Pierre Luc Brisson

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Cher Monsieur Pratte

Publication: 24/04/12 14:28 EDT

Depuis le début du conflit qui oppose le mouvement étudiant au gouvernement du Québec, l'éditorialiste André Pratte tente par tous les moyens de minimiser l'impact de la crise qui secoue le milieu de l'éducation. Il écrivait encore récemment, dans une prose empruntée aux meilleurs rhéteurs de la radio de Québec: « Si le gouvernement Charest devait suivre les conseils de la gauche et des pâtes molles qui, tout en étant d'accord avec la hausse des droits de scolarité, tremblent à la vue de la «crise», il n'y aurait plus moyen d'apporter quelque réforme que ce soit au Québec. Sauf les changements bénis par la Sainte Trinité PQ-syndicats-artistes. » (Cyberpresse, 13 avril 2012)

C'est donc dire que dans son esprit, l'obstination et la mauvaise foi apparentes du gouvernement, même dénoncées par un ancien ministre libéral de la trempe de Claude Castonguay, peuvent encore passer pour du « leadership » politique. C'est dire! Ceci sans compter les débats sémantiques lancés par Québec et que Monsieur Pratte ressasse lui-même sur la place publique. Ainsi, on ne parlera plus de grève étudiante, mais bien de « boycottage » des cours, alors que les étudiants sont réduits au statut d'êtres déraisonnables, faisant, et je cite, « l'école buissonnière ». Permettez donc que je m'adresse brièvement à lui ...

Il y a bien crise

Il y a crise, Monsieur Pratte, lorsque l'on refuse de reconnaître la légitimité démocratique de décisions prises en assemblées délibérantes, et ce, avec des taux de participation qui feraient rougir toute notre classe politique. Il y a crise, Monsieur Pratte, lorsqu'un gouvernement préfère laisser aux tribunaux et aux corps policiers le soin de dénouer les conflits dans le milieu de l'éducation, ne faisant qu'alimenter les tensions plutôt que d'apaiser la grogne estudiantine. Il y a crise, Monsieur Pratte, lorsque près de 700 personnes, professeurs et étudiants confondus, sont arrêtées pour des motifs pour le moins boiteux et que l'enceinte sacrée de l'université, pourtant un lieu de discussion, de réflexion et d'indépendance intellectuelle, est violée par l'emploi de fier-à-bras d'agences de sécurité privées. Il y a crise, Monsieur Pratte, lorsque plus de 150 000 personnes descendent dans les rues, avec une discipline exemplaire et de façon pacifique, et que le gouvernement demeure sourd à entendre leur message. Lorsque les sondages montrent qu'il y a une fracture générationnelle dans l'opinion publique, qui opposent les plus jeunes à leurs aînées dont ils devront pourtant assumer la facture de leurs choix politiques passés.

Enfin, il y a bien crise, Monsieur Pratte, lorsqu'une mauvaise blague lancée devant le gratin du milieu des affaires devient plus efficace à dénouer une impasse politique que la voix légitime de milliers de citoyens s'adressant à leur gouvernement ...

Vous écriviez à propos des manifestants étudiants, le 9 mars dernier, que « les jeunes participant aux manifestations constituent une petite minorité, parfois même une minuscule minorité. » À peine deux semaines plus tard, cette « infime minorité » faisait mentir de façon éclatante votre analyse de la veille : des dizaines de milliers d'entre eux se réunissaient au centre-ville dans l'une des manifestations les plus imposantes de l'histoire du Québec contemporain. Vous écriviez également, peu après le 22 mars, que le mouvement de grève allait mourir de sa belle mort au bout de quelques jours. Nous approchons du mois de mai, et nous en sommes maintenant à la onzième semaine.

