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L'obsession de la parité homme-femme

25/04/2014 12:06 EDT | Actualisé 24/06/2014 05:12 EDT

Depuis quelques années, nous assistons à une espèce de concours où le gagnant est le gouvernement qui affichera le conseil des ministres le plus paritaire. Mais qu'est-ce qu'ils y gagnent? En généralisant un peu : probablement rien d'autre que ne pas avoir les groupes féministes sur leur dos. Actuellement, il y a 35 femmes qui siègent à l'Assemblée nationale sur 125 députés. De ces 35, 18 sont au PLQ, dont 8 sont ministres.

Si les gouvernements s'attirent une « paix féministe » en ayant un gouvernement paritaire, c'est à se demander si cela en vaut vraiment la peine. Avant de me faire taxer de machiste et de misogyne, je tiens à spécifier que la cause féministe a toujours sa raison d'être. Il y a plusieurs combats à mener pour la lutte des femmes. Nous avons seulement à penser à l'équité salariale, l'implication des femmes sur la scène politique ou bien la discrimination à l'emploi. Alors, bien que c'est une lutte qui a changé de visage depuis 30 ou 40 ans, c'est une lutte bien vivante et plus que nécessaire.

Ceci étant, si l'on s'en tient à composition d'organes décisionnels tels qu'un conseil des ministres, devrait-on prioriser à tout prix une parité des sexes, ou bien la compétence des personnes, des êtres humains dans leur ensemble? Je pense qu'il faut dire oui à la discrimination positive, mais pas à la parité à n'importe quel prix.

Il faut mettre toutes les compétences sur la table en oubliant qui les possède et choisir les meilleurs candidats. Par la suite, on regarde qui a les meilleures compétences et si une femme et un homme ont des compétences égales, c'est à ce moment que l'on devrait effectuer une discrimination positive et choisir la femme.

Évidemment, cela ne veut pas dire que les femmes qui n'ont pas été choisies dans le conseil des ministres de M. Couillard n'ont aucune compétence. Je pense que tous les députés ont de grandes compétences qui peuvent être utilisées pour de justes causes. Néanmoins, je pense que les ministres choisis sont les personnes ayant les meilleures compétences et spécialités pour occuper leur poste. Oui, certains vont critiquer M. Barrette à la Santé. Toutefois, ce n'est pas pour un manque de compétence, mais plutôt pour une question d'aspect physique, ce qui est somme toute assez superficiel.

Ensuite, donner la priorité à une femme au détriment d'un homme, à compétences égales, n'est pas non plus un geste anti-homme. Dans un univers comme celui de la politique, où les femmes sont grossièrement sous-représentées, elles se doivent de recevoir le plus d'espace possible sur place publique politique. C'est un moyen efficace, combiner à d'autres, pour amener plus de femmes à s'impliquer.

De plus, cela ne veut pas dire que les 10 femmes libérales qui ne sont pas ministres n'auront aucune responsabilité et seront mises de côté. Au contraire, il y a plusieurs autres postes à combler dans le gouvernement. Entre autres, il y a tous les adjoints parlementaires, les représentants de comités, etc. D'ailleurs, nous n'avons pas vu autant d'adjoints parlementaires depuis l'époque du gouvernement de Bourassa.

Finalement, on se doit de souligner la nomination de madame Lise Thériault au titre de vice-première ministre et de ministre de la Sécurité publique. Elle devient ainsi la première femme ministre de la Sécurité publique au Québec, ce qui n'est pas rien.

Bref. Oui, il y a sous-représentation des femmes en politique et il faut trouver des méthodes pour les amener à une plus grande participation à la vie publique. Toutefois, la parité, bien que souhaitable dans notre société, ne doit pas primer sur les compétences.

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