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Un compromis est possible!

Publication: 9/04/2012 09:00

Cela fait désormais de nombreuses semaines que la grève étudiante s'étend sur l'ensemble du Québec.

Étant nous-mêmes opposés à la hausse des frais de scolarité telle qu'annoncée dans le dernier budget Bachand, nous nous enthousiasmons à l'idée que ce mouvement étudiant propulse la question des frais de scolarité universitaires à l'avant-plan du débat public. Notre optimisme se transforme néanmoins en désappointement lorsque nous constatons à quel point les négociations entre les associations étudiantes et le gouvernement sont laborieuses, voire inexistantes. Chaque parti reste campé sur ses positions : les associations étudiantes réclament un gel alors que le gouvernement n'offre qu'une ouverture très limitée aux revendications des grévistes. Et que le meilleur gagne...

Outre ces deux positions, y-a-t-il une alternative à la crise? Est-il possible d'éviter qu'un des deux groupes demeure insatisfait au terme du conflit, pénalisant ainsi l'ensemble de la société québécoise? Nous sommes convaincus qu'il existe un terrain d'entente qui ne contraindra ni les étudiants, ni le gouvernement, tout en assainissant le problème de sous-financement dont souffrent les universités du Québec. Nous sommes fiers d'appartenir au mouvement de solidarité étudiante actuel. Toutefois, il nous apparaît essentiel d'établir un dialogue afin de sortir de l'impasse. Nous proposons une démarche qui encouragera les étudiants à contribuer au financement des universités de manière plus acceptable. D'autre part, l'idée qui suit a également pour objectif la résolution des problèmes de gestion des universités, mis en lumière par de récents exemples tirés de l'actualité.

Voici trois propositions crédibles pouvant représenter une porte de sortie à la crise pour le gouvernement actuel, autant qu'une solution pour une grande partie des étudiants :

Unification des droits de scolarité et des frais afférents (FIO) : Les frais
institutionnels obligatoires (FIO), qui étaient inexistants en 1968, s'établissaient en
moyenne à 700$ par année en 2010. Le discours actuel du gouvernement voulant que
l'augmentation des frais nous ramène aux droits de 1968 en dollars constants ne tient pas
la route, car il y a omission des frais afférents. Pour qu'une hausse des frais soit crédible,
il faudrait parler des frais totaux, et unifier les frais afférents aux droits de scolarité en
une seule facture pour mieux contrôler leur croissance exponentielle, comme proposé par
Paul St-Pierre-Plamondon et Jean-François Gingras, membres de Générations d'idées.

Création de l'Observatoire des Universités du Québec : Mise en place d'une entité indépendante du ministère de l'Éducation, dont le rôle serait l'étroite supervision des finances des universités. En cas de mauvaise gestion de la part de celles-ci, l'organisation aurait le pouvoir d'imposer des sanctions financières. De plus, elle aurait un mandat semblable à celui de la Régie de l'Énergie du Québec en ce qui a trait à la régularisation des frais de scolarité. Ainsi, les paramètres influant ceux-ci seraient analysés et évalués afin de permettre ou non au gouvernement de modifier les droits de scolarité. Le budget alloué aux prêts et bourses serait également établit par l'Observatoire afin que de possibles hausses des droits de scolarité ne compromettent pas l'accessibilité aux études.

Augmentation conditionnelle des droits de scolarité : Majoration par session des frais de scolarité unifiés moindre que celle proposée par le gouvernement. Celle-ci serait conditionnelle à la réalisation des propositions précédentes et s'échelonnerait sur une période de deux années, dite d' «essai». Cet intervalle de temps permettrait à l'Observatoire mentionné précédemment de s'établir et d'évaluer l'utilisation des fonds supplémentaires accordés aux universités par l'entremise de la hausse. En résumé, une hausse négociée serait instaurée et révisée après deux années.

La semaine dernière, le gouvernement a sorti une première carte de son jeu, dévoilant un programme de prêts accessible à plus d'étudiants et le remboursement proportionnel au revenu. Bien qu'insuffisante, cette proposition a le mérite d'être un premier pas vers un compromis. C'est maintenant au tour des leaders des associations étudiantes de mettre de l'eau dans leur vin et de faire une contre-proposition crédible. Il devient de plus en plus difficile pour eux de rester attachés au gel ou la gratuité des frais, sans même afficher une certaine ouverture. La prochaine semaine sera critique en ce qui a trait à la continuité de la contestation étudiante.

Nous sommes persuadés que plusieurs étudiants et citoyens du Québec affichant une position médiane se reconnaîtront dans notre position qui se veut conciliante. Il faut se rendre à l'évidence : le débat se retrouvant désormais dans une impasse, il est nécessaire d'offrir une voie vers un compromis. Cette proposition n'a pas la prétention d'être l'unique solution ; elle n'est qu'une amorce. Car de ce conflit ne doit sortir ni vainqueur ni vaincu. Qu'un seul gagnant : l'ensemble de la société québécoise.

 
Cela fait désormais de nombreuses semaines que la grève étudiante s'étend sur l'ensemble du Québec. Étant nous-mêmes opposés à la hausse des frais de scolarité telle qu'annoncée dans le d...
Cela fait désormais de nombreuses semaines que la grève étudiante s'étend sur l'ensemble du Québec. Étant nous-mêmes opposés à la hausse des frais de scolarité telle qu'annoncée dans le d...
 