Loin de s'essouffler, les mandats de débrayage se reconduisent à la grandeur de la province alors que de nouvelles facultés entrent dans la danse. Or cette crise, Monsieur Pratte, elle n'est pas l'apanage du seul mouvement étudiant. C'est aussi la crise d'une vaste majorité de la population qui ne se reconnaît plus dans les valeurs de notre système politique, où l'ambition personnelle, l'appât du gain et l'impunité dans la gestion des deniers publics ont mené, après près d'un an de demandes incessantes, la tenue d'une commission d'enquête publique. Cette crise, Monsieur Pratte, c'est aussi une crise de confiance devant la gestion douteuse de nos ressources naturelles et la volonté de développement effréné, sans mesurer les impacts réels sur notre territoire et sans savoir si nous tirerons notre « juste part » des profits.

Ne vous surprenez donc pas si, après avoir ridiculisé les premières manifestations de ce printemps mouvementé, la population faisait à nouveau mentir vos analyses dimanche dernier par une nouvelle marche d'une ampleur historique, qui regroupait non seulement les citoyens inquiets quant à l'avenir de notre planète, mais qui rassemblait également toutes les causes et tous les groupes laissés pour compte par le gouvernement Charest. Notre société traverse une période de profonds changements ou du moins, une période de déplacement des plaques tectoniques sociales.

La grève étudiante n'en est que l'une des nombreuses secousses sismiques apparentes. Échouer à le voir relève soit de l'aveuglement volontaire, soit d'une profonde incapacité à comprendre la grogne qui s'exprime de plus en plus fort, et ce, depuis plus d'un an. Douce ironie, nombre de vos collègues chroniqueurs de La Presse, eux, ont flairé l'effervescence sociale de ce printemps, de Patrick Lagacé en passant par Michèle Ouimet, de Rima Elkouri jusqu'à Marie-Claude Lortie.

Monsieur Pratte, à trop temporiser, minimiser ou ridiculiser l'ampleur de la contestation sociale, l'on court le risque de se voir accoler l'étiquette de l'insignifiance ou de la servilité intellectuelle envers les décisions d'un gouvernement que vous appuyez - à bon droit - publiquement. Mais il y a une chose plus grave, pour un observateur de la vie publique, que d'avoir été du mauvais côté de l'histoire.

C'est de se voir contredire, jour après jour, par le changement en marche ...

 
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Depuis le début du conflit qui oppose le mouvement étudiant au gouvernement du Québec, l'éditorialiste André Pratte tente par tous les moyens de minimiser l'impact de la crise qui secoue le milie...
Depuis le début du conflit qui oppose le mouvement étudiant au gouvernement du Québec, l'éditorialiste André Pratte tente par tous les moyens de minimiser l'impact de la crise qui secoue le milie...
 
 
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09:46 sur 26/04/2012
Pour avoir l'heure juste des grands enjeux de l'histoire,
ne lisez pas monsieur Pratte.

Pour avoir l'heure juste de ce qui se passe dans la tête du propriétaire de La Presse :
lisez monsieur Pratte !
20:15 sur 25/04/2012
Dans ce conflit, tout le monde a l'air de croire que l'augmentation des frais de scolarité est la panacée qui règlera le problème du sous-financement de nos universités. Ceci ne serait vrai que si le gouvernement maintenait son financement à son niveau actuel. Or le gouvernement s'est-il engagé à le faire ? On sait qu'en période de compressions budgétaires, c'est souvent l'éducation qui écope. Si cela se produisait, nos universités seraient encore en difficulté financière, sauf que le gouvernement aurait réussi à transférer le fardeau sur le dos des étudiants.
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22:52 sur 25/04/2012
Dans votre analyse vous n'avez pas considéré le surfinancement accordé aux universités anglophones, par rapport au ratio de la population anglaise de souche qui ne forme que 8% de la population au Québec : McGill, Concordia et Bishop's reçoivent exagérément plus, per capita, que les universités exclusivement francophones.

Quand on observe que des dizaines de millions $$$ (voire des centaines) venant d'entreprises de l'extérieur viennent financer uniquement les universités anglophones et leurs programmes de recherche, cela ne fait qu'augmenter l'ampleur du scandale du financement de nos universités. Il faut commencer à se poser de sérieuses questions.

La même aberration financière s'applique au financement des les hôpitaux dits anglais ou juifs à Montréal.

