Nul doute que c'est par calcul politique que la Coalition avenir Québec (CAQ) propose de réduire le nombre d'élus à Montréal: elle a bien besoin de percer sur l'île, mais cela ne l'empêche pas d'avoir raison. On sait que Montréal est surgouvernée avec ses 103 élus et ses 19 arrondissements.
Philippe Couillard et Marc Tanguay, respectivement chef du PLQ et porte-parole de l'opposition officielle pour la Charte de la langue française, ont fait paraître mardi dernier sur le Huffington Post Québec un texte qui expliquait leur opposition «par principe» au projet de loi 14. Soit les raisons pour lesquelles ils voteront contre celui-ci. Puisque je ne peux les laisser sans réplique, j'entends affirmer sans détour l'appui inconditionnel que je confère à ce projet de loi.
La liste des gens qui ont «trahi» Gérald Tremblay est tellement longue qu'on peut se demander dans quel monde parallèle vivait l'ex-maire de Montréal. À tel point que la commissaire Charbonneau a lâché que tout le monde semblait lui jouer dans le dos! Ou bien le maire de la métropole a fermé les yeux pendant son administration de 11 ans ou bien il a manqué à son devoir de vigilance.
On nous en demande beaucoup, à nous Montréalais. Chaque fois qu'on pense avoir passé un cap, stabilisé la situation, une autre tuile s'abat sur l'Hôtel de Ville. Je nous comprends d'être découragés. Mais avant de sombrer dans la sinistrose, ou de jeter la serviette, ne faut-il pas reconnaître, aussi, que bien des choses bougent, sur le terrain ?
La Commission Charbonneau aurait besoin de 18 mois supplémentaires pour finir de débarrasser le Québec d'un système de corruption bien installé. C'est long 18 mois. La juge France Charbonneau a surpris en demandant une aussi longue prolongation de son mandat, soit jusqu'en avril 2015. Compte tenu de l'étendue de la gangrène, l'échéance de l'automne prochain était irréaliste. Mais un an et demi de plus?
Les péages sont présents dans de nombreuses villes du monde, constituant une norme qui semble bien établie. Alors, pourquoi Montréal devrait-elle faire différemment? La solution du péage constitue en effet une idée plus qu'intéressante pour la métropole. Elle devrait néanmoins faire l'objet d'une étude approfondie à laquelle participeraient les gouvernements, les entrepreneurs, les professionnelles, ainsi que la société civile.
« Sorry Madame la Présidente, I didn't understand the question », en d'autres termes « Madame la Présidente, you are not my chum ». Il suffit au témoin récalcitrant d'exprimer clairement qu'il ne comprend pas la langue, ou les nuances de la langue de son interrogateur, pour soulever un doute raisonnable qui lui permettrait éventuellement d'être acquitté d'une accusation de parjure et d'outrage au tribunal. Ajoutons à cela le fait qu'on ait retardé cette enquête, ce qui a pour effet direct de justifier pleinement les trous de mémoire...
Le débat sur l'avenir du stabile d'Alexander Calder intitulé L'Homme (Man, Three Discs) situé sur le belvédère de l'île Sainte-Hélène du parc Jean-Drapeau est relancé depuis quelques semaines. Certaines personnalités publiques souhaiteraient le déraciner de son lieu d'accueil. Nous y sommes farouchement opposés.
Nous sommes au courant de cette maladie qui gangrène Montréal, je veux parler de la corruption généralisée dans le domaine de la construction municipale. Bref, le bilan du maire Tremblay en matière d'éthique est bel et bien un échec. Mais au-delà des révélations que nous a offertes la commission Charbonneau, quel portrait peut-on brosser de la décennie Tremblay ? D'abord, Gérald Tremblay a eu, comparativement à ses prédécesseurs, l'audace de s'attaquer à la déficience et la déchéance des infrastructures souterraines.
Les amants de la vie familiale urbaine ont avalé leur café de travers, ce lundi matin, en découvrant dans La Presse que des mini-patinoires aménagées sur des ruelles de Villeray, à Montréal, avaient été détruites sans préavis. L'aménagement des ruelles, vertes en été, blanches en hiver, est un formidable atout pour les familles urbaines.
La commission Charbonneau a péché en ne filtrant pas suffisamment le témoignage du témoin Dumont. Elle a péché à nouveau en ne réagissant pas immédiatement quand ce dernier a fait des révélations inattendues, aux lourdes conséquences. L'impression que l'on garde, c'est que la commission, furieuse, a décidé d'enfoncer Martin Dumont publiquement, en le faisant parader à la reprise de ses travaux. Mal lui en pris, parce que, ce faisant, elle a ouvert la porte à la coriace avocate Suzanne Gagné.
Vérificateur à Laval, aveuglement à Montréal, maire accusé au criminel à Mascouche, trois icebergs dans une mer trop longtemps tranquille et dont le dessous pourrait s'avérer pire encore. Comment avons-nous fait pour en venir à ça? Comment les municipalités, villes et villages ont-ils pu dériver de la sorte? Autant l'affirmer de suite, nous ne mettons pas tout le monde dans le même bateau (!), mais nous nous mouillerons à émettre certaines recommandations pour aider à revamper un monde politique municipal qui en a bien besoin...
Denis Coderre est un personnage en soi. C'est une évidence que de le dire. Celui qui s'est bâti une stature publique par son franc-parler et par une habile mise en marché sur les médias sociaux est désormais pressenti comme candidat potentiel à la mairie de Montréal, en novembre 2013. Il ne s'en cache pas lui-même, faisant durer inutilement le suspense sur une nouvelle qui n'en est plus une, démultipliant les entrevues (Larocque-Lapierre, Tout le monde en parle) afin de ne pas annoncer sa non-candidature, tout ceci donnant naissance à des scènes quelque peu incroyables où des intervieweurs usent de contorsions langagières, de questions détournées afin de soutirer un semblant de réponse ou quelques idées au futur candidat. Idées qui ne viennent pourtant pas.
Depuis quelques jours, les têtes tombent les unes après les autres. On sent l'énervement, la fébrilité de la population, assoiffée de détails sur un milieu qu'on ne découvre généralement que dans les films, et de manière très séduisante. On sent aussi le découragement, ou même parfois l'indifférence « bah, ça faisait longtemps qu'on s'en doutait ». Pour ma part, je suis cette saga avec un brin de cruauté : qui sera le prochain à tomber?
Il n'y a rien de satisfaisant à voir le maire de la première ville au Québec quitter ainsi, sous l'opprobre public. Non pas que je crois que Gérald Tremblay soit une victime, mais dans cette crise que traverse le monde politique québécois, la responsabilité est en réalité partagée, tant par les politiciens que par la population québécoise. Nous sommes tous responsables de l'état misérable de nos institutions publiques et de la probité de notre classe politique qui, au fond, n'est que le reflet de nos propres choix.
C'est sûr, tout occupés que nous sommes à rager contre la corruption et la congestion, nous ne sommes pas intellectuellement disponibles pour les bonnes nouvelles. Lorsque l'abcès sera crevé, que la nouvelle loi 1 aura fait le tri entre les bons entrepreneurs et les autres, que des élections auront donné à Montréal et à Laval une relève politique toute neuve, nous serons plus réceptifs.