 
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Popularité
20:12 sur 10/04/2012
le gouv n'a pas à négocier avec des putschistes
21:23 sur 09/04/2012
C'est un très bon texte et je suis déçu de ne pas lire des réflexions comme les vôtres dans les journaux à grands titres. Beaucoup comprendraient que les étudiants savent tenir une réflexion, au contraire de ce que plusieurs médias laissent entendre. Cependant, je tiens à préciser qu'une négociation ne s'annonce jamais avec, comme front, un compromis. La négociation commence habituellement par deux propositions fortes et inacceptables, après quoi, les compromis comme les vôtres, commencent à surgir. Dans une guerre d'usure comme une grève étudiante, il est excessivement rare que l'on voit les deux parties sauter aux compromis dès les premières semaines: ils déboulent généralement à la toute fin, quand tout le monde est épuisé. Je crois qu'il faut garder confiance en la capacité des leaders étudiants et des acteurs gouvernementaux de réellement discuter lorsqu'ils s'assoient à la table des négociations. On se croise les doigts.
06:35 sur 10/04/2012
aucune raison de négocier avec les étudiants, nous ne les avons pas élus
20:58 sur 10/04/2012
En 2010, le gouvernement a reconnu que les leaders étudiants étaient à consulter, ainsi que plusieurs autres acteurs du mode de l'éducation, lorsqu'il les a invités à la rencontre des partenaires de l'éducation. Bien que la rencontre n'ait été qu'une supercherie, l'évènement est très représentatif du fonctionnement d'un état moderne: on consulte les personnes du milieu concerné par une mesure donné. Si vous croyiez qu'une démocratie fonctionne une fois au quatre ans et qu'entre temps les élus décident unitéralement de tout, vous avez une piètre compréhension de la politique.
21:13 sur 09/04/2012
le gouvernement n'a pas a négocier avec des enfants gâtés
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
KenKo
20:41 sur 09/04/2012
Une solution typiquement québécoise. S"il y un problème de société, créer un organisme publique pour étudier et surveiller la situation. C'est pour ça qu'on a un pléthore des organismes et entités pour réglementer et surveiller toutes sortes de questions...et qui ajoutent aux dépens de l'état.
16:04 sur 09/04/2012
IL ATTENDENT UN APPEL? Il étaient invité il ont refusé. Les gouvernement les a invité de nouveau a plusieurs reprises ils n'ont jamais appelé pour prendre rendez-vous. Le gouvernement a pris d'autres dispositions et ils attendent toujours un appel. Ils vont attendre longtemps. Ils ne sont même pas légitime en nombre d'agir sur la tenue ou non de la session. Les autres ont le droit d,aller a leur cours et eux pas le droit de les en empêcher. Il répètent continuellement que la ministre ne peut se permettre d,avoir 2 corhortes, que le gouvernement n'aura pas le choix. Et le temps passe et ce sont eux qui vont se ramasser le nez dans la M et ils vont blâmer le gouvernement. EUX ils ont fait quoi comme ouverture à la négociation. RIEN. Ils sont restés campé sur la répétition ^de leur demande sans jamais tenir compte de tout les arguements et les justigfications pour leur faire comprendre et entendre raison. On ne peut négocier avec quelqu,un de fermé et d'aussi mauvaise foi. Ils se font valoir avec un vote qui a été fait par des étudiants qui ne comprenaient vraisemblablement pas la proposition. On doit changer les lois pour obliger les manifestations a visage découvert. Obliger la tenu d'un vote secret et ça chaque semaine. Les étudiants n'ont jamais cru qu'ils mettaient en péril leur session parce que les représentants leurs ont toujours dit que ça ne pouvait arriver.
21:23 sur 09/04/2012
des enfants gâtés qui ne sont jamais fait dire NOOOOOOOON
15:30 sur 09/04/2012
Oui à la considération des frais afférents dans les calcules

Oui à une meilleure gestion des budgets universitaires.

Non à l’augmentation des frais de scolarité.

Le problème avec cette culture du compromis à tout pris c’est qu’elle ne pose pas la question fondamentale : qui a donc raison? C’est faire signe de paresse que de croire que la vérité doit nécessairement se trouver au centre, et ce, peux importe ce qui est proposé à sa gauche et sa droite.
21:23 sur 09/04/2012
personne n'a élu des étudiants pour gérer la province
15:23 sur 09/04/2012
Très bon texte les gars!
15:05 sur 09/04/2012
Je verrais plutôt la hausse tel que prévu avec augmentation selon l'indice du cout de la vie. De même pour les prêts et bourses. Créer plus de programmes coop alternance travail-études avec stage payé par les employeurs. Et un programme de subvention en % proportionnel au revenu pour réduire l'endettement.
Moins de 20,000$ 100% subvention des frais de scolarité, 20-30,000$ 90% suvention, 3--40,000$ 80% etc jusqu'a 100-120,000 10% enlever le plafond d,accessibilité aux prêts et bourses On peut même charger entre 120-150,000$ le plein montant sans subvention et plus de 150-200,000$ charger 110% des frais, de 200-500,000$ 120% et 130% pour ceux dont le revenus familial excède 500,000$ pour les faire contribuer au financement des subventions des autres. S'ils ne sont pas d'accord ils ne seront pas nombreux a protester ;-)