Les étudiants ont raison lorsqu'ils affirment qu'il y a de meilleures façons de gouverner avec les deux mains sur le volant. L'argent est là mais il n'est pas dirigé vers le bon endroit : vers le bien commun et le partage des richesses.

Si on «régularisait» le financement équitable des universités peut-être trouverait-on le moyen d'assurer la scolarité gratuite en français dans toutes les universités du Québec.

Plutôt que de se taper sur la gueule en pleine rue.......................
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Frdric Valle
07:03 sur 27/04/2012
C'est évident que les université anglophone sont sur-financé. Mais juste le fait de le dire est révolutionnaire en soit!
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17:01 sur 25/04/2012
Monsieur Brisson, vous êtes magistral : .....et les mots pour le dire viennent aisément...

Toutefois, contrairement à ce que pourrait laisser croire votre billet, monsieur Pratte n'est pas un être déconnecté de l'histoire. C'est un homme d'une intelligence exceptionnelle.

Celui qui l'emploie, a déjà embauché avant lui Pierre Elliott Trudeau, Jean Chretien, Brian Mulroney et même Stephen Harper. C'était avant qu'ils ne deviennent Premier-ministre.

Cet homme, peut se permettre d'ignorer l'histoire parce que cet homme croit que c'est LUI qui fait l'histoire.
À chaque fois que j'ai mentionné son nom sur une tribune, le message a été censuré.

À tout hasard, je vous laisse ce lien :
http://www.lametropole.com/blog/Stephane-Maestro/les-desmarais-y-a-rien-l%C3%A0
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21:08 sur 25/04/2012
Faites un copier-coller du lien pour accéder à l'information proposée.
Un problème technique empêche le clic sur objet de fonctionner.
10:10 sur 25/04/2012
A quand un vote universel par les étudiants! Il y a encore plus d'étudiants sur les bancs d'école que dans la rue! La démocratie est, depuis toujours la voie de la majorité. Que les bébés gatés retournent sur les bancs d'école au plus vite! Quant à moi, le ministère de l'éducation devrait décréter une date limite de retour en classe et assurer l'accessibilité au cours. Les étudiants absents perdraient automatiquement leur sesseion et devrait passer après la nouvelle cohorte s'il reste de la place.
Pour une fois, le gouvernement mets ses culottes, j'espère qu'il les gardera.
12:08 sur 25/04/2012
Pour ce qui est de la majorité, je ne pense pas que les sondages soient des outils fiables afin de bien représenter la volonté populaire, comme nous avons pu le voir avec le cas du Wildrose Party, dont les sondages assuraient une victoire.

J'aimerais que vous définissiez bébé gâté. Pourriez-vous me dresser un portrait socio-démographique et psychographique de ce genre de personne? Beaucoup de gens utilisent des stéréotypes entendus ailleurs pour ensuite les utiliser à leur tour sans qu'il y ait un once de véracité dans leurs propos.

La ministre Beauchamp n'a pas les pouvoir d'imposer de telle suspension de session, mise à part en menaçant les administrateurs de chaque établissement de sanction envers eux ou leur établissement. Ainsi, Il en revient à chaque établissement de mettre en place des mesure qui doivent être prisent au cas par cas. De plus, les étudiants ont pour la plupart fait leur choix de cours pour la session de l'automne 2012.

Bref, les mesures que vous préconisez pourraient créer des tension extrêmes entre les différents protagonistes.

J'aimerais savoir pourquoi vous appuyer la hausse des frais de scolarité alors qu'il y a tant de mauvaise gestion de denier public?
18:00 sur 25/04/2012
Facile tout le monde devrais payer sa part pas ben ben dur a comprendre ca pour un universitaire. Vous vous penser indispensable lol mais tu semble oublier qu'au Québec a 8 millions de personne de population . vous êtes comme pas ben ben pesant lol

Il serait peut être le temps de demander a la population si oui ou non on veux que vous manifestiez pas sur que vous allez aimer la démocratie Québec mes ti étudiants vous nous coûter de plus en plus cher la . Si nous devons payer les proffs qui vous encourage au boycott ben la c'est sur que ca va tres mal aller bon byby baby
09:08 sur 25/04/2012
En 3 lignes et avec votre photo "kitch" de grand penseur de Rhode... vous avez déjà démoli toute crédibilité à mes yeux...

