Oui, une nouvelle danse. Pas très compliquée d'ailleurs. Un pas en avant, un pas en arrière, un pas à droite, un pas à gauche et on recommence, ainsi de suite. On pourrait aussi appeler cette danse la danse des mêlés. . . Parce que les Québécois le sont. Entre deux grands idéaux. La sociale démocratie d'un côté, l'individualisme et la loi du marché de l'autre. Les événements du printemps dernier ne sont d'ailleurs pas sans avoir laissé certaines traces et exacerbé les différences de point de vue.
Deux indices nous portent à penser que cette danse existe bien. Du côté de l'individualisme et de la loi du marché, mentionnons que le principe de l'utilisateur/payeur monte en popularité. Je veux un service, j'en ai les moyens, alors je paie. Je ne veux pas ce service ou je n'en ai pas besoin, je ne le paie pas. Eh bien ce principe prend du galon et près de la moitié des Québécois (43%) s'y montrent favorables alors que 26% y sont défavorables. Différentiel positif de +17% en faveur du principe de l'utilisateur/payeur.
Du côté de la social-démocratie, un autre indice, opposé celui-là, se pointe le bout du nez. Celui d'attribuer à chaque citoyen, en fonction de ses revenus et de sa situation financière, une note de 1 à 5 (1 signifiant très faibles revenus et 5 très élevés) qui déterminerait pour chacun le coût des différents services gouvernementaux, plus la note étant faible, plus le coût étant bas et vice versa. Eh bien, 39% se disent d'accord avec un tel principe alors que 25% y sont défavorables. Différentiel positif de +14% en faveur de l'octroi d'une note.
Cette danse pourrait aussi s'appeler la danse du paradoxe tellement ces derniers sont nombreux chez les Québécois. Une chose est sûre cependant. Il y en a toujours un certain nombre qui ne danse pas souvent. Les plus riches, dans un premier temps, qui sont nettement plus nombreux à favoriser le principe de l'utilisateur/payeur et à condamner le principe de la note. Les hommes également qui préconisent nettement et toujours les notions à saveur plus autonomiste et individualistes au détriment de celles plus collectives.
En fait, la tendance que l'on remarque et qui ne se dément jamais, c'est qu'avec le vieillissement et l'amélioration de sa situation financière, les gens souhaitent obtenir toujours le maximum, mais en donnant le minimum. Est-ce inéluctable, naturel, automatique, inconscient instinctif? Humain même? Possible, mais désolant aus
40 ans plus tard, rien n'a changé.
Je crois que c'est une analyse trop rapide de la situation. Le Québécois n'est pas une seule personne qui vote à la fois pour la CAQ le parti libéral et le PQ. Le Québec est divisé en groupes aux intérêts distincts et chacun de ces groupes a de bonnes raisons d'appuyer le parti qui défend ses idées.
Ça ressemble à ceux qui disent que les Québécois n'ont pas donné une majorité à Pauline Marois. Chaque Québécois a voté comme bon lui semble et le résultat est ce qu'il est. Mme Marois n'est pas majoritaire parce que la population s'est divisée à (presque) part égal pour les 3 partis
Hypothèses:
1- Une résurgence de l'individualisme socio-économique est un phénomène naturel observable dans la plupart des populations veillisantes en occident
2- La population du Québec est vieillissante
3- L'aliéniation et le cynisme généralisé de la population (moins prononcée chez les jeunes je pense) envers la classe politique est un facteur stimulant cette croissance.
Bref, les babyboomers ne veulent pas partager (au sens large) leurs acquis, ce qu'exploite les formations politiques de droite et centre-droite.
2-
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mais les garderies et les congés parentaux par example ne sont des services essentiels. Il faut vivre selon n os moyens.