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FFM 2013: <em>Dead Sign</em> et autres critiques

28/08/2013 02:29 EDT | Actualisé 28/10/2013 05:12 EDT

On est déjà rendu à mi-chemin de la 37e édition du Festival des films du monde. En rafale, quelques brèves critiques des films vus au cours des derniers jours.

- Dead Sign (Hui Liu, Chine) :

Ouf, comment un film de la sorte a-t-il pu se retrouver dans un festival ? C'est un film d'horreur banal et sans intérêt qui mêle maladroitement des éléments de slasher et d'esprit malin. À éviter.

Cote: * sur 5

- The Devil's Path (Kazuya Shiraishi, Japon) :

Produit par la Nikkatsu, ce deuxième film d'un ancien disciple du défunt Koji Wakamatsu raconte une sombre histoire de chantage, de vengeance et de rédemption. Beaucoup trop long et éparpillé, ce drame hésite entre le drame conventionnel, le film d'exploitation et le film d'auteur. En dépit de certains éclats de violence saisissants, le produit fini n'est pas toujours concluant.

Cote : **1/2 sur 5

- Don't Cry, Mommy (Kim Yong-han, Corée du Sud) :

Pour son premier long métrage, on ne peut pas dire que ce nouveau cinéaste joue avec de la dentelle. Avec son titre évocateur, Don't Cry Mommy est un mélodrame poignant qui est davantage un film sur l'escalade de la violence qu'un film de vengeance au féminin. Un brin manichéen, le film est dominé par la performance intense de la nouvelle venue Yoo Seon dans le rôle de la mère qui cherche à faire justice soi-même.

Cote : *** sur 5

- Le Weekend (Christopher Granier-Deferre, Royaume-Uni/France) :

Particulièrement raté, ce premier long métrage marie humour noir et violence dans une intrigue hyper artificielle qui ne tient nullement la route. Bref, on dirait du Erik Canuel, mais en pire. C'est dire...

Cote : * sur 5

- Le Miracle (Simon Staho, Danemark/Irlande) :

Situant son action en 1971 dans un petit village où la religion prédomine, ce drame raconte une histoire de retrouvailles, d'amour perdu et... d'un miracle. Le réalisateur filme ses acteurs en gros plan pour mieux faire ressortir leur douleur, leur souffrance et leur désir. Le film baigne dans un univers qui rappelle beaucoup l'extraordinaire The Piano de Jane Campion. Le miracle est un drame soit un brin prévisible, mais fort bien joué où la comédienne Sonja Richter domine ce trio fort bien dirigé.

Cote : *** sur 5

- Jiseul(O Muel, Corée du Sud) :

Basé sur des faits vécus, ce drame de guerre relate l'extermination d'un village de l'île de Jeju par le gouvernement communiste coréen. Tourné en noir et blanc, ce drame distancié présente sèchement les événements sans prendre parti. Malgré les qualités visuelles, la mise en scène maniérée - à la limite de l'ostentation - nous force à demeurer étrangers au drame qui se déroule sous nos yeux.

Cote : **1/2 sur 5

- Nordstrand(Florian Eichinger, Allemagne) :

Ce film raconte les retrouvailles de deux frères dans la maison abandonnée où ils ont grandi. Profondément ennuyant, le film jongle avec de multiples avenues que le scénario propose (secrets de famille, violence conjugale, amour de jeunesse)sans jamais trouver de fil conducteur de telle sorte qu'on a l'impression de se retrouver avec un film inachevé et disparate.

Cote : *1/2 sur 5

- National Security (Chung Ji-young, Corée du Sud) :

Vétéran réalisateur, Chung Ji-Young s'est inspiré de l'autobiographie d'un militant politique durant le régime dictatorial des années 1980 en Corée du Sud. Presque entièrement tourné en huis clos, ce film difficile (mais jamais gratuit) et sans concession raconte les sévices qu'à dû endurer cet homme pendant plus de trois semaines avant qu'on le force à faire une fausse déclaration et d'avouer qu'il est un communiste sous le contrôle de la Corée du Nord. Ce drame carcéral est véritable plaidoyer contre l'emprisonnement illégal et la torture morale et physique.

Cote : ***1/2 sur 5

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