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Lorsque ma meilleure amie m'a annoncée qu'elle était enceinte de son mari, je dois admettre que j'ai eu un sursaut d'émotions contradictoires. J'ai ressenti la joie de voir leur désir devenir réalité - sachant qu'ils ont toutes les qualités pour faire d'excellents parents. En même temps, je n'ai pu m'empêcher d'être jalouse.
Je regardais le match du Superbowl dans le confort d'un grand loft avec mes colocs et des amis... Un vrai dimanche soir bien vache à regarder la télévision avec de la bouffe! Nous avions décidé de nous faire une soirée à l'américaine, avec chips, mini-pizzas, saucisses enrobées de pâte, ailes de poulet... La totale du Superbowl quoi! Après avoir ingurgité tout ce mélange de gras, franchement gavée avec la peau de son bedon bien tendue, ma coloc Arièle a émis à la blague qu'elle n'aurait plus faim pour au moins deux jours et qu'elle pourrait bien jeuner tellement elle avait mangé.
Les amants de la vie familiale urbaine ont avalé leur café de travers, ce lundi matin, en découvrant dans La Presse que des mini-patinoires aménagées sur des ruelles de Villeray, à Montréal, avaient été détruites sans préavis. L'aménagement des ruelles, vertes en été, blanches en hiver, est un formidable atout pour les familles urbaines.
À Toronto j'ai finalement pleuré devant un ami, passé une soirée au bureau à regarder la soirée électorale américaine et fait des avances maladroites à une fille qui a passé le reste de la soirée à me pointer du doigt. J'ai fait une promesse, marché saoul dans la rue, payé trois loyers, juré dans les bus bondés... bref, j'ai commencé à vivre.
Je suis en mode écriture. Triste signe du temps, nous sommes de plus en plus en mode quelque chose. Réduits à l'état de fonctions. Ainsi on ne dira plus: "Après une semaine harassante, je retrouve enfin ma famille et mes amis, je quitte cet uniforme ridicule, je rentre à la maison me reposer", mais plutôt "je suis en mode week-end", "je suis en mode repos".
Alors que l'hiver fait finalement mine - mais oh, si tranquillement - de s'installer, le billet signé il y a quelques jour par Pascal Henrard, collègue blogueur, sur le Huffington Post Québec, intitulé « Abri Tempo : le temps de la laideur », -et qui résume bien ce que beaucoup d'autres disent sur ces fameux Tempo - a éveillé chez moi bien des réflexions.
Les abris Tempo transforment les plus beaux quartiers résidentiels en bidonvilles de banlieue. Est-ce si difficile de prendre une pelle pour dégager votre précieux driveway? Les abris Tempo ramollissent le cerveau de leurs propriétaires qui ne se sont jamais demandés comment faisaient leurs ancêtres. Est-ce si terrible de prendre un balai pour déneiger votre porte d'entrée? Les abris Tempo réussissent à déconnecter leurs propriétaires des joies de l'hiver et de la réalité québécoise.
Le budget Marois doit sonner la fin de la récréation. Les citoyens de la grande région de Montréal ne doivent plus être pris dans l'étau qui se resserre constamment entre d'une part un réseau routier désuet qui ne suffit plus à la croissance de la demande, et d'autre part des prix de l'essence qui ont doublé en huit ans et qui font augmenter en flèche les coûts du transport pour les travailleurs du grand Montréal. Québec ne peut plus tolérer cette fuite en avant et doit agir.
Presque tout employé de TFO vit un rapport particulier avec la langue. Mon caméraman d'Ottawa subissait des railleries dans son école francophone parce qu'il parlait français. Un animateur musical de Sudbury se forge, à coup de connaissances encyclopédiques sur la question, une identité de polémiste de la communauté francophone en Ontario. Les accents, de tous les coins du Canada et de l'Europe, révèlent en surface des histoires bien complexes avec la maîtresse fragile et capricieuse qu'est la langue française.
Y'a pas que la politique et la météo dans la vie. Il y a aussi le trafic! Êtes-vous, vous aussi, un adepte de l'autosatisfaction? Ne dites pas le contraire. Je vous ai vu l'autre jour sur l'autoroute. Vous frôliez l'extase, l'orgasme. Vous n'étiez pas seul à être seul. Vous étiez des milliers à pratiquer l'onanisme à la queue leu leu, peut-être même des dizaines de centaines de milliers les uns derrières les autres, voire des millions à vous faire plaisir ensemble, mais chacun pour vous. Un gouffre de solitude qui encombre le monde sur des milliers de kilomètres de bitume.
À celui qui verse son cendrier plein à craquer de mégots dégoulinants de salive malade dans le caniveau. À celle qui laisse chaque jour les crottes molles de son sale cabot dans des sacs d'épicerie gluants déposés méthodiquement dans les bacs à fleurs du quartier. À celui qui lâche ses gobelets Tim Horton à tout bout de champ du moment que ce n'est pas dans une poubelle. À tous ceux qui croient que la lumière jaune, c'est pour vous obliger à pousser sur l'accélérateur et le klaxon en même temps.
La responsabilité, distinction principale de notre vie d'adulte. Cette responsabilité ultime de faire venir ici de nouveaux petits habitants, et de les accompagner d'amour et de protection vers leur envol. Des années sublimes et exigeantes pendant lesquelles nous sommes propriétaires de ces existences trop fragiles. Puis, parfois, arrive cette minute d'éternité.
Depuis déjà trois mois, la collecte des déchets ménagers est passée dans l'arrondissement Sud-Ouest dont vous êtes le maire, de deux à une fois par semaine. Avez-vous pensé à ce qu'une famille de 4 personnes, vivant dans un 3½, au dernier étage d'un triplex était censée faire de ses ordures ménagères qui pourrissent et empestent son appartement à 35 degrés Celsius?
Il était une fois, il n'y a pas si longtemps, un Français aventurier arrivé au Québec pour la première fois. Il était ébloui par cette Amérique francophone aux grands espaces aérés et à la population accueillante. Quel beau paradis se dit le petit Français. Il décida alors de s'y installer, et les habitants lui souhaitèrent la bienvenue au sein de la Belle Province
Même si les Français ont inventé le mot blasé, une pléiade d'activités plus amusantes les unes que les autres vous attendent une fois que vous aurez visité tous les sites touristiques. Voici les trois visites qui figurent en tête de ma liste pour une journée extraordinaire dans la ville la plus formidable au monde.
Dans les faits, ce serait 50% des denrées alimentaires qui se retrouveraient à la poubelle. Pourquoi? Parce que certaines pommes ont une petite poque, des produits laitiers sont à 6 jours de leur date d'expiration ou qu'une boîte de riz a eu le malheur de tomber par terre et est un peu écrasée.