Pierre Martin

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Le meilleur choix pour l'économie canadienne: un démocrate à la Maison Blanche

Publication: 13/03/2012 00:08

Dans mon billet de l'autre jour, je rappelais le fait bien connu que la vaste majorité des Québécois et des Canadiens ont depuis plusieurs années tendance à favoriser la victoire d'un démocrate à la présidence plutôt que celle d'un républicain. C'était vrai en 2004, alors que 70% des Québécois préféraient le démocrate Kerry et seulement 10% auraient donné leur vote au président Bush. Dans le reste du Canada, Kerry l'aurait emporté par «seulement» 56% à 23% (La Presse, 15 octobre 2004). C'était aussi vrai en 2008, alors que 70% de tous les Canadiens auraient voté pour Obama et 14% lui auraient préféré McCain. Encore cette fois, c'est au Québec que les appuis au démocrate étaient les plus forts (La Presse, 17 octobre 2008).

Un commentaire sur mon texte dans le blogue de La Presse reprenait une perception largement répandue selon laquelle une telle préférence ne va pas dans le sens de nos intérêts. «Pour ce qui est de nos rapports avec les États-Unis», rappelait ce lecteur, «il est préférable pour le Québec et le Canada qu'un président républicain soit à la Maison Blanche d'un point de vue strictement économique.» Qu'en est-il ? Les préférences des Québécois et des Canadiens pour les candidats démocrates sont-elles irrationnelles? Notre intérêt économique ne devrait-il pas nous amener à souhaiter plutôt une victoire républicaine? Pas vraiment.

Malgré l'appui des Canadiens aux candidats démocrates, on entend à chaque élection des experts et des intervenants politiques rappeler au public canadien qu'il aurait plutôt intérêt à souhaiter l'élection d'un républicain, dont les politiques iraient davantage dans le sens des intérêts économiques canadiens. Par exemple, en 2008, l'ex-ambassadeur Paul Celucci allait de sombres avertissements contre les dangers pour le Canada d'une victoire de Barack Obama. Le mois dernier son successeur républicain, David Wilkins, reprenait le même refrain en assurant que l'élection d'un républicain en 2012 serait dans l'intérêt économique du Canada. C'est aussi ce que disait l'ex-ambassadeur canadien à Washington, Raymond Chrétien, qui associait l'élection d'un démocrate au protectionnisme. En 2012, une analyse élaborée du Fraser Institute allait dans le même sens : malgré la préférence idéologique des Canadiens pour le démocrate Obama, leur intérêt économique aurait dû les amener à préférer le républicain McCain. Le refrain était semblable en 1992, alors qu'on craignait les hésitations de Bill Clinton face à l'ALÉNA.

Lisez la suite de ce billet sur le blogue de Pierre Martin.

 

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