Je n'ai aucun problème à ce que des groupes et des individus revendiquent la gratuité scolaire, le droit à la dissidence, ou n'importe quoi qui reste dans les limites du bon sens. Là où je fulmine, c'est lorsque les menaces sortent avant même qu'on débatte réellement du sujet. On retrouve ici la bonne vieille ASSÉ, celle-là même pour qui les compromis sont signes de faiblesse, pour qui la grève est un moyen de pression parmi tant d'autres et non le dernier recours.
Au fil de mes années de travailleur, vers l'âge de 16-17 ans, j'ai donc naturellement milité au sein du syndicat tout en gardant en tête une idée qui ne m'a jamais quitté depuis : si les syndicats n'existaient pas, les travailleurs vivraient encore aujourd'hui dans des conditions outrageusement précaires et dangereuses.