Pascal Henrard

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L'éthique du PLQ est-elle élastique?

Publication: 3/04/2012 20:35

En entendant que Nathalie Normandeau avait été blanchie de tout conflit d'intérêt malgré le fait qu'elle soit passée de ministre responsable du Plan Nord et au service de la population à employée de Raymond Chabot Grant Thornton, une entreprise privée au service de ses actionnaires qui offre des conseils d'experts dans le dossier... du même Plan Nord, je me suis rappelé un texte que j'avais écrit en 2009 à propos de l'éthique de Jean Charest et de ses ministres.

Je vous le copie/colle paresseusement en y ajoutant ici et là quelques commentaires et précisions. Mais vous constaterez qu'en 2012, c'est toujours la même chanson. Et le refrain commence sérieusement à nous échauffer les oreilles.

Ça commençait comme ceci: À force d'étirer l'élastique, le Premier ministre du Québec risque de perdre ses culottes. En effet, un autre de ses ministres s'est semble-t-il placé dans une position de conflit d'intérêts obligeant Jean (en 2009, ce genre de jeu de mot était très drôle) à modifier encore ses règles d'éthique. Ça commence à faire beaucoup de conflits d'intérêts chez nos dirigeants. (Et nous ne parlions pas encore du cas de Nathalie Normandeau, l'égérie du pet de vache)

Jean Charest semble avoir de la misère avec l'éthique. Depuis 2003, il a modifié 3 fois les règles d'éthique imposées aux membres du conseil exécutif. (Quand je vous disais que ce gouvernement avait l'éthique lousse depuis un bon bout...)

Est-il normal qu'une entreprise, propriété d'un ministre, puisse faire des affaires avec le gouvernement? Pas besoin d'être à la tête dudit gouvernement pour savoir que la réponse est aussi simple que la position de Jean Charest lors du dernier référendum pour l'indépendance du Québec. C'est NON. (Pas plus qu'il n'est acceptable trois ans plus tard qu'une ministre puisse passer dans le camp d'une entreprise privée après avoir défendu l'intérêt du public sur des dossiers qui intéressent justement l'entreprise susmentionnée).

On se souvient, en faisant un petit effort, de la Ministre pharmacienne qui avait contrevenu au code de déontologie de son ordre professionnel (et de une), du ministre des affaires autochtones embauché par une compagnie minière après sa défaite aux élections (et de deux) ou, plus récemment, du ministre de la santé qui a sauté les deux pieds joints dans une entreprise privée qui allait profiter des lois... qu'il venait juste de laisser passer (et de trois). Tous ces épisodes déplorables n'ont pas empêché les Libéraux de devenir majoritaires (et d'avoir un ministre de la famille accusé au criminel, et de quatre. Et j'en passe). Comme si la morale de nos gouvernants n'avait pas plus d'importance que la couleur de la margarine.

Je vous propose pour conclure de méditer sur une définition tirée d'un livre que je plogue des fois (il est malheureusement difficilement trouvable en librairie en 2012) car vous savez nous n'avons aucune morale et nous ne sommes soumis à aucun code d'éthique si ce n'est celui de vous divertir tout en vous faisant réfléchir (je conserve toujours en 2012 ce code à l'éthique souple qui me permet d'écrire ce que je pense avant même parfois de penser ce que j'écris).

(Et voici cette délicieuse définition plus que jamais d'actualité)

Éthique, n. f., diminutif d'élastique. Morale extensible qui permet d'étirer ses principes.


 

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En entendant que Nathalie Normandeau avait été blanchie de tout conflit d'intérêt malgré le fait qu'elle soit passée de ministre responsable du Plan Nord et au service de la population à employ...
En entendant que Nathalie Normandeau avait été blanchie de tout conflit d'intérêt malgré le fait qu'elle soit passée de ministre responsable du Plan Nord et au service de la population à employ...
 
