Les Japonais ont une bonne mémoire des tragédies. Deux ans après le désastre de Fukushima, leurs plaies sont toujours ouvertes. Il semble que notre mémoire n'est pas aussi tenace. Le gouvernement Harper semble n'avoir rien appris de ce drame. Pire encore, il veut passer sous silence l'une des leçons les plus importantes de Fukushima et libérer l'industrie nucléaire canadienne de sa responsabilité financière en cas d'accident.
Le 11 mars 2011, à 00:46 heure de Montréal, un tremblement de terre de magnitude 9 à l'échelle de Richter, le plus fort à jamais avoir frappé le Japon, soulevait une immense colonne d'eau qui allait déclencher un tsunami d'une ampleur jamais vue. En frappant la centrale nucléaire de Fukushima, une vague de 15 mètres déclenchait la plus grave catastrophe nucléaire de l'Histoire. Aujourd'hui encore, et pour des générations, les Japonais doivent vivre avec les répercussions de cette catastrophe. Alors que le Québec se questionne sur la réfection de sa seule centrale nucléaire, Gentilly 2, ce triste anniversaire devrait nous faire réfléchir.