Ça commence par un coup de gueule, une idée criée plus fort que les autres. Ça commence par une opinion exprimée à voix haute qui ne plaît pas à tout le monde. Ça commence par un désir pressant de mettre en doute les mauvaises habitudes d'un gouvernement embourbé dans les scandales et corrompu par un manque patent d'éthique. Ça commence par des gens assis qui décident de se tenir debout.
Et ça dérange l'ordre établi. Ça trouble le confort de l'indifférence quotidienne d'une population qui n'avait rien vu venir. Ça ébranle les certitudes d'une société qui se cherche encore.
Fort de son autorité et engoncé dans sa majorité légale, mais pas forcément représentative, le gouvernement québécois a patiemment essayé de mater ses opposants de plus en plus présents, de mieux en mieux articulés, de plus en plus mobilisés.
D'abord en les ignorants, feignant ne pas les entendre tout en prétendant savoir les écouter.
Ensuite en les traitant de petits vandales alors qu'ils n'étaient encore que de pacifiques manifestants passionnés.
Et puis les cris ont monté d'un cran. Pour se faire entendre faute de pouvoir se faire écouter.
Aux cris, les autorités ont répondu par les coups. En jurant qu'elles étaient dans leur droit et en faisant croire au peuple que sa sécurité était menacée par de petits chenapans mal élevés. Ça permettait de ne plus parler des dossiers encombrants de corruption, de conflit d'intérêt, de collusion, de copinage, etc.
L'arrogance et la surdité ont alors aveuglé le gouvernement qui s'est braqué sur ses positions. Comme certains hautains dirigeants de pays lointains...
En essayant de faire croire aux payeurs de taxes que les étudiants étaient de vilains terroristes, le gouvernement a réussi à créer un climat malsain qui, d'un côté, fait peur aux paisibles citoyens et de l'autre lève le cœur des sincères contestataires.
En envoyant ses troupes tabasser sans discernement passants, parents, enfants, étudiants, professeurs,... le gouvernement a démontré son intransigeance et sa fermeté à ne pas plier face au vent de contestation qui souffle contre lui.
Et si les autorités dépassées par les événements ont laissé quelques casseurs infiltrer le mouvement, c'est un hasard qui tombe bien pour justifier l'envoi massif des milices anti-émeute et écraser manu militari la rébellion qui fait bien plus désordre qu'un dîner avec des mafieux en cravate ou des enveloppes brunes glissées sous le manteau.
On n'a pas l'habitude, en Amérique du Nord, de voir tel courant d'opposition publique face à des élus. Mais on a encore moins l'habitude de voir l'usage unilatéral d'une telle violence policière dans une démocratie parmi les plus respectées de la planète. C'est sans impunité que Jean Charest s'est lancé dans une lutte sans merci contre les méchants intellectuels qui démontent chaque jour, argument contre argument, sa théorie d'un plan profitable pour les uns et redevables pour les autres.
C'est contre l'injuste part que les gens se sont mis en marche.
Pour justifier les actions musclées de la police Charest, les sbires du gouvernement ont tenté d'opposer dans certains médias les honnêtes payeurs de taxes à une bande de jeunes écervelés comparé à des enfants gâtés. C'était faire preuve d'un manque flagrant de connaissance de la situation et d'une absence totale de vision. La machiavélique devise «diviser pour régner» appliquée à outrance par Jean Charest et ses compères a permis au gouvernement le plus détesté depuis des lustres à remonter dans les sondages.
Le triomphalisme avec lequel le tandem Beauchamp/Charest a mis, coup sur coup si je puis dire, des offres sur la table pour dénouer la crise n'a d'égal que le manque d'ouverture et la fourberie de celles-ci.
À la suite du mouvement étudiant, des professeurs, des parents, des retraités, des intellectuels, des avocats, des boulangers, des financiers, des quidams, des citoyens comme vous et moi... ont emboîté le pas, convaincus que la cause transcendait la hausse des frais de scolarité et que la société devait se lever si elle voulait avancer.
À Victoriaville, ce peuple en marche s'est encore frappé à un mur. Il y a eu des blessés. La violence a monté encore d'un cran. Des gens on vu leur vie à jamais bousillée. Et le gouvernement n'a pas bougé d'un cran.
Combien de coups, combien de blessures avant qu'on ne les écoute ?
Suivre Pascal Henrard sur Twitter: www.twitter.com/PascalHenrard
Personnellement je serais fier des étudiants... s'ils avaient eux-même arrêter les casseurs professionels pour leur dire de quitter leur manifestation. Je serais aussi fiers d'eux s'ils n,avaient pas mélangé les débats et objectifs (ex: destituer Charrest, gratuité tout azimuts, à bas le capitalisme, etc..). Incapables d'avoir un objectif de combat, tout est mélangé. Mais des enfants peuvent-ils vraiment penser en adultes??
Vous manquez nettement de recul pour analyser une situation qui visiblement vous dépasse. Homme de mots... Essayez la poésie.
Encore une fois je salut l'éveil des étudiants.
D'un homme qui a déjà vu la neige , neiger....
Ce jour là, quand nous regarderons en arrière, qu'allons nous retenir de la grave crise sociale que nous traversons? Est-ce 3 vitrines cassées qui attireront notre attention? Parlerons-nous de ceux qui, tantôt par ignorance, tantôt par lâcheté, ont refusé de faire bouger les choses au Québec? Non. Ce dont on parlera, c'est du combat courageux de ceux qui étaient prêts à se battre pour une cause qu'ils estimaient juste.
