'École de Technologie Supérieur, on s'entend, ce ne sont pas des sciences molles, ont voté massivement CONTRE la hausse des frais de scolarité. Donc ils appuis la lutte.

Cependant, ils n'ont tenu qu'une journée de grève, soit le 22 mars dernier. Ce n'est pas parce qu'une majorité d'étudiants ne sont pas en grève, qu'une majorité d'étudiants appuis la hausse des frais de scolarité.
21:54 sur 29/05/2012
C'est triste pour un "révolutionnaire" de vivre dans un pays où personne ne meurt de faim, où il n'y a pas de prisonniers politiques et où toute personne est relativement libre de décider de son avenir; que ce soit pour consacrer sa vie à une science "molle", à devenir médecin, millionnaire, ou juste ne rien faire dutout. Toutes des activités qui n'étaient autrefois réservées qu'aux nobles.

En fait nous vivons dans un monde merveilleux, où un prof de littérature frustré a quand même pu devenir un prof de littérature , et où un nerd peut s'émerveiller des dernières théories physiques comme les super cordes, qui sont, elles aussi, parfaitement inutiles..

Oui on se fait fourrer, je le sens, mais on n'est pas des esclaves ni des cerfs, et les élections sont proches.

Bonne révolution,
19:23 sur 29/05/2012
C'est un très bon billet. Je l'ai envoyé à des amis dont les enfants étudient en littérature.
17:48 sur 29/05/2012
La colère est immense dans ce conflit (parce qu'avant d'être une grève/un boycott, c'est un conflit): les insultes fusent de toutes parts contre les artistes, les jeunes, les professeurs, les universitaires et les diplômés des "sciences molles", des arts et j'en passe. Paraît-il que nous devrions avoir honte de l'image que nous présentons à l'étranger, nous qui jusqu'à présent, soyons honnêtes, suscitions peu d'intérêt quant à notre vie politique et économique, mais pas mal plus au plan de nos créateurs.

Je crois que vos propos, n'en déplaise à d'autres commentateurs, a le mérite de mettre en évidence la croyance fondamentale à la source de cette colère. Pour plusieurs, l'apport d'une personne et de son occupation à la société se résume à l'utilitarisme: en ce sens, il me semble qu'on manque singulièrement de vision.

De quoi avons-nous besoin pour amener un bébé à l'âge adulte autome, à son épanouissement et à son intégration socio-économique, afin qu'il devienne quelqu'un "d'utile" (dans le sens entendu ici, de payer des impôts) ? De vendeurs de téléphones cellulaires? De peintres en bâtiment? De peintres automobiles? De courtiers immobiliers? De comptables? De professeurs de littérature? De...je n'ose presque pas l'écrire. D'écrivains?

Merci, monsieur le prof de littérature, d'avoir pris le temps d'écrire un texte inutile...parce qu'un texte utile pour certains, c'est un texte consensuel.
17:11 sur 29/05/2012
Je suis romantique, j'enseigne les arts plastiques! merci pour ce témoingage!
16:43 sur 29/05/2012
J'étais dans une techniques relatives aux sciences au CEGEP, pourtant j'ai bien apprécié, dans l'ensemble, les cours de philo et surtout de littérature. Je n'ai jamais trouvé cela inutile. Cependant, les profs me perdaient complètement quand ils parlaient de la fameuse hausse. Selon moi, un prof se doit justemment d'apprendre à ces élèves à voir différemment, et cela se fait en posant des questions qui vont de tous les côtés, et non pas seulement du côté gauche! Réalisez-vous que le monopole de ce courant est possédé par les professeurs et par les artistes, et qu'en entendant toujours le même discours, forcémment on a envie de vous dire de vous taire! Et je ne dis pas cela parce que vos arguments n'ont pas de valeur, mais c'est la réalité! En ce qui concerne la condescendance des personnes étudiant en sciences "pures" envers les "molles", et bien le contraire est aussi vrai. Ce n'est pas parce que nous avons d'autres intérêts que les vôtres que certains d'entre nous ne peuvent être réveurs, car tous n'ont pas les mêmes rêves.
14:55 sur 29/05/2012
11 paragraphes et aucun contenu, aucun message clair. Comme disait Pierre Elliot Trudeau, une mer de mots dans un désert d'idées.

Y a-t-il quelqu'un dans la salle qui est capable d'identifier un seul argument logique tendant vers la démonstration théorie que ce soit?

Je pense que tout le monde est assez intelligent pour se rendre qu'envoyer son enfant étudier 3-4 ans en philo, en socio, histoire, anthropologie, c'est lui rendre un très mauvais service pour l'avenir. Ces matières sont très utiles au cégep, permettent d'avoir de bonnes connaissances générales, mais envoyer quelqu'un étudier une seule de ces matières au complet pendant 4 ans, c'est le condmaner au chômage.
17:23 sur 29/05/2012
"envoyer son enfant étudier" - vous êtes le genre de personne avec une conception tellement désuète que vous pensez que c'est aux parents d'avoir leur mot à dire sur le domaine d'étude de leurs enfants?? C'est effectivement ce à quoi on ouvre la porte avec des études trop cheres pour que les enfants puissent se les permettre en travaillant si ils ne bénéficient pas aussi du soutien de papa maman, qui auraient souhaité qu'ils soient avocats. Les philosophes font parfois carrière en politique, et c'est utile dans toute sorte de domaines mon ami de connaitre l'histoire de la pensée le contexte fondateur des concept qu'on utiliser pour réfléchir et qu'on prend pour acquis avec autant de rigueur que le permettent des études en philo. Ces domaines que vous décriez sont hautement valeureux dans une société - ils apportent des contributions importantes au débats, aux journeaux, à la culture... C'est la raison pour laquelles ils ont plus de débouchés que vous ne le croyez.
17:34 sur 29/05/2012
"envoyer son enfant étudier" - etes vous donc à ce point rétrogrades que vous ne respectez pas l'inclinaison d'un jeune pour choisir sa carrière.... Du reste le reste de votre commentaire l'est tout autant.
19:46 sur 29/05/2012
C'est une expression que j'utilise parce que je sais pertinemment que les parents peuvent avoir leur mot à dire dans les conseils qu'ils donnent à leurs enfants. Sans dire que les parents choisissent nécessairement pour l'enfant. Par ailleurs, il est vrai que dans bien des cas, les parents paient une partie des études de l'enfant.

