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La sécurité, c'est élémentaire, ma chère Watson...

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Imaginez qu'un représentant des services policiers de votre localité vous tienne le discours suivant: «On observe trop souvent que l'on s'oriente vers ce que le citoyen doit ou ne doit pas faire pour ne pas se retrouver cambriolé... Comme par exemple ne pas laisser sa port débarrée, laisser au moins une lumière allumée la nuit, ramasser son courrier tous les jours, etc. Cela est une erreur car ce processus déplace la responsabilité de l'auteur du vol vers la victime, en l'occurrence le citoyen. Cela doit cesser! Un citoyen a le droit de laisser sa porte débarrée s'il le désire autant que d'éteindre les lumières si bon lui semble!»

Que penseriez-vous d'un tel porte-parole? Vous paraîtrait-il réaliste? Ne vous semblerait-il pas donner préséance à un idéal chimérique sur une attitude de prévention élémentaire? Auriez-vous confiance au jugement d'un tel individu? Certainement pas.

Un questionnement analogue m'est venu à l'esprit à la lecture du commentaire déjanté d'Emma Watson, nouvelle idole féministe et ambassadrice des femmes (que ça leur plaise ou pas) à l'ONU. Son discours victimaire et formaté a fait récemment sensation au sein cette noble institution, qui s'est démarquée il y a plus d'un an en déclarant le 19 novembre Journée mondiale des toilettes, sachant pertinemment que cette date était déjà réservée à la Journée internationale des hommes depuis 1999.

«This will hâve to stôppe!» - Emma Watson

Voici comment Mme Watson s'exprimait à cette occasion: «On observe trop souvent que l'on s'oriente vers ce que la femme doit ou ne doit pas faire pour ne pas se retrouver humiliée... Comme par exemple ne pas s'habiller de telle ou de telle manière, ne pas se balader seule dans certains endroits, etc. Cela est une erreur car ce processus déplace la responsabilité de l'auteur vers la victime, en l'occurrence la femme. Cela doit cesser! Une femme a le droit de s'habiller comme elle le désire autant que de se balader où bon lui semble!»

Bref, Mesdames, sortez toutes en g-strings à trois heures du matin dans le quartier le plus mal famé de votre ville, entre un bar louche et un repaire de motards criminalisés, tout ça au nom de la conscientisation des vilains hommes immatures et déconcertés par la présumée percée des femmes dans notre société. Bravo, Mme Watson!

Voilà un exemple parmi tant d'autres, qui démontre à quel point un discours féministe déresponsabilisant peut compromettre la sécurité de femmes suffisamment crédules pour s'y conformer aveuglément. Les jeunes filles, qui pourraient s'identifier à leur idole, restent les premières victimes potentielles de ce genre d'escroquerie intellectuelle. Ici, le qualificatif «intellectuel» est peut-être un peu surfait...

Que l'on soit locataire ou propriétaire, homme ou femme, adulte ou enfant, la prévention demeure une responsabilité citoyenne. Et ce, sans discrimination quant au sexe...

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