Pascal Henrard

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J'étais pour

Publication: 03/05/2012 01:05

Au début, j'étais pour la hausse des frais de scolarité et contre la grève.

Je trouvais ça normal que tout le monde paye pour ce qu'il reçoit. Je n'avais pas intégré le vocabulaire lénifiant du gouvernement qui matraquait déjà que les étudiants devaient payer leur "juste part", mais une petite hausse, me disais-je, ça ne devrait pas faire beaucoup de mal. En tout cas pas de mal à mon confort.

Et puis j'ai changé d'avis.

Quand j'ai vu que la "juste part" ne s'appliquait pas aux multinationales, aux compagnies minières et aux entreprises en collusion.

Quand j'ai appris que, pour ne prendre que quelques exemples, les profits de Gaz Met étaient en 2004 de 168 millions pour 0,1 % d'impôts, Canadian Pacific 716 millions de profits pour 1,6 % d'impôts, Suncor, 1,62 milliard pour 4,4 % d'impôts,...

Quand j'ai vu que la gratuité existait pour les autoroutes et pour les ponts mais pas pour l'éducation de nos futures générations.

Quand j'ai compris que la hausse ne règlerait pas le financement des universités et la bonne gouvernance de celles-ci.

Quand j'ai constaté qu'après sept semaines de grèves, plus de 160 manifestations pacifiques et des tas d'initiatives créatives, les étudiants n'avaient pas le moindre espoir d'une mini ouverture de la part de la ministre de l'éducation.

Quand j'ai vu qu'une poignée de lobbyistes avaient plus d'écoute de la part du gouvernement que 300 000 étudiants en grève.

Quand j'ai appris que la ministre de l'éducation passait plus de temps avec les mafieux qu'avec les représentants étudiants.

Quand j'ai constaté que le gouvernement préférait épuiser la matière première plutôt que d'investir dans la matière grise qui, elle, est renouvelable à l'infini.

Quand j'ai écouté les professeurs et les étudiants et que j'ai constaté qu'il existait de nombreuses alternatives à cette hausse de 75 %. En voici quelques unes qui permettrait d'économiser des milliards à investir dans l'éducation qui pourrait vous faire aussi changer d'avis: augmenter la contribution des entreprises, rétablir la taxe sur le capital des entreprises financières, réduire la collusion et la corruption, demander leurs juste part aux minières,...

Bref, comme disait l'autre, quand j'ai compris qu'il y avait beaucoup de raisons de changer d'avis. J'ai changé d'avis.

Et si je n'avais pas changé d'avis avant, la campagne d'intimidation actuelle du Parti Libéral du Québec contre Gabriel Nadeau-Dubois me donnerait envie d'en changer illico.

Malheureusement, ce gouvernement ne changera jamais d'avis. Il n'a qu'un seul objectif: se faire réélire. Et il est prêt à créer le chaos pour y arriver.

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Au début, j'étais pour la hausse des frais de scolarité et contre la grève. Je trouvais ça normal que tout le monde paye pour ce qu'il reçoit. Je n'avais pas intégré le vocabulaire lénifiant...
 
 
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12:11 sur 08/05/2012
Au Royaume Unis, l'augmentation des frais d'inscriptions ont eu comme consequence une baisse... de la frequentation des bars, des pubs et autres lieux de beuvries.
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SUPER UTILISATEUR DU HUFFPOST
ethrop
micro-bio-tic
13:08 sur 05/05/2012
À tout mélanger, on finit par faire une pizza indigeste. Et puis on peut faire l'économie de vos p'tits élans lyriques. Ça marche avec avec les ados mais pas avec les adultes.. mais, sais t-on jamais, car il se dessine dans le paysage démographique du Québec une classe très particulière qu'on peut appeller les "adulescents", une sorte de personalité hybride dysfonctionnelle qui alimente ses frustrations en re-vivant leur mai-68 sur le dos des étudiants.

Les grandes déclamations et les "J'accuse" mélodramatiques charment peut-être les p'tites poupounes tout nues dans la rue, mais certainement pas les gens qui savent réfléchir.
11:06 sur 06/05/2012
«Lyriques», «mélodramatiques», «ado».... Comme d'hab', des arguments en béton mon p'tit loup!

