Vous avez sans doute vu ou entendu comme moi le discours d'inauguration du premier Ministre du Québec au Salon du Plan Nord. Si vous ne faisiez pas partie des invités triés sur le volet qui étaient dans la salle pour boire les paroles de Jean Charest et déguster des mets fins en sa compagnie, vous n'avez pas trouvé ça drôle. Vous avez même été choqués. Ça vous a laissé sans voix. Ça vous a peut-être carrément révulsé voire révolté.
Qu'un chef de gouvernement se permette des fanfaronnades pendant que sa police tabasse sous ses fenêtres son bon peuple n'est certes pas élégant. Qu'il le fasse devant de richissimes profiteurs qui vivent loin des préoccupations populaires est sans doute navrant. Mais que tout ce beau monde se bidonne est extrêmement troublant.
J'ai l'image de Louis XIV et de sa cour. Mais je préfère ne pas me rappeler comment ça a tourné.
Je rappelle les faits. Pas ceux de Louis XIV, ceux de Jean Premier.
À l'extérieur du Palais des Congrès des étudiants, des professeurs, des parents, des retraités, des travailleurs essayent de rencontrer Jean Charest qui s'apprête à inaugurer le Salon du Plan Nord (vous savez, ce vaste chantier qu'on ne sait pas ce qu'il va nous rapporter mais qu'on sait qu'il va nous coûter très cher). À l'intérieur, dans une ambiance feutrée et chic, des gens d'affaires par l'odeur du profit alléchés s'attendent à faire des affaires en or entre la poire et le fromage.
La veille, vous avez peut-être comme moi, regardé l'émission Enquête à Radio-Canada. Et en voyant Jean Charest luncher ce vendredi avec d'éminents gens d'affaires vous n'avez pas pu faire autrement que de penser à cet ami du PM épinglé la veille par Alain Gravel et son équipe et qui ne semblait pas avoir beaucoup de scrupules à brader le Plan Nord.
À l'entrée du Palais, la police repousse les manifestants manu militari et déclare sur le champ (même pas encore de bataille) que la manifestation est illégale. Ce qui aura pour effet de permettre à la police d'arrêter le moindre passant et de le verbaliser en le menaçant d'un casier judiciaire.
On aurait voulu provoquer du grabuge qu'on ne s'y serait pas pris autrement.
La foule se disperse dans le désordre sous les coups de matraques et les gaz lacrymogènes. Un noyau de manifestants se durcit. N'acceptant pas la provocation. La section anti-émeute masquée, armée de boucliers et de matraque charge, bouscule, tabasse, arrête, menotte.
Pendant ce temps, le premier ministre du Québec, s'installe au micro et commence le discours de l'œuvre de sa vie: le plan Nord.
D'emblée, il raille ce qui se passe à l'extérieur en excusant le retard et en invitant les convives qui ont attendu à se précipiter sur leurs assiettes.
Le Premier continue en se moquant de ceux qui courraient autour du Palais. Il ridiculise ensuite les difficultés financières des jeunes en disant qu'ils pourront trouver du travail dans le Nord, sous entendu bien loin. Il conclu sa pitoyable pantalonnade en faisant une allusion à ceux qui travaillent fort... eux. Et en bon humoriste qui s'esclaffe de ses jokes, il étouffe un rictus.
Si ça ce n'est pas jeter de l'huile sur le feu, je m'appelle Mario Dumont. D'ailleurs le syndicat des pompiers qui s'y connait en matière inflammable appuie les étudiants.
C'est indigne d'un premier ministre. Ça manque bien sûr de classe. Mais c'est surtout totalement irresponsable.
Quand on gère la politique comme si on était sur la scène de Juste Pour Rire, il ne faut pas s'étonner de recevoir des tomates. Aujourd'hui elles sont pourries. Attention demain elles seront peut-être en boîte.
Jean Charest devra un jour répondre de ses actes.
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Mépriser autrui a toujours été son moyen privilégié de se créer du capital politique.
