Pierre Côté

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La danse du Québécois!

Publication: 17/09/2012 15:30

Oui, une nouvelle danse. Pas très compliquée d'ailleurs. Un pas en avant, un pas en arrière, un pas à droite, un pas à gauche et on recommence, ainsi de suite. On pourrait aussi appeler cette danse la danse des mêlés. . . Parce que les Québécois le sont. Entre deux grands idéaux. La sociale démocratie d'un côté, l'individualisme et la loi du marché de l'autre. Les événements du printemps dernier ne sont d'ailleurs pas sans avoir laissé certaines traces et exacerbé les différences de point de vue.

Deux indices nous portent à penser que cette danse existe bien. Du côté de l'individualisme et de la loi du marché, mentionnons que le principe de l'utilisateur/payeur monte en popularité. Je veux un service, j'en ai les moyens, alors je paie. Je ne veux pas ce service ou je n'en ai pas besoin, je ne le paie pas. Eh bien ce principe prend du galon et près de la moitié des Québécois (43%) s'y montrent favorables alors que 26% y sont défavorables. Différentiel positif de +17% en faveur du principe de l'utilisateur/payeur.

Du côté de la social-démocratie, un autre indice, opposé celui-là, se pointe le bout du nez. Celui d'attribuer à chaque citoyen, en fonction de ses revenus et de sa situation financière, une note de 1 à 5 (1 signifiant très faibles revenus et 5 très élevés) qui déterminerait pour chacun le coût des différents services gouvernementaux, plus la note étant faible, plus le coût étant bas et vice versa. Eh bien, 39% se disent d'accord avec un tel principe alors que 25% y sont défavorables. Différentiel positif de +14% en faveur de l'octroi d'une note.

Cette danse pourrait aussi s'appeler la danse du paradoxe tellement ces derniers sont nombreux chez les Québécois. Une chose est sûre cependant. Il y en a toujours un certain nombre qui ne danse pas souvent. Les plus riches, dans un premier temps, qui sont nettement plus nombreux à favoriser le principe de l'utilisateur/payeur et à condamner le principe de la note. Les hommes également qui préconisent nettement et toujours les notions à saveur plus autonomiste et individualistes au détriment de celles plus collectives.

En fait, la tendance que l'on remarque et qui ne se dément jamais, c'est qu'avec le vieillissement et l'amélioration de sa situation financière, les gens souhaitent obtenir toujours le maximum, mais en donnant le minimum. Est-ce inéluctable, naturel, automatique, inconscient instinctif? Humain même? Possible, mais désolant aus

 
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