Cela fait désormais huit semaines que les étudiants sont dans la rue, que les classes des universités sont vides. Cela fait désormais huit semaines qu'une grande partie de la jeunesse étudiante du Québec tente de faire passer un message somme toute simple au gouvernement : la hausse de 75% des frais de scolarité ne peut que nuire à l'accessibilité aux études. Cela fait aussi huit semaines que le gouvernement ignore souverainement les doléances étudiantes, faisant passer pour du « leadership » ce qui est en réalité de l'obstination et de l'entêtement. Huit semaines de condescendance et de cynisme. Au-delà du seul débat politique, l'on aura beau triturer et remâcher tous les chiffres avancés de part et d'autre, il n'en demeura pas moins une chose : nous devrons payer collectivement, tôt ou tard, le prix du cynisme affiché par une grande partie de la classe politique et des observateurs publics.
Une génération mobilisée
Rarement dans l'histoire des mouvements sociaux au Québec aura-t-on vu une aussi forte et longue mobilisation, dont le point culminant aura sans doute été la manifestation du 22 mars dernier où près de 200 000 personnes sont venues crier au gouvernement leur désarroi. Aux pancartes créatives et colorées, aux slogans scandés ou chantés, aux étudiants venus de partout au Québec, le gouvernement a opposé un silence désintéressé. C'est malheureusement un lieu commun que de reprocher à la jeune génération d'être individualiste, de se désintéresser de la chose publique, de s'abstenir et de rester en marge des débats. Ces derniers jours, les étudiants nous ont au contraire prouvé qu'ils sont capables de se mobiliser pour des enjeux dépassant largement les impératifs immédiats de leur quotidien : l'accessibilité aux études et la mission - économique ou scientifique ? - de notre réseau universitaire. Or, qu'a-t-on donc offert, collectivement, à la jeunesse du Québec? Des analyses creuses truffées de préjugés, parlant de bière, de sangria et de téléphones portables, tout cela afin d'éviter de parler des salaires mirobolants des recteurs ou des déficits opérationnels (et immobiliers) des établissements d'enseignement. On les a traités sur toutes les tribunes d'enfants-rois individualistes, l'odieux se conjuguant parfois à l'injure dans la bouche de personnalités publiques n'hésitant pas à les qualifier de « puants sales » et en appelant à la bastonnade militaire. Pourquoi un tel mépris collectif, pourquoi une telle violence dans la simplicité de l'analyse face à des jeunes qui ne font que réclamer leur « juste part » de notre solidarité nationale? Tout cela au moment même où nous investissons des sommes colossales (sans compter le crédit de taxe provincial) dans un amphithéâtre de la LNH et où l'on ne sait toujours pas si nous payons le juste prix pour nos infrastructures publiques.
Fracture générationnelle
Un récent sondage Léger-Marketing (29 mars) réalisé pour le compte du Journal de Montréal révélait que près de 62% des 55 ans et plus étaient favorables à la hausse des frais de scolarité, contrairement à une majorité de répondants des tranches d'âge inférieures. Les chiffres sont clairs : un clivage générationnel est en train de se creuser entre la génération des babyboomers et celles des trentenaires et des jeunes dans la vingtaine. Que le gouvernement tienne à hausser - ne serait-ce que minimalement - les frais de scolarité peut être une position politique à tout le moins tenable. Refuser cependant tout compromis et mettre sur la table des offres que d'aucuns ont qualifiées de « grenailles » (Michèle Ouimet, La Presse) n'aidera en rien à apaiser le climat social. Le message que le gouvernement envoie à sa jeunesse est troublant : vous avez beau manifester, nous n'en avons cure! Vous avez beau vous mobiliser, nous ne discuterons pas avec vous! Au moment où l'on déplore le peu de participation des jeunes à la vie publique, il est socialement et politiquement irresponsable de les ignorer et de tourner leurs demandes en ridicule. Viendra un temps où ces jeunes prendront, à leur tour, les rênes de l'État. À ce moment, les plus vieux n'auront qu'eux-mêmes à blâmer si leurs cadets n'ont que faire de leurs demandes légitimes, ces mêmes jeunes qui assumeront plus que leur part de la facture des soins de santé et des pensions publiques. Viendra-t-il un temps où l'on demandera aux aînés coulant une retraite paisible de faire, eux aussi, leur « juste part »? Ces derniers comprendront peut-être alors qu'il y avait un prix à payer pour leur cynisme passé ...