Les révolutions c'est comme aller chez le dentiste: Ça fait peur juste avant, ça fait mal pendant mais après on se sent mieux et on se dit qu'on aurait donc dû y aller avant.
http://www.youtube.com/watch?v=vMAGcMtOrgM
À voir intégralement ,surtout à la fin quand il envoi chier Charest !!!
Il est la voix "poubelle" de Montréal.
La population n'a rien vu venir parce-qu’elle est endormie au gaz entre les conteurs de slogans et les prêcheurs syndicalistes....je suis désolé mais là n'est pas la relève de demain...elle est chez les jeunes qui ont continué courageusement leurs études en dépit des complots Politiques !
Ça continue avec des étudiants, qui n’ont jamais rien payé, qui disent, non je ne veux pas faire ma part! Des étudiants qui jouent aux enfants roi (Non, Non, Non,.. ), qui jouent aux victimes!!!
Ça continue avec des artistes, des chroniqueurs, confortablement assis derrière leur bureau, qui vivent par procuration à travers les étudiants.
Signé : un solidaire
Tous, sans exception, tous, Desmarais, Charest, Péladeau, ti-cul Ghauthier, Desdémone Latrémouille, tous, nous avons besoin de la société pour vivre. Mais, pour notre avancement et promotion personnels, nous oublions que nous avons des devoirs envers cette société qui nous permet de mieux vivre. Et cette société est composée d'enfants, de jeunes adultes, d'adultes aguerris et expérimentés et de vieux. Il faut assumer ces devoirs de société ou retourner à l'ère de la jungle, basée strictement sur le moi égoiste.
Solidaire avec qui ? Les banquiers et les maffieux ?!?
Pas besoin, les gens peuvent le voir de leur propres yeux
"En envoyant ses troupes tabasser sans discernement passants, parents, enfants, étudiants, professeur"
Blablabla. Si nous vivions vraiment dans un état policier, alors TOUTES les manifs seraient réprimées, pas jsute celles ou se trouvent des casseurs
" sa théorie d'un plan profitable pour les uns et redevables pour les autres."
ouais, taxer les riches, les banques, geler/diminuer les frais. Il semble que l'arithmétique n'est plus en vogue...
"À Victoriaville, ce peuple en marche s'est encore frappé à un mur. Il y a eu des blessés. La violence a monté encore d'un cran. Des gens on vu leur vie à jamais bousillée. Et le gouvernement n'a pas bougé d'un cran."
Et j'espère qu'il ne bougera pas.
Tes maîtres doivent être bien fiers de toi...
... ainsi que de leurs propagandistes qui te fournissent tes "opinions".
Voilà l'argument de quelqu'un qui n'a rien à perdre dans l'immobilisme.
Mon gars fait parti des rouges, nous avons nos chicanes et mésententes mais j'admire sa volonté de défendre quelque chose.
Nous avons traités notre jeunesse de pareseuse mais dès qu'elle veut bouger nous la matraquons, nous lui interdisons et nous l'ignorons.
Pedro veuillez au moins accepter le mouvement du changement et sortir de votre salon-sofa-47pouce-sacdeship-bière-faitrienpantoute.
Le pire "paternalisme" est celui qui consiste à exempter les jeunes de la critique et de la vérité pour ne pas choquer leurs sensibilité. C'est d'une lâcheté sans nom et répréhensible au plus haut point.
"Remarques dignes d'un bon colonisé qui sait rester à sa place et ne pas faire de vagues.
Tes maîtres doivent être bien fiers de toi...
... ainsi que de leurs propagandistes qui te fournissent tes "opinions""
Tant de mot pour 0 argument
2- zéro
3- non
4- Indépendant de fortune en ayant toujours payé le montant d'impôt comme la majorité des professionnels qui gagnent leur salaire honnêtement. Tout ce que tu gagnes est déclaré donc tu n'as pas le choix. C'est toujours plus facile de rester honnête quand tu n'as pas le choix.
Le terme riche que j'ai employé dans mon commentaire n'est pas exact. Ce sont toutes les personnes qui gagnent leur vie grâce a de la magouille qu'ils font sous la protection des gens qui sont le pouvoir, en retour d'envelope brune.
Vous êtes vous poser la question.... Qui peut bien supporter les Hitler et Kadafi de ce monde.......
La race humaine est devenu tellement égoiste, que nous ne pouvons croire qu'il existe encore des humains qui pensent à la collectivité avant leur besoin personnel.
Je ne critique personne car je suis un de ces incrédules.
« La fourberie ne se voit jamais de face qu'à l'oeuvre.»
De William Shakespeare
Othello,1604
« L'hypocrisie est une huile sociale, la fourberie un miel d'arriviste.»
De Charles Dantzig
Dictionnaire égoïste de la littérature française, 2005
Ceci dit, c'est vrai que la fourberie de la CSN est un miel d'arriviste...
Je ne suis pas pour la violence mais n'est ce pas la seule arme qui reste contre le mépris. Quand on regarde tout ces faux prophetes venir denoncer la violence sur toutes les tribunes et se retourner de bord pour ecrire un texte pour rabaisser les gens. Qui seme le vent recolte la tempete.