Encore un peu d'effort et tu arriveras (peut-être) à développer une pensée rationnelle...
12:33 sur 05/05/2012
Votre commentaire est d'or
07:29 sur 04/05/2012
C'est un peu mal honnête comme conclusion l’impôt des entreprises puisque les profits sont imposés via les actionnaires. Ce sont les actionnaires qui payent l’impôt sur les profits et non l'entreprise. La réalité devient tous autre. Si on imposait à 50% les profits et que par la suite l'actionnaire payait 50% d’impôt sur ses dividendes il lui resterait que 25% des profits alors que le gouvernement aurait 75%. De plus, comparer une entreprise qui fournit un service à un étudiant qui en reçoit ce n’est pas un bon comparatif. Oui il y a de grosses lacunes dans notre système politique, mais une absurdité n'en justifie pas une autre.
23:16 sur 03/05/2012
Très puissant comme opinion...mais on ne peut tout changer en quelques semaines.
Cet utilisateur a choisi de ne pas participer au système des médailles.
19:21 sur 03/05/2012
Amen.
18:47 sur 03/05/2012
Si vous aviez une entreprise vous constateriez que le gouvernement va cherche son argent. Ainsi sur tout ce que vend une entreprise les gouvernements iront chercher leur 16% en TPS et TVQ. Un vélo de 100$ vous coûtera à la fin 116$. C'est donc 16% d'impôt cela.

Puis si votre entreprise dégage un profit dès qu'elle le verse à l'actionnaire celui-ci est imposé. Pour ma part je ne peux payer moins de 40% sur tout profit. Mais vous comprendrez que le 16% de TPS et TVQ lui s'applique pas juste sur mes profits mais bien sur toutes mes ventes finales au client consommateur. De plus tous mes employés je dois payer leur impots, les retenus, etc, etc, etc.

Et vous dites qu'ils paient 1.5%. C'est de la malhonnêteté intellectuelle. La gauche ment toujours pour que les gens adhèrent à leur religions.
21:47 sur 03/05/2012
"De plus tous mes employés je dois payer leur impots, les retenus, etc, etc, etc."
Pas certaine que je vous comprend bien! Vous payez les impôts de vos employés? Je vais aller travailler pour vous, parce que partout où j'ai travaillé, c'est moi qui ai payé les miens...
Comme c'est moi en tant que consommatrice qui paie les taxes sur mes achats...
Je me fais vraiment avoir!
"Et vous dites qu'ils paient 1.5%." J'ai beau relire le texte de M.Henrard, je ne trouve pas où vous lisez ça, donc à qui ça fait référence...
Non, sérieusement, un peu de clarté et de rigueur s.v.p!
23:08 sur 03/05/2012
Comme si c'était une religion...Oui bien, on peut bien les faire chanter comme on veut les chiffre, je sais pas comment vous administrez votre compagnie, mais j'ai un discours totalement contraire au vôtre de la part d'un ami qui dirige sa propre entreprise et qu'il trouve aberrant de payer moins d'impôts que sa secrétaire qui en arrache alors que lui est trop confortable...Alors soyez plus clair dans vos propos ou administrez mieux votre compagnie ;)
18:31 sur 03/05/2012
« Quand j'ai appris que, pour ne prendre que quelques exemples, les profits de Gaz Met étaient en 2004 de 168 millions pour 0,1 % d'impôts »

En passant, Hydro-Québec est actionnaire (42%) du holding qui détient Gaz Métropolitain. Une autre grosse partie est détenu par, le Fonds de solidarité FTQ, le Régime des rentes du Mouvement Desjardins, le Régime de retraite de l'Université du Québec et la Caisse de dépôt et de placement du Québec.
16:00 sur 03/05/2012
E*X*C*E*L*L*E*N*T commentaire!!!