 
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
rodrigue
10:48 sur 06/04/2012
Personnellement, je ne crois pas que Dieu existe, je ne crois pas davantage en l'honnêteté, en l'intégrité et en l'éthique d'un membre d'un gouvernement Libéral, sauf peut-être dans le temps de Jean Lesage, mais cela n'a pas duré longtemps. Les personnes élues sont manipulées de l'extérieur, cherchez à qui le crime profite, cherchez l'argent et vous trouverez.
SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Huguette
08:41 sur 05/04/2012
Je trouve que les scandales sont souvent libérales.
15:31 sur 04/04/2012
Au plq ... l'éthique ... connait pas.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
Canada Libre
Le Canada c’est le Québec. Vive le Canada libre
13:26 sur 04/04/2012
L'éthique du PLQ est-elle élastique?

Non. 'y en a pas.
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spaceknife
08:17 sur 04/04/2012
Des conservateurs d'extrême droite au fédéral qui foutent en l'air la réputation du Canada à l'international et le détruisent de l'intérieur.

Et des Libéraux qui n'en ont plus que le nom, car ce sont en fait des conservateurs idéologiquement dirigés comme des moutons par un ex chef conservateur au fédéral .

Absolument et parfaitement désolant.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
spaceknife
08:13 sur 04/04/2012
J'ai 60 ans et je n'ai jamais eu autant l'impression d'être gouverné par des malhonnêtes, pour ne pas dire des bandits.

J'ai travaillé très près de ministres du gouvernement de 1975 à 1991 et j'en ai gardé généralement une très bonne impression mais dans les dernières années autant au provincial qu'au fédéral, c'est pathétique.

On dirait que la vague de droite qui a frappé les USA est en train de nous atteindre et de nous faire reculer sérieusement .
02:54 sur 04/04/2012
Le problème avec l'éthique, tout comme la morale, c'est que c'est justement une valeur élastique. Chacun peut l'étirer ou la rapetisser (ou l'inventer) à sa guise. On l'agrandie quand on veut justifier un geste ou une décision qu'on a pris; on la rapetisse quand on veut critiquer le geste ou la décision que quelqu'un d'autre a pris. Et personne ne s'entend sur un sens ou une définition précise qu'on pourrait lui attribuer. C'est déjà une avancée que cette valeur fasse partie du vocabulaire politique; mais comme elle ne fait pas encore partie du paysage depuis longtemps, je pense que l'on peut excuser, encore pour quelque temps, quelques erreurs de jugement (faut-il rappeler qu'il n'y a pas si longtemps le conjoint d'une ministre des finances était pdg de la Société générale de financement et que personne ne trouvait rien à redire, même pas l'opposition). On pourrait aussi questionner l'éthique journalistique! J'avais lu en 2000 un ouvrage sur le sujet: Les oiseaux de malheur d'André Pratte. Et ce livre est encore d'actualité. Il n'y a rien de parfait.
15:20 sur 04/04/2012
En fait vous questionnez l'éthique des autres, mais en ce qui regarde les manquements très nombreux du PLQ, il faut être compréhensif et le laisser continuer. Quelle mentalité édifiante !

Et pour ce qui regarde Pratte, un type qui fait preuve sur une base quasi-quotidienne d'une mauvaise foi et d'une malhonnêteté intellectuelle qui frisent la "perfection", je ne pense pas qu'il ait grand chose à nous apprendre sur l'éthique.
16:59 sur 04/04/2012
J'aurais écris exactement le même commentaire (mot pour mot) si le PQ avait été au pouvoir. Peut importe le parti au pouvoir et peu importe celui qui est dans l'opposition, on étire l'élastique éthique à sa guise selon ses intérêts. Et laissez ma mentalité tranquille! Vos capacités d'interprétation de la pensée d'autrui sont aussi médiocres que les miennes.
22:35 sur 03/04/2012
Et ça continu! Des bonnes chances qu,il soit réélu.