C'est sûr, tout occupés que nous sommes à rager contre la corruption et la congestion, nous ne sommes pas intellectuellement disponibles pour les bonnes nouvelles. Lorsque l'abcès sera crevé, que la nouvelle loi 1 aura fait le tri entre les bons entrepreneurs et les autres, que des élections auront donné à Montréal et à Laval une relève politique toute neuve, nous serons plus réceptifs.
On cible des acteurs sans avoir l'intime conviction qu'ils seront reconnus coupable par un tribunal. On enquête et on produit un rapport de recommandations pour le gouvernement. C'est comme si t'apprenais que ta femme te trompe depuis des années, mais que la seule action que tu peux prendre, c'est de lui écrire une lettre pour lui expliquer pourquoi elle s'est fait pogner et quels moyens doit-elle entreprendre pour ne plus que ça se reproduise.
Déambuler sur nos routes est devenu un exercice plus périlleux que trouver du stationnement sur le Plateau Mont-Royal le mardi entre 9 h 30 et 10 h 30. Il n'y a pas une autoroute, une route, une rue ou une ruelle de la Belle Province qui ne soit parsemée de cônes orange, de pancartes sauvages, de barrières bancales ou de flèches empoisonnées nous signalant un détournement, bientôt, à gauche, première à droite, par ici, non, par là, on ne sait pas trop où, c'est pas clair,...
Depuis quelques jours, j'ai des hauts le cœur persistants. Ces hauts le cœur ne sont pas dûs à un virus quelconque, non pas du tout. En fait, oui. À bien y penser, il s'agit d'un virus qui se nomme TPS! Encore là, j'hésite à employer le titre Monsieur pour parler de cet ignoble individu qui nous explique le plus simplement du monde la façon dont lui et sa gang nous ont volés pendant des années. Je ne décolère pas.
La Commission Charbonneau est comme un téléroman, suivi de près et parfois en direct par des milliers de Québécois avides de révélations-chocs et de scandales. Et présentement, Lino Zambito, ancien entrepreneur en construction et ex-propriétaire d'Infrabec Inc., en est l'acteur principal. Ce téléroman tient en haleine la population et l'ensemble du monde municipal, déjà plutôt malmené ces dernières années par des histoires aussi louches que nombreuses.
L'automne, saison des feuilles mortes, est arrivé. Chaleur et soleil sont derrière nous : c'est maintenant l'heure de célébrer l'Halloween et autres fêtes macabres. Envie de vous mettre dans l'ambiance ? Voici quelques idées de voyages lugubres ou d'activités effrayantes à faire cet automne. Frissons garantis !
Quand il annoncé qu'il y aurait du «croustillant» à la reprise des travaux de la Commission Charbonneau, son procureur en chef, Me Sylvain Lussier, ne savait pas qu'il en ferait partie. La démission-surprise de Me Lussier, alors que la Commission expose sur la place publique un réseau de magouillage, soulève des questions sur le jugement de ce dernier et, par ricochet, sur la Commission Charbonneau elle-même.
Monsieur Francoeur, J'ai pris connaissance d'un article signé par Karim Benessaieh sur le site de la presse.ca. Dans cet article, l'auteur rapporte que la ville de Montréal et ses policiers en sont à une impasse, que la ville prétend ne plus être capable de soutenir ses contributions à votre régime de retraite et qu'elle pense faire appel à un arbitre pour imposer un règlement. Apparemment, la situation vous a ulcéré mais, pardonnez ma franchise, je suis incapable d'être sympathique à votre cause.
On va régler ça de suite : pas fort. Une ancienne Ministre des affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec peut difficilement plaider ne pas connaître les dispositions incluses dans la Loi sur les élections et les référendums concernant le maximum d'emprunts autorisés. En plus, Vision Montréal et Mme Harel avait plaidé non-coupable au début, pour se raviser par la suite.
Il fut un temps où les menus de nos restaurants étaient en anglais, notamment les restos chinois qui annonçaient le dice almond chicken, les egg rolls, les spare ribs, etc. Avec l'affichage commercial, les menus reflétaient très bien cette époque caractérisée par une nette domination de l'anglais, y compris au sein d'entreprises exploitées par des francophones.
Je circulais hier dans le Village gai de Montréal et j'ai été frappé par l'état d'abandon total des lieux, particulièrement de la rue Ste-Catherine. Est-ce qu'il est encore pertinent de dire qu'il s'agit du Village gai quand en fait, il s'agit du Village des drogués et losers de la planète Québec.
Une décennie après son Sommet de 2002, Montréal n'en finit plus de se chercher de nouvelles vocations. Ancienne plaque tournante de la traite des fourrures, port de mer ouvrant le continent et place commerciale de premier plan, Montréal peine à retrouver son leadership dans un contexte où les centres de décisions se sont déplacés vers l'Ouest canadien et où la délocalisation d'une importante part de nos activités économiques aura frappé de plein fouet une métropole pourtant dynamique.
Drôle d'idée que de penser que le maire de notre métropole devrait avoir du sex appeal. C'est pourtant vrai quand on réfléchit à l'envergure de son poste. En effet, il s'agit de l'élu avec le plus de légitimité démocratique au Québec, étant élu directement par le plus grand nombre d'habitants (même le premier ministre n'est élu que par une majorité de voix dans son comté).
Voilà une fois de plus que les «mini-penseurs» de la STM en «maxi manteaux» de prétention, adeptes de la moulinette en tête, s'apprêteraient à nous rabâcher les oreilles avec de grandes, savantes et créatives arabesques administratives pour mettre la table à l'introduction éventuelle de péages aux portes d'accès à Montréal.
Montréal a un problème d'attitude. Depuis des années, sur de nombreuses tribunes, on dénonce son manque de leadership. C'est en ayant un maire qui nous rend fiers que l'on sera fier de Montréal.