L'un des plus justes et des plus convaincants lus jusqu'à ce jour. Chapeau!
15:01 sur 03/05/2012
Les programmes coop obtiennent un meilleur taux de réussite parce que d’une part ils alternes théorie et pratique payante. Le fait de voir plus concrètement ou et dans quelles conditions ils vont travailler une fois terminé agit sur la motivation de terminer. Et élimine l’inquiétude face à la fin des études puisque la plupart ont leur emploi de garanti avant la fin de leurs études. Ainsi les industries se sentent plus impliquées et intéressée a contribuer au financement des institutions pour qu’ils puissent mieux s’équiper. Tout le monde est gagnant. Mettre en contact ceux qui choisissent les programmes coop avec des employeurs, y développer des liens, peut-être faire financer des études supérieures par ces entreprises, est certainement une façon de rapprocher les institutions des citoyens et de permettre des initiatives intéressantes de se développer. Ça existe ici aussi dpeuis des décennies, mais dans les institutions ou on en retrouve plus on retrouve plus de dons des entreprises, des mécennes, même des anciens étudiants.
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JeanFrancoisMauger
Blogueur au Huffington Post Québec
17:57 sur 03/05/2012
Certes, les universités ne doivent pas être séparées des enjeux économiques et industriels du pays. Toutefois, que penser de l'implication - ou du dictat, selon la perspective d'analyse...- des entreprises privées dans la rec...herche universitaire ? Que dire de l'objectivité de ces recherches lorsque ce sont ces entreprises privées qui subventionnent ces programmes... Bon nombre de professeurs s'en plaignent et d'autres ne travaillent que s'ils ont des subventions... Y-a-t'il un organisme de contrôle de ces influences dans les universités ou au gouvernement ? NON ! Car ces entreprises ou leurs représentants siègent parfois au sein même des Conseils d'administration des universités !...
Vous dites "théorie et pratique payante", quelle expression alléchante ! "Des emplois garantis" tentant... mais que dire des théories et pratiques moins payantes qui façonnent littéralement la culture de tout un peuple - à moins bien sûr que cette culture, comme ce qui arrive de nos jours, ne soit que commerciale, liée aux besoins des marchés financiers, etc.
18:50 sur 03/05/2012
1-Si les universitaires qui font des recherches s'imaginent que cest leur role de faconner les culture on a un méchant probleme d'épistémologie. Leur role est de rapporter les fait essayer de les comprendre, les expliquer, les prédire je parles des logues, pour les autres de développer des produits des technologies et des méthodes les objectifs ne changent pas selon qui paient. Peut-être oui développer nos ressources, des alternatives mais en quoi est-ce que ça f^¸conne les résultats. si une entreprises paient un étudiants pour faire une recherche dont les résultats lui appartiennent cest claire alors que cet étudiants aurait fait de la recherche théorique basé sur les recherche empirique des autres, je ne vois pas l,avancement.
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JeanFrancoisMauger
Blogueur au Huffington Post Québec
18:00 sur 03/05/2012
2nd partie: Vous semblez dire : quelle belle manière de rapprocher les citoyens de ces entreprises - pardon, vous employez le termes "institutions" ou alors, c'est confondant ! - Mais ne trouvez-vous pas que ces entreprises ou ces institutions sont assez présents dans la vie de nos citoyens ? à travers la consommation exarcerbée des ces derniers par exemple. Faut dire que subventionner apporte bien de la publicité... c'est bien connu...
Est-ce que la culture d'entreprise doit devenir la norme de pensée ?
14:22 sur 03/05/2012
On a voulu nous faire croire que ceux qui marchent dans la rue en scandant des slogans étaient des voyous, des extrémistes, des bandits... Mais les vrais bandits sont en complet-cravate ou en jupe-tailleur. Ils organisent des cocktails de financement où ils échangent des enveloppes brunes en se tapant dans le dos. Les vrais bandits sont au pouvoir.
21:30 sur 29/05/2012
Les droits de scolarité sont prétendument gelés depuis 40 ans, mais les droits d'exploration eux c'est depuis quand qu'ils sont à 15 sous / l'hectare ?
12:46 sur 03/05/2012
Effectivement, ça prend juste des lâches pour démoniser un jeune de 21 ans.
18:49 sur 03/05/2012
La dette du Québec est de 250 milliards et vous me traitez de lâche. Mais c'est tout le contraire. Je veux nous éviter de faire comme la Grèce.
00:29 sur 04/05/2012
Le problème ici... qu'on vote à gauche ou à droite ça change rien au fait que la société va en s'appauvrissant. Et ce pour 2 raisons : la corruption (mal gestion) et notre système financier. Peut importe qui est au pouvoir le système bancaire en place reste le même. Les gouvernements passent les banquiers restent. Les étudiants donnent déjà un bon coup d'envois en réclamant une saine gestion des universités.
01:49 sur 04/05/2012
Vous faites ici preuve de la même "malhonneteté intellectuelle" que celle dont vous accusez la "Gauche" de faire.

La dette? Quelle dette? Dette nette? Dette brute?
Laissez moi clarifier tout ca et expliquer pourquoi l'on ne peut pas comparer la Grèce avec le Québec.
Oui, notre dette brute est de 250 millions, mais cela ne comprends pas nos actifs.
Nos actifs comprennent notament un organisme nommé Hydro Québec et qui vaut elle-même au minimum (donnés prises sur wikipedia) 70 milliard (si on la vendrait, on obtiendrait bien plus que ca). Bien sur, l'on ne doit pas vendre hydro québec , mais c'est un tout de même une carte de dernier recours si un jour nous devenons incapable de rembourser notre dette. Et ca, la Grèce n'en as pas.

