STEPHEN WOODWORTH

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Avortement, prise deux

Ce qu'il y a d'intéressant dans la motion de Mark Warawa, déposée une journée seulement après celle de son collègue Woodworth, c'est qu'elle vise, de prime abord, un but contraire : l'arrêt des avortements liés au sexe. Se disant perturbé par de récentes données indiquant que, dans certaines communautés, des femmes avortaient en apprenant qu'elles portaient une fille, voici donc un député conservateur se portant à la défense --ô surprise!-- de l'égalité hommes-femmes.
CP

Lettre à Rona Ambrose, ministre de la Condition féminine

Chère Madame Ambrose, Vous êtes députée du parti Conservateur. Déjà là, nous avons sujet à discorde. Les idéaux de votre parti ne m'interpellent pas et même, me font souvent rager. Mais bon, des divergences politiques, ce n'est pas nouveau. Vous êtes aussi, et surtout, la Ministre de la Condition féminine. Quand j'entends "condition féminine", je me dis que le rôle est de défendre le statut de la femme. Je me dis que votre rôle, c'est d'assurer aux femmes canadiennes leur libre choix, le contrôle de leurs décisions.
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<em>Baby one more time: </em> Récit d'une énième tentative de criminalisation de l'avortement au Canada

My loneliness is killing me (and i) I must confess, I still believe (still believe) Voilà le refrain qui doit (devrait) tourner en boucle dans la tête du député conservateur Stephen Woodworth de la circonscription de Kitchener-Center, en Ontario. Le député, inconnu jusqu'ici, a fait une percée très remarquée dans les médias en raison d'une motion présentée le 6 février dernier à la Chambre des communes