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Fantasia 2013: <em>Commando</em> et autres critiques

15/07/2013 09:46 EDT | Actualisé 14/09/2013 05:12 EDT

Depuis sa fondation en 1996, le Festival international de films Fantasia est maintenant reconnu comme le plus grand et plus influent festival de sa catégorie en Amérique du Nord, une référence majeure sur la scène internationale du cinéma de genre et l'un des événements cinématographiques les plus courus au pays.

Encore une fois cette année, du 18 juillet au 7 août, Fantasia présentera un nombre impressionnant de plus de 120 longs métrages et plus de 250 courts métrages.

Avant de couvrir le festival de manière assidue, j'ai eu la chance de voir quelques films qui y seront présentés dans les prochains jours et semaines.

- Commando: A One-Man Army (Dilip Ghosh): Véhicule pour le nouveau venu Vidyut Jamwal, Commando est un film d'action qui détonne enfin du paysage habituel des films d'action de Bollywood. Bien plus qu'une belle gueule, cet ancien mannequin obtient son premier grand rôle et il est impossible de résister à son charisme et charme. Avec son mélange hétéroclite de kalaripayattu (un art martial indien), de kung-fu et de jiu-jitsu, Jamwal en met plein la vue avec ses capacités athlétiques et martiales. Sorte de croisement entre Ong-Bak et le premier First Blood, Commando : A One-Man Army est un film d'action jubilatoire, rondement mené et visuellement magnifique.

Cote: **** sur 5

- Key of Life (Kenji Uchida): À travers une histoire connue d'échange d'identités, le réalisateur japonais offre un cocktail assez réussi de comédie romantique et de suspense. Malgré un ton résolument lent et sa durée de plus de deux heures, ce film à l'humour très pince-sans-rire offre suffisamment de surprises pour adhérer l'attention du début à la fin. En somme, si vous avez aimé les films de Sabu (Monday, Hard Luck Hero) ce film est pour vous.

Cote: *** sur 5

- Les Kaïra (Franck Gastambide): Après un début fort hilarant, cette comédie de "banlieue" au ton hardiment parodique s'enlise rapidement dans la médiocrité. À travers un fil conducteur des plus minces, le film enfile une suite de sketches à l'humour répétitif et vulgaire à souhait. On peut s'amuser à voir les nombreuses références à La haine de Kassovitz mais c'est très peu.

Cote: ** sur 5

- Un zoo la nuit (Jean-Claude Lauzon): Plus de 25 ans plus tard, le premier long métrage du regretté Jean-Claude Lauzon n'a pas pris une ride. Une belle occasion de voir ou revoir un des meilleurs films québécois.

Cote: ****1/2 sur 5

Pour plus de détails sur la programmation et sur le festival

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