Pascal Henrard

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God save Stephen Harper

Publication: 26/09/2012 12:47

Si Stephen Harper agit en cowboy dans la gestion des affaires intérieures du Canada, il joue au colonisé, pour ne pas dire au colon, aux affaires extérieures.

Sa dernière bourde internationale, a eu lieu cette semaine à New York. Alors que les peuples sans pays rêvent de faire entendre leur voix à la célèbre tribune de l'Assemblée générale des Nations unies, notre cher Premier a décidé de ne pas se joindre aux 167 chefs d'État et de gouvernement qui y exposent leur vision du monde.

Il agit ainsi comme un obscur gouverneur de quelque dominion perdu du royal empire britannique.

Par la barbiche de King Henry VIII! Le Canada est en train littéralement de se liquéfier d'un océan à l'autre et de démissionner du grand rôle international qu'il jouait autrefois.

Se rangerait-il définitivement sous le commandement de la couronne britannique? Aurait-il décidé de cacher sa timidité sous les robes de sa royale majesté?

Après les tableaux d'artistes canadiens échangés contre des portraits de la reine Two, Elizabeth de son prénom, c'est maintenant aux canadiennes ambassades de se ranger dans le britannique giron. Bloody hell ! Si ça continue, on va remplacer la poutine par du gigot d'agneau à la menthe dans les meilleurs greasy spoon de nos quelques arpents de neige.

Le Canada glisse en effet de plus en plus inexorablement de la terre de nos aïeux vers la perfide Albion de nos conquérants. Regardons ce qui se passe: campagne de pub pour magnifier les plus obscures batailles anglaises, tartinage de portraits de la dynastie des Windsor dans les bâtiments publics, cérémonies à tout vent pour célébrer la monarchie, visite touristique et agitation de drapeaux en l'honneur de l'héritier du trône et de sa moitié qui ne nous a même pas montré ses joyaux, et j'en passe. Les intentions du gouvernement conservateur sont tellement claires que le jupon de Margaret Tatcher dépasse du pantalon de Stephen Harper.

Est-ce que c'est ce que nous voulons? Être ou ne pas être les fidèles sujets de sa majesté, that's the question!

Si la tendance se maintient, en 2013, on roulera tous à gauche. Ce qui serait paradoxal pour un pays aussi conservateur que le Canada.

 

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