LES BLOGUES

Et la tendresse, bordel?

23/10/2012 01:48 EDT | Actualisé 23/12/2012 05:12 EST
Alamy

Encore et toujours la tendresse. Ce qu'elle peut en mener large cette tendresse! Au point d'éclipser à peu près tout.

Appelés à se prononcer sur une série d'éléments qui leur manqueraient le plus s'ils devaient se retrouver seuls, la tendresse récolte 41% des mentions des répondants à une récente enquête de l'IRB. Deux fois plus que pour le second élément que constituent les discussions et les échanges quotidiens sur la vie.

Et le sexe dans tout ça? Dernier. À la queue, c'est le cas de le dire. Sur les six choix proposés, le manque au point de vue le l'activité sexuelle n'obtient qu'un petit 6% de mentions. À peine plus pour les hommes (8%).

Et pire. Les répondants qui identifient l'activité sexuelle comme l'élément qui leur manquerait le plus s'ils se retrouvaient seuls sont ceux qui affichent l'IRB le plus faible à 73,10, quatre points sous la moyenne nationale C'est toujours ainsi. Chaque fois que l'importance accordée au sexe devient trop forte, oups, l'IRB fléchit, se contracte et se retrouve nettement inférieur à la moyenne. Le même phénomène se produit aussi avec l'argent. Sex and money, c'est bien pour Las Vegas et les films d'actions mais nettement insuffisant pour le bonheur quotidien.

En fait, toutes les données cumulées par l'IRB vont dans le même sens et justifie, d'une certaine façon, que les deux tiers des Québécois, dans leur relation sentimentale, recherchent le confort et la sécurité plutôt que la passion avant tout . . . Et la tendresse ainsi que l'affection ne sont-elles pas des sentiments proches du confort et de la sécurité?

Mais attention. L'activité sexuelle, tant la fréquence que la satisfaction des rapports contribue directement au bonheur. Il faut seulement s'assurer que la relation ne tient pas qu'à ce seul aspect, sinon . . .