Son attitude méprisante ,de la classe moyenne, l'a conduit à toujours refusé de dialoguer. Sa ministre de l'Éducation les a provoqué jusqu'à ce qu'ils se révoltent. La violence, la langue du désespoir, lui sert maintenant de prétexte pour refuser de dialoguer. S'il demande au jeune de payer plutard ses milliards d'empruntés, il pourrait au moins leur donner le moyen de le faire en évitant aux plus démunis de s'endetter pour dix ou vingt ans.
Je ne comprends pas pourquoi la population accepte cette attitude... envers la prochaine génération.
Les jeunes ont compris que l'endettement représente la servitude et les privera de leur liberté de décision.
Vue d'ici, ca ressemble drolement a de l'infantislisme comme raisonnement.
Les journalistes véhicules la gamme des opinions à l'image de la société.
Il ne faut pas confondre le messager et le message....
Je vous signale que patapouf est PM, il n'est pas membre d'un cirque, ni stand-up comic et s'il veut faire carrière à Juste pour rire, qu'il démissionne.
Donc il faut croire qu'il ne respecte pas le groupe des étudiants au même titre que tout autre groupe.
Il ne prend pas au sérieux les étudiants, c'est clair.
Émise par un comique, elle aurait été dröle. Mais par une homme partiellement responsable de la situation, il y a manque de jugement.
Ce sont les élèves devraient un jour réponse actes, il ce qu'ils font est tout simplement illégale. Voulez-vous le Québec de se transformer en Grèce? Frais de scolarité au Québec sera toujours le plus bas au Canada. Ne cessez pas de M. Charest, j'approuve. Tout le monde doit payer sa juste part dans la société y compris les étudiants.
Les frais actuelles sont peut-ëtre les plus bas, mais la dette nationale est aussi la plus lourde et pas à cause des frais de scolarité.
M. Charest respecte l'ordre mondiale concocté par le groupe de Bilderberg en 1954 auquel avait adhéré Lesage.
Tant que les avocats ne voudront pas soigner, ce n'est pas trop grave. Généraliser en traitant les universitaires de pelleteux de nuage, c'est un signe d'ignorance de ce qui s'enseigne dans les universités.
C'est assez frappant le contrate entre (1) la promotion monstre, à coup de petits gâteaux, des investissements que nous allons payer, tous ensemble, pour faciliter l'accès des multinationales à notre sous-sol, en espérant que nous puissions ramasser quelques miettes. Et (2) La volonté ferme de faire payer les étudiants davantage, en utilisant la zizanie comme moyen de travail.
Charest a un certain appui de la population dans le dossier de la hausse des frais de scolarité. C'est quelque chose d'inhabituel pour lui que les gens l'appuient, alors il exploite la situation tant qu'il peut. C'est là que ça devient inquiétant. Parce que les gens croient que les étudiants devraient payer un peu plus, mais ils veulent, du même souffle, qu'on respecte la nouvelle génération qui frappe à la porte. Et ils détestent les situations qui pourissent inutilement par l'arrogance du Gouvernement.
Duplessis avait peur des universitaires aussi il faisait tout pour en réduire le nombre. La population l'appuyait, John Charest de son vrai nom, fait de meme.
Il n'avait simplement qu'à se taire mais il est buté (il pourrait négocier une hausse moindre et offrir une miette de moins aux Jean d'affaires) et vindicatif.
Comme tous ceux qui occupent ce genre de poste, il aime qu'on l'aime et il a mal supporté qu'on ternisse sa fête par une manif.
on ne parle pas de vandalisme qui va coûter des millier de dollards en réparation..de brique lancé sur une voie rapide.. de commerçant qui se sont fait tout saccager sur leur terrasse, et j'en passe...
bien sur tout ça est de la faute de la police. il faudrait que la police cesse d'intervenir dans ce genre de manifestation et on verra la suite?
Commence a etre temps qu'on change de gouvernement que les gens se creusent un peu plus les meninges lorsqu'il est temps de faire un diagnostic du Quebec.
Je lui demandé s'il avait été élu.
Dans l'affirmative, ils avaient le gouvernement qu'ils méritent.
Cette révolte étudiante commence à devenir une révolte de société.
L'endettement de la population la prive de sa liberté de décider. Un façon de consolider la confédération.
Mais ne parler par de la vérité trop haut ça choque les larbins …