Pierre Tremblay

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Les ONG environnementales: amis ou ennemis des Verts?

Publication: 31/08/2012 10:24

Au regard des deux dernières élections provinciales et fédérales il faut se poser la question: les ONG environnementales desservent-elles les partis verts? Ma conclusion sera moins sinueuse que leur invisible approche politique, cette palette d'organismes ne s'implique pas d'un iota avec les verts quand vient le temps de faire la seule chose sensée qui soit, faire élire les verts. J'en sais quelque chose, je suis vice-président du Parti vert du Canada, 100% bénévole.

Déjà, le tableau est désolant. Du haut de leur concile, les représentants de ces organismes, tels des cardinaux, semblent s'être créé un petit Olympe vert, d'où leurs « études » en catimini pleuvent sur les mortels électeurs et bénévoles candidats verts. Nuisance absolue, voici que par une contorsion extraordinaire, messeigneurs recommandent aux verts de voter Québec Solidaire ou Parti Québécois, plutôt que voter Parti vert! Le bout du caca comme on dit chez moi. Je dis : ne les écoutez pas, c'est du gros n'importe quoi. Qu'on me dise que les programmes de QS ou PQ sont bien notés, soit, supérieurs à la plate-forme environnementale du Parti vert du Québec? C'est conclure ce qu'on leur demande de conclure, comme les think tanks industriels, ni plus ni moins.

Pourquoi?

Pour de multiples raisons. Parce que ces organismes sont souvent noyautés par ces partis et qu'ils ne veulent pas perdre leurs faveurs. Faveurs, dis-je? Bon nombre de ces ONG bénéficient de subventions gouvernementales et ne veulent surtout pas se mettre l'éventuel parti au pouvoir à dos. Plusieurs des employés salariés qui chapeautent et représentent ces ONG sont souvent des professionnels de l'environnement. Professionnels. En résumé, ils pourraient perdre leur job s'ils s'impliquaient en politique.

On l'aura noté, ces porte-parole occupent beaucoup d'espace média au détriment des milliers de bénévoles et de militants qui oeuvrent au sein des partis politiques verts. Paresse médiatique oblige, ils sont devenus le « token green » d'occasion pour faire un petit clip TV/radio ou signer une rubrique imprimée sans trop de vagues. Ils sont polis, gentils et ne cherchent pas à prendre le pouvoir pour changer vraiment l'état des choses actuel.

Pire, si une vague verte historique devait porter un parti écologiste au pouvoir au Canada, ils perdraient leur utilité de critique-sur-la-touche, i.e. de groupe d'influence, ce qu'ils sont essentiellement. Donc, leurs jobs et leurs tinamis.

Quand je vois et témoigne du travail acharné des candidats bénévoles des partis verts qui peinent à avoir un encart média en cinq semaines de campagne, alors que certains papes de l'ONG sont payés pour le faire, j'y vois un manque absolu de respect envers la base militante écologiste.
Mon message sera clair aux commentateurs écologistes professionnels : laissez les sermons de touche et commencez à mouiller le maillot en vous impliquant politiquement avec les verts.

 

Suivre Pierre Tremblay sur Twitter: www.twitter.com/PTremblay_Vert

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Au regard des deux dernières élections provinciales et fédérales il faut se poser la question: les ONG environnementales desservent-elles les partis verts? Ma conclusion sera moins sinueuse que le...
Au regard des deux dernières élections provinciales et fédérales il faut se poser la question: les ONG environnementales desservent-elles les partis verts? Ma conclusion sera moins sinueuse que le...
 
 
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08:06 sur 01/09/2012
Mon cher Monsieur, je me définis comme un écologiste depuis 30 ans. Depuis en fait la lecture d'Écologie et Politique écrit pas André Gorz. J'ai voté Vert à quelques reprises par exemple en 89 cette année là le parti fur le 4e parti en importance au Québec avec ses 67 000 votes récoltés dans seulement 46 comtés. J'étais impressionné. J'attendais de voir la performance de la prochaine élection avec des candidats dans tous les comtés, mais le parti s'est dissous pour se fusionner au PQ...

En 2006 le parti a récolté plus de vote que Qs avec 156 000 votes, mais après les élections son chef Scot McKay s,est fait offrir un plateau d'argent au PQ en 2008 le parti Vert a perd la moitié de ses appuis.

En somme, à force de tergiverser, le Parti Vert s'est fait dépasser sur sa gauche par Qs. Les Verts au Québec, à mes yeux, ne ressemblent plus en rien aux modèles des partis Verts européens qui ne se contentent pas que de parler d'écologie, mais qui interviennent dans toutes les sphères politiques avec des programmes d'écologie sociale, ce que le parti Vert québécois a trop longtemps hésité à promouvoir.
21:42 sur 01/09/2012
Le parti vert est aussi devenu un peu, au fil du temps, un parti-refuge pour les fédéralistes tannés des libéraux.
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Blogueur du Huffington Post
Pierre Tremblay
09:01 sur 02/09/2012
Là n'est pas la question à savoir que le PVQ se serait fait dépasser sur sa gauche. QS a un bon programme environnemental. Cependant, cette "analyse" des programmes d'une fronde d'ONG a été réalisée en amateur. Des questionnaires ont été envoyés notamment par courriel à divers partis par diverses ONG sur des aspects divers. À ce que je saches, aucun contact téléphonique direct avec le PVQ n'a été tenté pour colliger l'information. Si le PQ avait omis de remettre un questionnaire, il y a fort à parier - et je n'en doute pas - qu'on l'aurait avisé rapidement et directement.

Sachant qu'en période électorale des centaines de demandes similaires sont expédiées aux divers partis pour solliciter leur position, sachant qu'un parti comme le PVQ a beaucoup moins de moyens cléricaux que ses adversaires, le PVQ fut notifié d'un zéro pour les questionnaires qu'il aurait omis de soumettre en réponses. Par exemple, sa position sur les mines. Au finish, bonne blague, on lui octroie un 42% alors que le PQ, promoteur de l'amiante, vertement archaique lors de son dernier mandat et depuis des décennies, se balade avec un mystérieux 79%.

Les ONG écologiques auraient dû faire se travail d'évaluation AVANT la période électorale, professionnalisme oblige. Résultat : ce travail de sape, que je crois concerté, privera le PVQ de dizaines de milliers de $ ayant pour effet de détourner des électeurs.
11:45 sur 02/09/2012
Vous avez raison M Tremblay. Mon intervention se voulait plutôt l'explication , selon ma compréhension, du pourquoi le Parti Vert n'est plus vraiment capable au Québec de s'organiser, car à force de tergiverser, d'autres se sont organisés avec ce que je considère être la même plate-forme écologique que les Verts, mais augmenté d'autres aspects sociaux-économiques.