Ceci dit, pour en revenir au sujet principal, je ne crois pas que dans un monde yper spécialisé comme le monde du travail actuel, une formation UNIVERSITAIRE de 4 ans en philo est un choix de carrière qui ouvre des portes grandes ouvertes. Je crois que les possibilités sont limitées à ce niveau. Cependant, je suis d'accord pour dire que de telles matières sont utiles au CÉGEP. Il est important que les jeunes y soient exposés. Mais pas étudier 4 ans à l'université pour étudier Socrate, ce qui va certainement confiner à la pauvreté sur le marché du travail!!! D'ailleurs les étudiants les plus virulents en faveur du boycott sont ceux-là, pas ceux qui étudient dans les autres domaines.
07:49 sur 29/05/2012
J'ai pensé arrêter de lire lorsque je suis arrivé à: "On en a entendu des gens dirent de belles choses durant ce débat qui est loin d'être clôt." Si on avait parlé d'une discussion au lieu d'un débat, on aurait dit qu'elle est clote?

J'en continué de lire. Je n'ai vu aucune autre erreur.

Il y avait un mépris remarquable par contre. Un mépris et une condescendance extraordinaire.

Si le texter avait été signé, ça aurait été moins pire.

Pleutre le prof.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
15:12 sur 29/05/2012
Les enseignants sont le pire nid de syndicaleux et de go-gauche de toute la fonction publique.,

Pour que des profs empechent les verts d'entrer dans leur ecole, faut pas que ca soit fort la livre. Une image vaut milles mots comme on dit.

On est en train de faire le menage aux EU dans toute cette reprentation organisationnelles de mediocrité, et ca s'en vient tranquillement en Amerique du Nord. Ce ne sera pas trop tot.
11:16 sur 30/05/2012
Malgré que vous semblez être un expert en médiocrité, la majorité de vos commentaires en discutent après tout, même l'opinion d,un expert n'est pas toujours juste.
15:25 sur 29/05/2012
Je suis sur que Pierre Glover, ce n'est pas votre vrai nom. Qu'y a-t-il de si mal à l'anonymat? Vous voudriez que ce soit signé pour pouvoir vous en prendre à l'auteur? Où ça du mépris, où ça de la condescendance. Je trouve le prof bon vivant, couard peut-être mais bon vivant. Et il touche à un point important: oui le Québec a un problème avec l'éducation. Je ne voudrais pas être prof en ce moment.
06:43 sur 29/05/2012
Et moi, je suis également un con, j'étudie la littérature.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Le Kwisatz Haderach
There is no power without brain power.
15:14 sur 29/05/2012
A chacun ses ambitions. Moi je me suis assuré de mettre du beurre sur la table et dans mes passe-temps je m'interesse a la litterature (entre autre).
17:29 sur 29/05/2012
Vous faites quoi de si utile pour la société? Perdre votre temps à continuer à construire des objets à obsolescence programmée éternellement, quand on pourrait en avoir qui ne brisent jamais, simplement car ca semble trop compliqué un système où les gens paieraient à l'utilisation des objets (pour financer lentretien des usines qui n'auraient besoin de fabriquer des ampoules que qq jours par année pour compenser les bris accidentels)... Ce que je veux vous faire comprendre, c'est qu'en fait c'est la production de biens de courte durée actuelle qui est inutile et absurde - et qu'avec une organisation un peu meilleure, on a la technologie suffisante pour se permettre une société où très peu de travailleurs sont accaparés par les secteurs "utiles" qui répondent aux besoins courants, et où la plupart des gens pourraient travailler dans le domaines où ils excellent et apportent des biens culturels à leur société.
photo
TVQC
Jean-François Cloutier
23:30 sur 29/05/2012
Vous êtes loin d'être con, mais vous êtes plutôt un autre futur subventionné accroché aux mamelles du gouvernement.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
photo
05:51 sur 29/05/2012
C'est vrai qu'une bonne façon de geler les frais de l'enseignement non obligatoire, ce serait de geler le salaire des profs.
Allez les profs, un peu de solidarité!
07:02 sur 29/05/2012
Arrêtons de s'en prendre au salaire des profs. Ils travaillent pour leur argent. Regardons plutôt les salaires pharamineux des administrateurs avec comptes de dépenses astronomiques, particulièrement des recteurs d'universités comme l'indique ce reportage de Radio-Canada http://bit.ly/KZb1Ms.

Par exemple, moi je ne trouve pas normal que la rectrice de mon université a quitté son poste au milieu de son mandat et qu'elle reçoive un boni de fin d'emploi au montant de 750 000 $. C'est un peu pour ça que pour la première fois de l'histoire les étudiants de Concordia se sont impliqués dans le mouvement de contestation générale.
19:30 sur 29/05/2012
"Arrêtons de s'en prendre au salaire des profs. Ils travaillent pour leur argent." pourtant ceux des établissement en grève étaient payé à ne pas travailler. La plupart des travailleurs qui ne bénéficie pas de convention collective béton eux s'en vont sur le chômage quand il ne peuvent pas travailler.