Vérificateur à Laval, aveuglement à Montréal, maire accusé au criminel à Mascouche, trois icebergs dans une mer trop longtemps tranquille et dont le dessous pourrait s'avérer pire encore. Comment avons-nous fait pour en venir à ça? Comment les municipalités, villes et villages ont-ils pu dériver de la sorte? Autant l'affirmer de suite, nous ne mettons pas tout le monde dans le même bateau (!), mais nous nous mouillerons à émettre certaines recommandations pour aider à revamper un monde politique municipal qui en a bien besoin...
On peut dire que c'est la fin d'une époque dans la troisième plus grande ville québécoise. Depuis 1989, le roi de Laval a dirigé la ville d'une main de fer. C'était lui Laval. Que sera l'héritage de ce politicien municipal? C'est évident que les soupçons de corruption et de marchandage vont entacher son règne. Malgré cela, il faut quand même reconnaître que M. Vaillancourt laisse une ville bien en ordre sur le plan économique.
Il n'y a plus de maire à Laval. C'est un accord parfait, je ne toucherais plus à rien. Il ne peut pas y avoir de maire à Laval, puisque Laval n'est pas une ville. Laval n'est qu'un palindrome. "Esope reste ici et se repose". C'est aussi un palindrome. Laval, c'est une chambre. Une chambre aux murs blancs. C'est pour dormir. Ou mourir.