1) M. Pratte est un éditeur. "En journalisme, un éditorial, est un article qui reflète la position de l'éditeur ou de la rédaction sur un thème d'actualité." Bref, je ne crois pas qu'il tente de minimiser par tout les moyens l'impact de la crise mais surtout de faire valoir une opinion, la sienne. Ce qui est d'ailleurs rafraîchissant puisqu'il apporte au débat un équilibre intéressant avec les idéaux des pro-grèves qui sont d'ailleurs très en "vogue" dans le milieux des grands penseurs comme vous...

2) Vous généraliser comme plusieurs sur la région de Québec avec ses radios poubelles encore une fois. Bien-sûr, vous allez me dire que vous êtes originaire et vivez à Québec pour avancer ces propos... Sérieusement... encore une fois -1 sur l'échelle de crédibilité car la réalité est que si la radio poubelle est omniprésente à Québec... il y en a d'autres aussi vous savez et nombreux sont les gens de Québec (comme moi...) qui aime à écouter autres choses. D'ailleurs qu'en est-il des Stéphane Gendron, Dr Mailloux etc. de ce monde... dans vos réflexions...

Bref ... votre point de vue de grand penseur à sens unique est très decevant... pour avoir accompli autant d'études d'ailleurs...
11:06 sur 25/04/2012
Chez «les grands penseurs», les «idéaux pro-grève» ne sont pas «en vogue», comme vous dites, mais sont plutôt le résultat et la poursuite d'une réflexion profonde qui prend racine il y a des millénaires dans un projet initial, à savoir libérer l'Homme de toutes sortes de contraintes, qu'elles soient physiques ou sociales.
C'est justement parce qu'ils pensent qu'ils ont cet idéal. La lutte étudiante est fondée sur ce projet initial. S'affranchir autant que possible de l'absurdité de la condition humaine, ce n'est pas «un point de vue à sens unique», c'est un but universel, le vôtre et celui de tout le monde, pensez-y bien.
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Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
11:55 sur 25/04/2012
Bravo !!
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spaceknife
09:03 sur 25/04/2012
La tactique de com de Charest, m'apparait empruntée à celle utilisée par le gouvernement Netanyahu d'Israel comme excuse pour refuser de négocier avec le Hamas.

Noam Chomsky a bien décrit et dénoncé cette tactique de sabotage de vocabulaire dans ses livres et ses conférences mais elle semble assez efficace à court terme .

Pas certain que ça va lever bien haut ici quoi que monsieur Pratte n'a pas manqué de l'attraper au vol.

Encore un exemple qui démontre à quel point ce gouvernement et ce journaliste ont toujours été très loin de la réalité de la population.
Le monde, pour eux, se résume à des colonnes de chiffres.
08:24 sur 25/04/2012
Je me demande vraiment qui accorde encore de la crédibilité à Mr Pratt. Cette personne est littéralement en porte à faux avec à peu près tout ce qui n'est pas libéral intégriste.
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Reflexion01
Reflexion 101
08:04 sur 25/04/2012
La grève Étudiante est une manoeuvre purement Politique du PQ et des Syndicats..vous oubliez de le dire dans votre lettre...
Au départ le courroux étudiant a été stimulé par des manoeuvres histériques de Radio Canada, et sans le soutien de certains Médias, ce conflit n'aurait pas touné au fiel et n'aurait pas couté des millions de plus aux contribuables qui n'ont pas a subir du chantage détourné !

