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5 trucs pour comprendre les cyclistes

28/05/2014 09:31 EDT | Actualisé 28/07/2014 05:12 EDT

Dans les dernières semaines, quelques accidents impliquant des vélos ont fait beaucoup parler dans les médias. Avec l'été qui s'en vient, il me semblait pertinent de présenter une petite liste de 5 trucs pour mieux comprendre les cyclistes.

1. Nous n'avons pas de moteur

On parle ici d'un principe avec plusieurs corolaires.

D'abord, l'absence de moteur signifie que l'inertie est un ennemi. La règle ici est commune à tout moyen de transport; tout comme il est plus demandant à une voiture de redémarrer après un arrêt complet, un cycliste à besoin de déployer plus d'énergie pour entamer un mouvement que pour l'accélérer. Dans le cas du vélo, le plus d'énergie, il provient du cycliste, pas de l'explosion dans le moteur. Il faut donc s'attendre à ce que les cyclistes pratiquent de manière plus fréquente le concept de ''stop américain''.

Autre conséquence de notre manque de moteur, si le vélo est dans une montée: laissez de la place. Lorsque je suis sur mon vélo, toute la vitesse que je possède provient directement de mes jambes, lorsque j'ai une côte à monter, cela veut dire que je vais fort probablement faire tout en mon pouvoir pour prendre un élan avant de m'y aventurer. Dans la côte, la dernière chose dont j'ai envie, c'est qu'une voiture me force à faire une manœuvre d'évitement. Porter donc attention lors des changements de voie et les arrêts aux lumières afin de permettre aux vélos de maintenir leurs impulsions.

2. Toutes les voitures sont des menaces, sans exception

Peu importe qu'elles soient stationnées, en mouvement, en panne ou sur ses quatre ''flashers''; pour un vélo, toute voiture, ainsi qu'un espace d'un mètre sur sa droite et sur sa gauche constitue une zone de risque accru et d'incertitude.

Donc non, l'accotement n'est pas la ''zone dédiée'', pas plus que la voie de stationnement. S'il est normal de gérer une certaine proximité avec les voitures, certain moment demande d'assurer sa sécurité de manière purement égoïste, ainsi, sur une route pleine de nids de poule, ou lors d'un passage sous un viaduc, vous devriez vous attendre à ce que les vélos occupent l'ensemble de la voie.

3. Les cyclistes sont dangereux pour les piétons

On va se le dire, déjà qu'un longboard c'est moyen sur un trottoir avec ses 10 à 12km/h, un vélo qui roule entre 25 à 35 km/h n'a définitivement pas sa place sur un trottoir. Les trottoirs partagés et les pistes cyclables restent des solutions qui peuvent s'avérer pratiques, mais il n'en demeure pas moins que la place des vélos, comme les autres moyens de transport rapides, est sur la route.

Je vous rassure, je ne connais aucun cycliste qui bloque des voies juste pour ''faire chier'', ainsi, tout comme les conducteurs ont tendance à ne pas rouler directement coller sur le trottoir, les cyclistes aiment bien avoir un espace tampon. Cet espace permet d'avoir une certaine réactivité face à des situations inattendues, qu'il s'agisse d'un enfant qui court sans regarder, d'une personne qui tombe ou d'un animal qui traverse en courant. Si les accidents qui impliquent des vélos et des piétons sont souvent moins ''dramatiques'', il n'en demeure pas moins que personne ne les désire ni ne les souhaite.

4. Les routes du Québec sont vraiment laides

C'est une évidence de le dire, mais il semble pertinent de le rappeler, les nids de poule sont à Montréal ce que la neige est à l'hiver. Additionnons à cet élément que la majorité des vélos de routes n'ont pas d'amortisseur, on en arrive à quelque chose de pas mal tape-cul. Le malheur, c'est que ces nids de poule sont directement absorbés par les bras des cyclistes et ceux-ci s'avèrent responsables de contrôler le vélo.

En résulte donc qu'un nid de poule peut provoquer un changement soudain, et involontaire, de direction. Il est important pour les voitures de prendre en compte ce facteur, particulièrement lorsqu'elles effectuent un dépassement. Donc, je vous recommanderai d'essayer de dépasser le plus largement possible, voire de reporter le dépassement s'il s'avérait qu'un dépassement sécuritaire n'est pas possible.

5. Les cyclistes sont humains

Je sais que par moment, les cyclistes peuvent avoir l'air vikings en pleine tempête de neige avec leurs lunettes de snow et leurs pneus cloutés, mais au final, sous le suit de skidoo ou l'habit de toile cirée imperméable se cache un humain. Un humain qui peut-être distrait par le soleil qui lui chauffe le visage, par le froid qui lui mord la peau ou par les trente retours d'appels qu'il doit faire, mais que... alors oui, malgré toutes les recommandations, les discussions et les réflexions, des accidents arriveront.

Mais se comprendre l'un l'autre, savoir comment l'autre perçoit la route, ça ne règlera pas tout, mais ça peut faire la différence entre 200$ de réparation et 12 mois de réadaptation.

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