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Gabriel Nadeau-Dubois: candidat de la convergence?

09/03/2017 11:30 EST | Actualisé 10/03/2017 01:23 EST

Il y a quatre ans, au mois de mai 2013, Gabriel Nadeau-Dubois était un présentateur dans le cadre du congrès de la Convergence nationale organisé par le Nouveau mouvement pour le Québec. Nul besoin de vous rappeler les prémisses de ce énième congrès. Il semblait évident déjà, il y a quatre ans, que l'élection d'un gouvernement foncièrement indépendantiste s'envisageait par des alliances électorales dans le cadre des élections générales au Québec. Qu'en est-il depuis?

À Québec Solidaire?

Depuis quatre ans, en fait, nous en sommes encore aux balbutiements d'un projet de convergence souverainiste. Avec le départ de Françoise David, tous les espoirs sont permis à Québec Solidaire, bien que l'ex-députée de Gouin avait pavé la voie à un projet de convergence en novembre 2016.

Les franches bien établies au sein de Québec Solidaire jouent du coude. D'un côté, il y a les solidaires francophones et décidément indépendantistes. De l'autre, on entrevoit les solidaires de gauche avant tout. Ceux-ci sont à la fois fédéralistes et indépendantistes, car la gauche doit primer dans leur projet politique. C'est là que l'affrontement devrait avoir lieu lorsqu'il sera question de convergence ou d'alliances électorales. La gauche avant tout sera-t-elle prête à sacrifier son idéal politique dans le but d'empêcher l'élection d'un autre gouvernement libéral?

Au Parti québécois?

Dernièrement, le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée est en voyage en Europe dans le but de rencontrer divers intervenants des milieux économiques, sociaux et culturels.

Ce qui marque son passage au vieux continent, c'est sa visite avec le président catalan, Carles Puigdemont. Cette rencontre n'est pas banale, car le chef péquiste établit sa stratégie pour les prochaines élections : il semble évident que la feuille de route de la Catalogne pour son accession à l'indépendance est alléchante. Jean-François Lisée veut s'en inspirer. Attendons.

Convergence indépendantiste

Plus que jamais, des alliances électorales ou encore des primaires indépendantistes dans le but d'élire un candidat unique dans les circonscriptions clés seront inévitables. L'idée même de sélectionner un candidat indépendantiste semble loufoque, mais en étant rationnels, seuls les partis qui croient à cet idéal devraient s'allier. La Coalition Avenir Québec n'est pas indépendantiste, mais fédéraliste : elle est une pâle copie du Parti libéral du Québec. Envisager une alliance avec la Coalition Avenir Québec serait vraisemblablement un acte de capitulation face au projet souverainiste. En fait, le projet caquiste de vouloir acquérir de nouveaux pouvoirs au sein de la fédération canadienne me semble un nationalisme timide et réfractaire au changement.

Quoiqu'il en soit, lorsqu'il ne sera plus question de démoniser l'adversaire, peut-être que la convergence aura lieu d'être. C'est comme lorsqu'il est question de la mort prématurée du mouvement souverainiste et du Parti québécois en lui-même. À un moment donné, il faudrait cesser ces analyses politiques à deux cennes.

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Laissez-moi vous dire une chose, le Parti québécois n'est pas prêt de mourir. Avec ses 89 000 membres, le PQ est le parti qui compte le plus d'adhérents au Québec. En additionnant tous les membres des autres partis politiques dominants au Québec (PLQ, CAQ, QS), on obtient 59 000 membres : très loin d'égaler le mouvement populaire qu'incarne le Parti québécois. Pour un parti politique mourant, on a vu pire.

Maintenant, sachant cela, la balle est dans le camp de QS et Gabriel Nadeau-Dubois.

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