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Panama Papers: hommage à l'évasion fiscale

08/04/2016 10:19 EDT | Actualisé 09/04/2017 05:12 EDT

Depuis quelques jours, les esclavagistes nouveaux ne se peuvent plus : des gens osent vouloir garder leur propre argent et le cachent ailleurs! C'est ce qui cause les déboires de «nos» services publics, ça fait «perdre» de l'argent aux «pauvres» gouvernements et je ne sais trop quoi encore.

Or, il n'en est rien pour deux raisons.

Premièrement, les Panama Papers sont le symptôme d'un cancer généralisé qui touche tous les pays : un gouvernement trop gourmand.

C'est particulièrement évident au Québec, dont la faustérité fait augmenter les dépenses de presque trois % par année, et dont la dette brute représente 55 % du PIB. Même si tout l'argent des paradis fiscaux était récupéré, la folie dépensière des libéraux n'arrêterait pas.

Cette gourmandise fiscale, tel que l'avait prédit Arthur Laffer, fait que les revenus des gouvernements ne sont jamais à la hauteur de leurs attentes - l'inepte Nicolas Marceau l'a découvert malgré lui. Il ne peut en être autrement ; à moins d'être un imbécile heureux qui aime se faire voler plus de 50 % de son salaire, on ajuste son comportement en conséquence. On travaille moins, au noir, ou on place son argent dans un paradis fiscal. Car à tout paradis correspond un enfer...

Mais plus important encore, personne ne semble poser une question fondamentale : pourquoi l'impôt existe-t-il? Si vous avez répondu «construire les routes», félicitations vous êtes tombé dans le pire cliché étatiste qui soit.

Les routes privées ont déjà existé, et elles ne servaient pas aux politiciens pour connecter un village reculé afin de gagner des votes. Même certaines tâches régaliennes comme la sécurité publique peuvent être très bien assurées par des services privés. Malgré tout, le crime à Detroit diminue.

Mais comme toujours, les idiots utiles à la sécurité publique me diront que je profite des services publics, que je devrais déménager en Somalie si je ne suis pas content (dès qu'il déménagera en Corée du Nord), etc. Oui, j'ai profité des services publics... parce que les alternatives, si elles existent, sont tellement chères que seuls les plus riches peuvent se les permettre.

Ainsi, la classe moyenne est doublement perdante : non seulement est-elle très taxée (quoique moins que «les riches»), mais ses revenus ne lui permettent pas de se payer des alternatives de qualité. Elle n'a donc pas le choix de se tourner vers les services «publics» monopolisés par les gouvernements. C'est comme dire que payer un tribut au crime organisé n'est pas si pire, puisqu'il nous laisse en paix et nous protège.

Bref, je salue les courageux John Galt de vouloir garder plus d'argent dans leurs poches.

À moins, bien sûr, qu'on ne me prouve que cet argent ait servi à commettre des vrais crimes (atteinte à la vie ou à la propriété d'une personne). Toutefois, si vous prétendez toujours avoir droit à cet argent, alors je vous invite à aller le prendre vous-même plutôt que d'utiliser l'intermédiaire gouvernemental.

Vous vous rendriez ainsi compte que l'impôt est du vol. Car si prendre 100 % du produit de quelqu'un est de l'esclavage, à quel pourcentage n'en est-ce plus?

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