On est loin de la démocratie vous ne trouvez pas ?
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Frdric Valle
10:03 sur 25/04/2012
"La grève Étudiante est une manoeuvre purement Politique du PQ et des Syndicats"

C'est encore de la faute au méchant syndicaleux Péquistes. Ben voyons donc c'est n'importe quoi!
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Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
11:58 sur 25/04/2012
Reflexion01 : «La grève Étudiante est une manoeuvre purement Politique du PQ et des Syndicats..vous oubliez de le dire dans votre lettre...»

Tu prends vraiment les étudiants pour des caves.
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spaceknife
06:25 sur 25/04/2012
Très bien dit, j'endosse entièrement.
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05:48 sur 25/04/2012
Démocratie étudiante? Des votes à main levée, de l'intimidation et l'indifférence par la majorité.
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07:23 sur 25/04/2012
Comme le gouvernement deu PLQ quoi!
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11:52 sur 25/04/2012
Il y a des adoptions de loi a la chambre des communes par nos élus et les votes sont à mains levées pourtant …
Qui … vient nous dire alors que le vote des lois par nos législateurs n'est pas démocratique ?

Ce qui n'est pas démocratique est justement de ne pas vouloir reconnaitre une prise de décision .
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23:05 sur 25/04/2012
Super d'accord !!!

Mais j'ai parfois de la misère avec les gouvernements élus avec 39% du vote.

Ça revient à dire ALLEZ VOTER !
et
vivement une représentation des votes à la proportionnelle.
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23:41 sur 24/04/2012
L'injonction d'aujourd'hui à Sherbrooke, le juge précise que c'est un boycott ne comportant aucun droit de "blocage". Le juge c'est quand même neutre. Il analyse les lois, la jurisprudence etc.

Allez-vous me répondre que le Juge est un TDC . Si OUI, vous niez le système de droit sur lequel le Québec se base. Si vous niez ce système de droit: DISTES-LE DONC *x?*)*?" . S'tu assez clair !

Vous avez une opinion. Je la respecte et je vous dis que vous "charriez".

Oserez-vous répondre à ces 2 questions: 1) Approuvez-vous d'une façon générale le système de droit du Québec. 2) Approuvez-vous d'une façon générale le système démocratique du Québec .

Serez-vous assez brave pour répondre, ici sur ce bloque ?

Je suis pour le droit, la démocratie du Québec, CONTRE la violence, et CONTRE la désobéissance civile. J'ai horreur de la langue de bois et de tous ceux qui ne sont pas capable de dire un OUI, ou un NON (avec explications) à une question et en plus je ne suis pas CONTRE les étudiants. Quand les étudiants se tirent dans le pied, il faut leur dire, et il peuvent alors répondre: OUI ou NON selon leurs options. Après un OUI ou un NON, il est légitime que le gouvernement applique ses décisions.

Ma prochaine action sera de refuser de payer ma part de 83% , pour demander un comptage judiciaire.
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07:31 sur 25/04/2012
Regarde le petit passé de ce juge ;)!
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Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
12:05 sur 25/04/2012
desert222 : «
1) Approuvez-vous d'une façon générale le système de droit du Québec.
2) Approuvez-vous d'une façon générale le système démocratique du Québec
»

Ben beau. Mais ça n'est pas tout car nous ne sommes pas sous la dictature de l'état ni celle des juges.

Pour ce qui est de la violence, la police tape dans le tas autrement plus que les casseurs.

Alors :

Est-ce que desert222 est d'accord avec la liberté d'association et la liberté d'expression ?

Est-ce que desert222 pense que le capitalisme devrait contrôler l’éducation ?

desert222 nie-t-il que les gens instruits représente un avantage globale pour notre société ?
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18:37 sur 26/04/2012
Je n'ai pas vu de réponses à mes questions. Pas fort.
Vous répondez à mes 2 questions, puis je répondrai très facilement aux vôtres.

Merci
23:12 sur 24/04/2012
La mamelle de l'État ne sera jamais assez grosse et assez remplie pour certains...
Quel genre de débats aurions nous dans une véritable société de droite où même le gouvernement Charest passerait pour un gouvernement d'extrême-gauche?