Donc si on additione avoir et dette, notre dette nette n'est pas si élevée que ca.
Faites vous dont du bien à vous même et diversifiez vos lectures de textes d'opinions au dela d'Éric Duhaime :)

La droite et la gauche...chacuns apporte certaines bonnes idées, mais au final, il faut des compromis des deux bords et faire preuve de pragmatisme, par oposition au fanatisme.
12:24 sur 03/05/2012
Cet article résume totalement le fond de ma pensée...précise la vrai nature du problème... il doit être diffusé et lu par le plus de personne possible...parlons de vrai changements !
12:23 sur 03/05/2012
Je veux pas lancer de débat mais je suis un peu en désaccord avec :
La gratuité des ponts et des routes,, les plaques et permis de conduire c'est quoi sa ? C'est pas a meme les impôts donc c'est pas gratuit..

"Quand j'ai constaté que le gouvernement préférait épuiser la matière première plutôt que d'investir dans la matière grise " OK a partir de maintenant qu'il y a un conflit, arrêtons tout les développement économique !!! Parce qu'il y a 300000 étudiant sur les 6 millions de québécois sont pas content !!

Quand j'ai constaté qu'après sept semaines de grèves, plus de 160 manifestations pacifiques et des tas d'initiatives créatives, les étudiants n'avaient pas le moindre espoir d'une mini ouverture de la ministre !! - > Moi non plus quand je braille ma mere me donne pas cke jveux, pis encore moin quand je brise la maison !!!

Et tel que spécifié plus haut, Pourquoi l'économie effectuée sur tout les plan économique qu'isl dépose, iraient automatiquement a l'Éducation ?
10:55 sur 04/05/2012
"Et tel que spécifié plus haut, Pourquoi l'économie effectuée sur tout les plan économique qu'isl dépose, iraient automatiquement a l'Éducation ?" -- Pour réduire le nombre d'ignorant comme toi! En passant quand tu clames que l'éducation ne semble pas si importante, selon la direction que prend ton argumentaire, et qu'on ne devrait pas, en tant que société, miser systématiquement sur ses répercussions HAUTEMENT essentielles pour l'avenir d'un peuple et bien je te suggère quelque chose: relis-toi, évites les fautes; peut-être aura tu ainsi un semblant de crédibilité.
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Pedro Individuo
11:15 sur 03/05/2012
"Quand j'ai vu que la "juste part" ne s'appliquait pas aux multinationales, aux compagnies minières et aux entreprises en collusion"

L'impôt aux entreprises est (presque) inévitablement refilé aux consommateurs. Quant à la collusion, elle est (presque) impossible sur le libre-marché, qui n'existe pas

"Quand j'ai vu que la gratuité existait pour les autoroutes et pour les ponts mais pas pour l'éducation de nos futures générations."

Rien n'est gratuit

"augmenter la contribution des entreprises, rétablir la taxe sur le capital des entreprises financières, réduire la collusion et la corruption, demander leurs juste part aux minière"

à part la corruption, aucune des "solutions" n'est viable

"Et si je n'avais pas changé d'avis avant, la campagne d'intimidation actuelle du Parti Libéral du Québec contre Gabriel Nadeau-Dubois me donnerait envie d'en changer illico."

Bon, GND est un martyr, à c't'heure
01:58 sur 04/05/2012
"Rien n'est gratuit"

C'est un dicton aussi absurde que stupide car la valeur des choses n'est que celle que l'on ne veut bien faire croire aux autres qu'elle vaut. Si rien n'était gratuit, cela ferait belle lurette que je m'aurait approprié toutes réserves d'eau au Québec pour la vendre à gros prix.
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Pedro Individuo
11:01 sur 04/05/2012
"C'est un dicton aussi absurde que stupide"

À moins que tu sois totalement amorphe, tu paies via les impôts, les taxes, les règlements, etc.
21:39 sur 04/05/2012
Je ne contredirai pas, en effet, rien n'est gratuit. Une éducation sans droits de scolarité ne serait pas gratuite, simplement financée autrement. D'ailleurs, si c'est fait correctement, et que c'est bien balisé (nombre d'absences maximal sinon l'étudiant paie le cours, travailler X années au Québec après ses études, ne pas échouer deux fois le même cours ou plus de X cours dans une même session,...) tout en étant adapté pour les étudiants en difficulté, ce serait même rentable. En cerveaux, en culture et même en impôts. (: