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Changeons la culture démocratique du PQ

04/10/2016 12:46 EDT | Actualisé 04/10/2016 12:46 EDT

Le Parti québécois élira prochainement son quatrième chef en 10 ans, ce qui crée une certaine instabilité au sein du parti. Pour redonner la stabilité dont a besoin le PQ, le nouveau chef devra absolument d'abord revenir aux valeurs fondatrices du parti, notamment en plaçant ses membres au cœur de celui-ci.

Le Parti québécois est un parti de service public qui a toujours su défendre le Québec, sa culture, ses traditions et sa langue, dans la perspective d'amener la population québécoise vers son pays. C'est par un retour à ces valeurs et vers une participation plus active de ses membres dans son processus décisionnel que le parti pourra renouer avec son ADN et permettre une stabilité renouvelée.

Il faut à ce titre changer la culture démocratique du parti de sorte que les désaccords, qui sont par ailleurs normaux dans tout grand parti démocrate tel que le nôtre, ne se transforment pas automatiquement en déchirements. Les militants rencontrés dans les derniers mois lors de mes visites dans les différentes régions du Québec m'ont très clairement confirmé qu'il est nécessaire de relancer le Parti québécois en le repensant. Il faut repenser ses instances, sa culture démocratique ainsi que ses combats, tant dans le choix des combats que dans la manière de les mener.

Il va sans dire qu'un chef risque fort d'être plus stable s'il gagne les prochaines élections.

Depuis le début de cette course à la chefferie, je m'efforce de mettre les enjeux du parti sur la place publique, ce qui force l'autocritique et permet d'en arriver à des solutions. J'ai proposé plusieurs de ces solutions tout au long de ma campagne, notamment en ce qui concerne l'amélioration des mécanismes démocratiques dans le parti, le besoin de ramener les jeunes et les communautés culturelles vers le PQ en ouvrant ses portes grandes ouvertes, et la promotion d'un dialogue respectueux qui donne le goût de la politique.

Une remise en question n'est jamais chose facile, mais pour éviter une défaite aux prochaines élections provinciales, il sera nécessaire d'avoir à la tête du PQ une personne qui a non seulement une vision globale et objective de la situation du parti, mais qui est également capable de créer un consensus avec l'ensemble des membres. Au courant des derniers mois, j'ai mené une campagne qui rejoint ces deux éléments essentiels en mettant de l'avant une culture démocratique constructive et réfléchie.

Il va sans dire qu'un chef risque fort d'être plus stable s'il gagne les prochaines élections. Une victoire en 2018 est non seulement importante pour le Parti québécois, mais elle l'est également pour l'ensemble du Québec qui souhaite ardemment avoir à sa tête un gouvernement honnête et compétent. En ce sens, si les membres veulent une victoire en 2018, ils doivent se poser les trois questions suivantes : Quel candidat(e) présente les idées les plus susceptibles de rallier la population? Quel candidat(e) a démontré le mieux sa capacité à rassembler les Québécoises et Québécois tout en démontrant sa capacité à bien débattre lors du débat des chefs de 2018? Et quel candidat(e) incarne le mieux un changement dans le Parti québécois qui serait à même d'intéresser à nouveau la population au PQ?

La réponse des membres à ces questions sera déterminante pour la suite des choses et je vous soumets que ma campagne a tout fait pour incarner une réponse positive à ces trois questions. Si vous êtes d'accord avec cette affirmation, je vous invite à faire de moi votre premier choix lors du vote de cette semaine.

Dans les cadre des débats de blogues organisé par Le Huffington Post Québec, découvrez les billets des trois autres candidats à la chefferie du PQ:

>Miser sur la force de notre équipe - Alexandre Cloutier

>Le PQ nouveau doit arriver - Jean-François Lisée

>Un leadership rassembleur et tourné vers le pays - Martine Ouellet

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