Qu'arriverait-il si l'éducation universitaire était du domaine du privé et que les seules universités publiques peineraient à survivre avec des frais de 10,000$/an par étudiant? Pour trouver la réponse, vous n'avez pas à aller loin, dans un reportage à NBC aujourd'hui, des étudiants parlaient de dettes de $100,000 après 4 années d'université...

Réveillez-vous avant que nous ne perdions cet avantage de fournir à nos étudiants une éducation universitaire de qualité à des prix "ridicules" comparativement aux voisins et que nous soyons obligés d'utiliser des PPP pour que nos universités survivent.

Pour conserver l'accessibilité aux études universitaires de qualité, il faut absolument que les frais suivent, au minimum, l'inflation, pour réduire le fardeau sur les budgets du gouvernement du Québec. Il faut aussi que les dépenses des universités soient suivies de plus près par les contribuables et les intervenants du milieu.

Une autre solution serait, que les profs, pour poursuivre leur élan de solidarité, se mettent au régime et gèlent leurs salaires et avantages sociaux au niveau actuel afin de supporter notre éducation...

Ok, un autre problème de régler, parlons maintenant de notre système de santé, nos infrastructures...
07:30 sur 25/04/2012
Vous devriez évaluer ce que la "mamelle de l'état" donne ou ne perçoit pas comme juste part à toutes ces entreprises qui pillent nos ressources aussi. Je vous soupçonne de dormir lorsque vous évaluez de ce côté....
11:42 sur 25/04/2012
Sans les évaluer, je les sous-entends, si vous voulez faire le compte, je vous laisse la tribune. Vous remarquerez aussi que je n'ai pas évaluez les subventions aux festivals du Cochon et autres ainsi qu'aux Navets style les Dangereux et Camping sauvage de ce monde, ni fait mention d'autres Arts subventionnés.

Mon opinion est qu'il y a un ménage à faire dans plusieurs domaines de dépenses de l'État, pas un rasage au complet, mais un ménage. Mais il ne faudrait pas oublier de récupérer certains revenus, si on veut laisser la place propre aux suivants....
00:23 sur 27/04/2012
Pourquoi demander aux professeurs de se serrer la ceinture et ne pas le faire en ce qui regarde la cohorte des gestionnaires d'universités qui sont bien souvent responsables de ce fameux sous-financement par leur gestion de bottine. Vous avez des partis pris plus que douteux.
10:07 sur 27/04/2012
Madame, vous comprendrez que mon argumentation n'est pas de geler le salaire des travailleurs de l'éducation, mais bien de faire ressortir le fait que toute augmentation amène une pression supplémentaire sur le système d'éducation si elle n'est pas contrebalancée par une entrée de revenu équivalente. Donc, pour maintenir une éducation de qualité, on ne peut réduire les investissements en gelant les frais de scolarité. On doit aussi s'assurer que l'argent est bien dépensé. Tous doivent contribuer, y compris les étudiants et/ou leurs parents qui défraient les frais d'étude pour eux. J'aurai tout simplement un sourire au coin des lèvres, lorsque les profs y iront de leurs arguments, comme le maintien de la qualité de l'enseignement, pour supporter leur prochaine demande d'augmentation de salaire. ;)

Les offres du gouvernement de meilleurs programmes de prêts et bourses et de souplesse de remboursement sont là justement pour que les moins nantis puissent s'offrir des études universitaires sans se saigner et le tout sera ajusté aux augmentations, selon ce que j'en comprends.

Dans tout cela, mon seul bémol est l'ampleur de la récupération que l'on met sur la même génération d'étudiants. Il faut addresser ce problème et y aller d'un étalement ou d'un crédit pour les premières années qui permettraient de ne pas mettre tout le fardeau sur une seule cohorte d'étudiants. Mais il ne faut plus reporter pour qu'une autre génération addresse ce problème. Pour citer le maire Tremblay, dans un autre contexte, "Assez c'est assez!"
22:50 sur 24/04/2012
Quel est le taux de participation des étudiants aux votes de grève? Je sais qu'à l'université Laval, les étudiants diplômés ont voté à 54% pour la grève. C'est en fait 243 étudiants qui ont levé leur main pour envoyer les 11700 étudiants diplômés en grève. Donc, 2,1% des membres ont voté en faveur de la grève et 3,8% ont participé au vote.

Autre question : ceux qui organisent le vote sont-ils neutres face au résultat? Sous-question : ont-il intérêt à viser une participation maximale de leurs membres? Si les organisateurs du vote ont un parti pris, c'est comme si le Parti Libéral organisait le vote aux élections provinciale.
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07:34 sur 25/04/2012
Les AG que moi j'ai vu, tous sont convoqué et de la publicité très visible. Vous savez, c'est comme nos élections au pays, quel est le tôt de participation et pourtant tous le monde le sait?
08:48 sur 25/04/2012
En effet, le cas que je mentionne montre que le concept de démocratie est très relatif pour certaines associations étudiantes. Si les organisateurs ne sont pas neutres, ils peuvent jouer sur plusieurs paramètres pour faire pencher le vote du côté qui leur plaît.

"Dans nos élections au pays", le taux de participation est environ 15 fois supérieur à celui de l'assemblée dont je parle. Une élection avec un taux de participation de 3,8%, dans n'importe quel état, serait considérée comme une honte ou une fraude. Heureusement, un tel cas est inimaginable dans notre pays car le vote est conçu pour permettre au plus grand nombre d'électeurs possible de voter. C'est normal, il est organisé par des gens neutres.
17:19 sur 25/04/2012
«quel est le tôt de participation» WOW!
20:47 sur 24/04/2012
Le gouvernement fait en ce moment ce qu.il aurait du faire il y a deux mois. Il a attendu que ça dégénère.Maintenent c,est la faute de mme marois comme toujours. Comme disait Ronald Reagan le gouvernement crée un problème et ensuite tente de faire croire qu.il s,en occupe Comme il se passe ici en ce moment.
19:28 sur 24/04/2012
Faisons la paix...
Arrêtons de compter car ça nous empêche de voir nos vraies valeurs...
Prenons l'argent des riches car tout est de leur faute...
Distribuons cet argent à ceux qui en ont le plus besoin (ils ne sont pas difficiles à trouver, ce sont toujours ceux qui demandent aux autres de payer pour eux)
Décourageons l'entrepreneuship et la prise de risque car on doit tous être égaux dans notre médiocrité...
Laissons la gauche s'effondrer d'elle même...
Et après on comprendra pourquoi le communisme n'a jamais marché et ne marchera jamais...
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07:38 sur 25/04/2012
Quel commentaire innocent. Est-ce que ça va mieux aux USA? Ce ne sont pas les systèmes le problème, c'est les personnes qui les dirigent. Chaques système a leur bon et leur mauvais. Ce qui fou le bordel c'est les gens.
09:33 sur 25/04/2012
Ça va au moins aussi bien aux USA qu'en Europe! Donc soit que la plupart des dirigeants Européens sont dans le champs ou soit qu'il y a un problème dans le système,,,

Je suis tout à fait d'accord avec votre commentaire disant que ce qui fout le bordel ce sont les gens, surtout ceux qui n'ont aucune vision à long terme et qui ne pensent qu'à soutirer le plus possible du système au nom de la so-so-so-solidarité!
00:28 sur 27/04/2012
La prise de risque ... faites-moi rire. Au Québec les entreprises sont subventionnées de manière scandaleuse et bénéficient d'un système fiscal qui les avantage outrageusement. Quand cela ne fait plus leur affaire ou qu'elles trouvent mieux ailleurs, elles ferment leurs portes et lèvent les feutres ou elles font faillite et repartent sous un autre nom. Vous espérez nous faire pleurer avec les entreprises, informez-vous un peu avant de déblatérer des âneries.
10:03 sur 27/04/2012
Si je comprends bien votre solution, on doit imposer davantage les méchantes compagnies qui créent des emplois et les méchants "riches"?

Chère madame, je vous approuve totalement car ça entre tout à fait dans mon plan d'accélérer l'effondrement de la gauche!