Déambuler sur nos routes est devenu un exercice plus périlleux que trouver du stationnement sur le Plateau Mont-Royal le mardi entre 9 h 30 et 10 h 30. Il n'y a pas une autoroute, une route, une rue ou une ruelle de la Belle Province qui ne soit parsemée de cônes orange, de pancartes sauvages, de barrières bancales ou de flèches empoisonnées nous signalant un détournement, bientôt, à gauche, première à droite, par ici, non, par là, on ne sait pas trop où, c'est pas clair,...
Tant mieux, me direz-vous. Si ça s'active sur nos routes, ça donne des jobs à des travailleurs et il y a des entrepreneurs entreprenants qui pourront agrandir leur piscine creusée ou acheter un nouveau yacht.
Mais dans ce simulacre d'activité économique où le laborieux ouvrier est plus souvent en train de lire le Journal de Montréal dans la cabine de son camion avec le moteur qui tourne à l'arrêt que de refaire l'asphalte, la signalisation est tellement chaotique qu'un politicien pourtant habitué à louvoyer n'arriverait même pas à retrouver le chemin de son prochain souper bénéfice.
Les constructions sur nos routes, en plus de coûter bien plus cher que prévu, en plus de profiter à des contracteurs véreux, des fonctionnaires niais et des politiciens pas nets, en plus d'être bruyantes, salissantes, polluantes et, surtout, trop souvent sans aucune vision d'avenir, en plus donc de tous ces inconvénients qui ne sont pas le gage d'un travail bien fait, ces constructions commandées par nos chers, c'est le cas de le dire, gouvernants sont gérées comme des boui-bouis soudanais ou des bordels thaïlandais.
Avez-vous remarqué comme on ne comprend rien à la signalisation? Comme les pancartes ne veulent rien dire, sont placées n'importe comment et à la va comme je te pousse? Comme les cônes déposés au hasard ne vous indiquent ni où aller, ni où ne pas aller, ni comment y aller? Comme les panneaux prévenant l'arrivée imminente de travaux n'annoncent aucuns travaux? Comme les routes barrées ne le sont qu'une fois que vous vous cognez le nez sur une palissade?
Il serait tellement plus simple, civique et, surtout, prudent que le responsable des pancartes fasse sa job.
Mais quand on voit ce qui se passe au sommet de l'industrie de la construction, on comprend que sa base n'ait pas envie de bien faire son travail.
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tout bien pesé, il y a plusieurs responsables des panneaux et contrôles routiers.
-Sur les grandes artères, ce sont des entreprises spécialisées et le travail est plutôt soigné ; les multiple petits chantiers d'Hydro Québec sont également contrôlés par des spécialistes.
-Il en va autrement avec la multitude de chantiers qui emploient leur propre personnel ainsi que leur équipement souvent bancal.
-Puis finalement les municipalités et les villages qui agissent à travers leurs fonctionnaires, souvent démotivés, mal équipés et quelque peu paresseux.
-Les policiers en général sont également fort présents pour réguler la circulation quand il y a des accidents et/ou des incidents routiers ; ces fonctionnaires commencent à diminuer leur autoritarisme pour quelquefois installer des pancartes afin de renseigner sur la nature de leurs barrages routiers.
-Voilà pour les pancartes ; évidemment, vous n'avez pu vous retenir de placer quelques commentaires hors sujet concernant le manque de probité des élus, et autre faune à la recherche de butin facile....
..... c'est de bonne guerre puisque les autres le font.
S'il vous plait, si vous n'êtes pas capable de lire les panneaux, retournez votre permis de conduire à la SAAQ et achetez-vous une carte de métro. Votre texte me laisse croire que vous êtes un piètre chauffeur et un possible danger sur nos routes.