Giscard Tremblay: Hausse des frais de scolarité: médias sociaux versus la réalité
Francine Pelletier: Arriver à ce qui commence
Sylvain Raymond: Le pathétisme (postmoderne) du conflit étudiant
Francine Pelletier: L'invention du chauffage central
je comprend pas pourquoi? les bébysboumers sont contre Faut les respecter dans leurs choix pour qui nous respectent plus tard Moi jai 70 ans Je les comprends c,est des droits comme toutes les autres qui ont deja obtenus pensons quel? réactions qu on auraient si le gouvernement baisserais nos rentes Nous aussi ont manifesteraient Donc appuyons les etudiants pour qui nous appuient un jour Nous devons pas reculer toujours avancer Le gouvernement devra arreter les cadeaux aux ptits amis comme y il as plusieurs exemples que je nommerai pas trop long Donc en pensant aux étudiants ont pense a nous Parce qu un jour ca sera nous Merci
Le cynisme c'est de refuser de voir qu'il y a un minorité d'Étudiants gâtés qui empêchent les autres de poursuivre leurs études.
Le cynisme c'est que, en tant que contribuable, moi cette grêve idiote et irresponsable, elle me coûte des bidous et qui va trinquer ? moi le silencieux, le mouton que l'on tond à la première occasion pour aucune raison.
Le cynisme ce sont ces articles et reportages de Médias qui masquent la vérité et ne respectent pas la population travailleuse du Québec.
Ces salades sont inacceptables et servent d'excuse au gouvernement pour agir comme bon leur semble. Cessez de donner des munitions à l'État. La majorité des étudiants respecte le vote démocratique et vit avec les conséquences qu'il inculque (rattrapage, semaines de travail perdues durant l'été, etc.).
Des messages comme le vôtre démontrent que les québécois ne sont pas solidaires entre générations, ni même entre professions. Le jour où vous subirez une baisse de salaire qui vous semblera injuste, une hausse du coût du permis de conduire, des taxes, etc., qui vous appuiera si tous agissent de la sorte?
OUI. Et les médias qui ne font souvent que répéter, comme des perroquets, sans aucun commentaire, des paroles et des images patentées par des firmes d'experts en communication...diplômés d'universités au service de politiciens retors!
La prochaine fois, allons tous voter pour nous débarasser des Charest, Deschamps et Legault et aussi dire NON à tous ces shows de propos médiatiques de babyboomers insignifiants, comme ceux du prof patronnard Breton protégé, durant toute sa vie d'universitaire disjonctée, par un syndicat et une sécurité d'emploi à vie...aux frais des contribuables. A-t-il été évalué au moins une fois durant toute sa carrière? Et par qui?
C'est comme le destin de ce jeune qui s'est enlevé la vie en Tunisie et qui a déclenché le printemps arabe. On se sait pas toujours jusqu'à quel point par un simple geste on contribue à changer le monde !
doivent payer une partie de la deuxième plus grosse dépense de l'état après la santé!
D'un autre coté je trouve que les 50 et plus sont en train de léguer un dette faramineuse
à la nouvelle génération, un état presqu'en faillite, des infrastructure et autoroutes dans
un état lamentable et par dessus cela tous ces nouvaux investissements séront payés dans le futur par ces mêmes jeunes!!!
Pourquoi tout est pourri ou sans la décomposition au Québec?
Juste un example de la corruption qui règne ici....ça fait 2 mois que je vois 5 excavatrices
stationnés sur le viaduct de la montée de liesse. 2 MOIS À NE RIEN FAIRE.
Un ami ingénieur qui a déjà travaillé à des projets semblables ailleurs dans le monde m'a fait le commentaire suivant : Pour un projet de cette envergure.....2 excavatrices sont plus qu'assez, d'après lui quelqu'un est en train de faire une fortune pour faire gonfler quelques factures (dépassement de couts).!!!!
J'ai une compagnie d'une quarantaine d'employés. Si les entreprises contribuent moins, c'est parce qu'elles sont en train de partir ailleurs, aussi simple que ça.
Deux de mes gros client sont des multinationales, qui ont fermé bureau à montréal, une est partie à vancouver, l'autre en Ontario. En tant que proprietaire d'entreprise je peut témoigner que le gouverment est affamé, au moindre doute tu te fait auditer, tu es coupable et c'est à toi de prouver le contraire contre leur machine d'avocats et fiscalistes. Partir en affaire c'est rendu un tâche titanesque et très risquée, à moins que tu sois un fraudeur et que tu as de connections dans transport quebec ou les villes...avez-vous une idée comment on se fait passer de vites avec le rammassage de la neige? Si vous saviez combien ça coute vraiment et combien les municipalités dépensent vous seriez extrêmment décu de voir vos taxes être dilapidées comme ça
Comme réponse à une demande qui a du mérite, c'est ajouter l'insulte à l'injure.
Les jeunes n’utilisent pas le système de santé, les garderies à 7$, un régime de médicament universel, les études primaire et secondaire ??
Combien ils ont payés pour ces services?
J'ai honte de la génération des baby boomers dont je fais pourtant partie, je n'ai jamais vu une génération aussi égocentrique et répugnante.
Beaucoup de jeunes d'aujourd'hui veulent aussi tout avoir y compris entreprendre un emploi avec salaire élevé dès le départ plutôt que d'apprendre à gravir les échelons avec l'expérience acquise.
C'est l'fun d'être en gang pour manifester mais il y a plus que ça dans la vie et les conséquences à long terme pour les étudiants et la société en général sont lourds de conséquence. Pensez à ça en recevant l'argent des syndicats qui vous nourrissent. Ce n'est pas l'anarchisme qui va mener au progrès.
La ministre Beauchamp aime à rappeler qu'un jeune diplômé universitaire gagnera plus dans sa vie que quelqu'un qui n'est pas passé par le réseau universitaire. Soit ! Suivons le raisonnement jusqu'au bout ... Nous avons mis en place, au Québec, le système d'imposition progressive par rapport au revenu : c'est donc dire que ces jeunes étudiants, en tant que futurs contribuables, paieront de toute façon plus d'argent en taxes et en impôts (environ 916 000 au cours de leur vie) que le reste de nos concitoyens. C'est donc dire qu'ils feront, à leur tour, leur "juste part" pour les étudiants qui suivront, de même que pour leurs aînés dont ils devront assurer les retraites et financer leurs soins de santé. C'est ce qui s'appelle la solidarité nationale. Endetter les jeunes étudiants, restreindre l'accès à l'université, contrevient à cette solidarité qui doit exister entre les générations. Tous paieront, à leur tour, leur part à notre société. À chacun son temps ...
Lire à ce propos un article publié dans La Presse concernant ce que "rapporte" un diplômé universitaire aux caisses de l'État :
http://lapresseaffaires.cyberpresse.ca/opinions/chroniques/michel-girard/201204/02/01-4511564-combien-ca-rapporte-un-diplome.php
2) "Pensez à ça en recevant l'argent des syndicats qui vous nourrissent. Ce n'est pas l'anarchisme qui va mener au progrès." C'est pas non plus une société d'utilisateurs-payeurs qui va mener à une société heureuse. Et de grâce, avant de parler d'anarchisme, va lire sur le sujet, tu n'as manifestement pas compris les subtilités des Proudhon, Bakounine, Baillargeon et autres...