Nous avons tous conscience du niveau élevé de cynisme qui entoure l'engagement politique, exacerbé par une actualité nous montrant tous les jours des exemples -- réels ou allégués -- de comportements inacceptables. Ce cynisme fait de nombreuses victimes collatérales : l'ensemble de la société bien sûr, mais aussi ces milliers de femmes et d'hommes qui militent honnêtement, bénévolement et avec passion pour une cause en laquelle elles ou ils croient profondément, toutes formations politiques confondues. Et aussi, ne l'oublions pas, les élus. Ceux-ci participent volontiers, par esprit d'équipe et devoir, à des événements de financement dont ils ne connaissent en général pas la mécanique, l'organisation, ni les participants. On les voit parfois, plus tard, condamnés par association en raison d'une photographie, d'une contribution ou d'une présence dont ils sont loin de soupçonner la nature. Cela ne peut plus durer sans risquer d'endommager définitivement notre démocratie.
La semaine dernière, j'ai eu l'occasion d'exprimer mon point de vue sur ce qui constitue, à mon avis, le nœud du problème: le financement des partis politiques provinciaux. Comme candidat à la direction du Parti libéral du Québec, je crois qu'il est de mon devoir de partager mes idées à ce sujet afin que nous puissions entamer un dialogue constructif et inclusif sur cette question. Il s'agit d'une question qui doit transcender l'esprit partisan, car elle concerne tous les partis.
La loi actuelle permet un montant maximum de contribution de 1 000 $ par année à un parti politique provincial. Un électeur peut, par ailleurs, donner 1 000 $ dans le cadre d'une campagne à la direction d'un parti politique. Je crois que nous devons préserver le geste de la personne qui souhaite contribuer modérément aux idées auxquelles elle croit. Cependant, ce montant maximal devrait être diminué, peut-être à 100 $ et à 500 $, afin de paraître réaliste pour le citoyen moyen et de ne pas trop affecter le contribuable. De plus, je préconise une diminution du plafond maximal des dépenses autorisées durant une campagne électorale ainsi qu'une augmentation du financement public des partis politiques. Ce sont les principes sur lesquels j'entamerai la discussion.
Ces idées n'ont de sens que si nous faisons la démonstration qu'elles sont applicables, notamment dans le cadre d'une course à la direction d'un parti politique. C'est pourquoi notre équipe n'acceptera que des contributions maximales de 500 $ par électeur. Nous voulons une campagne basée sur les idées plus que sur la forme, et considérons qu'un tel financement nous donnera les moyens de rejoindre les militants dans toutes les régions du Québec. De plus, considérant les moyens technologiques actuels, il nous sera possible de rejoindre les gens qui fréquentent les médias sociaux afin de générer des discussions qui pourraient difficilement se tenir autrement. Il me semblait important de poser ce premier geste.
Je vous invite à partager vos idées sur cette question à travers les diverses plateformesdisponibles, par exemple notre site internet www.couillard2013.com, Twitter ou Facebook.
"Nul ne peut servir deux maîtres ; car, ou il haïra l'un, et aimera l'autre; ou il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon." (MATTH. VI, 24)
http://www.radio-canada.ca/emissions/la_facture/2012-2013/Reportage.asp?idDoc=250401&autoPlay=http://www.radio-canada.ca/Medianet/2012/CBFT/2012-10-16_19_30_00_lf_0533_01_1200.asx
Maintenant que vous avez vu et entendu qu'es-ce que vous pensez du libéral en place celui qui a parler à la caméra... Question. Avec un tout nouveau chef libéral, es-ce que cette politique du
je-m'en-foutisme va perdurer... continuer ou a être modifier?
Je m'excuse si c'était pas politique mon affaire mais j'avais pas de nouvelle pour en parler mais faut que ça se sache un jour on va tous passer par là.
Moi les chefs de cabinet qui ce retrouve comme par magie sur les conseils d'administration de compagnie minière. Ça c'est très préoccupant!
Qu'en pensez-vous Monsieur Couillard?
Serait-il pertinent de revoir aussi les lois concernant le trafique d'influence ainsi que les peine pour ce genre d'infraction?
Parce que entre nous ici au Canada pour être condamné à une VÉRITABLE peine de prison pour trafique d'influence relève de la fiction!
Bonne journée et bonne chance.
Il faut aussi se demander pourquoi c'est pire ici qu'ailleurs. Il faudrait regarder ce que les autres font bien aussi...
Est-ce que votre approche permettrait à un parti qui a zero appuis d'être très présent dans les médias? Mais bon... il s'agit de trouver l'équilibre...
Jean Charest a probablement exigé vers 2009-2010 que ses ministres cessent d’amasser 100,000$/an ; l’enquête Marteau et les révélations de l’émission Enquête de Radio-Canada qui recevait Lino Zambito a réduit les ardeurs des bailleurs de fonds libéraux.
Dons récoltés par le parti libéral du Québec
2003 8 369 876$
2004 8 848 021$
2005 8 203 464$
2006 8 351 270$
2007 7 168 880$
2008 9 269 112$
2009 7 176 851$
2010 4 916 788$
2011 3 765 469$
A partir de quelle date les ministres libéraux n'ont plus été obliger d'amasser 100,000$ anuellement en dons pour la cisse libérale.
On dirait que l'enquête Marteau a réduit les ardeurs de vos bailleurs de fonds.
Vous êtes le candidat favori et avez donc probablement le plus grand nombre de donateurs. Ainsi, diminuer le montant de chaque don aura un impact moins important sur votre campagne qu'elle l'aurait sur celle des autres candidats à la chefferie.
Difficile donc de ne pas voir ici un piège habile tendu à vos collègues: s'ils refusent de vous suivre en abaissant les dons acceptés, ils perdent au plan moral, s'ils acceptent de suivre, ils perdent au plan financier...
Lors d'une conférence organisée par Vision Montréal le week-end dernier, Jacques Duchesneau affirmait que le mandat de la Commission Charbonneau était trop limitée et devrait s'étendre à d'autres secteurs que la construction, l'informatique par exemple.
Le criminologue André Normandeau propose pour sa part de «demander et même d’exiger des services de police de s’immiscer systématiquement dans la vie politique et administrative des villes et des ministères».
Êtes-vous d'accord avec cette position ?
La ville de New-York adopte cette approche pour contrer la collusion et la corruption. Que fera le PLQ ?
Les nombreuses allégations qui pèsent contre des Libéraux notoires, Tremblay, Vaillancourt, Bibeau, Normandeau et combien d'autres ont miné notre confiance en votre parti.
Qu'allez-vous faire?
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Que dire des gens comme vous qui utilisent leur position de ministre pour modifier lois et règlements, afin de favoriser le privé où ils font ensuite le saut ? Que dire du système des portes tournantes ? Que dire des politiciens comme vous, affairistes et carriéristes, qui ne sont pas en politique pour le bien commun, mais pour leur propre intérêt et celui de leur "milieu" ? N'est-ce pas aussi une forme de corruption, une forme rampante et hypocrite peut-être, mais qui en dit long sur l'éthique et la moralité de celui qui l'utilise. Dans votre cas, modifier la règlementation vous a permis d'empocher rapidement le pactole, si ce n'est pas de la corruption, qu'est-ce que c'est ? Du trafic d'influence ?