Survolant Haïti peu après le tremblement de terre de janvier 2010, je découvrais les ruines d'une ville réduite à un amoncellement de gravats et de poussière. Cela évoquait en tous points une zone de guerre. En plus de 200.000 victimes, 1,5 million de personnes se retrouvèrent sans abri. Trois ans plus tard, je reviens à Haïti afin de me rendre compte des progrès effectués en matière de reconstruction.
Dix minutes après l'incident, la cascade des plaisanteries est à son comble sur Twitter, et mon fil n'est plus rempli que de cet humour court. Ce qui me frappe, c'est la redondance du propos. Certes, je sais que quand un tweet est bon, ou jugé comme tel, il est partagé et répété, mais je me rends rapidement compte que nombre d'utilisateurs publient des drôleries identiques, avec je crois la conviction réelle d'avoir trouvé un mot d'esprit inédit.