Jamais la classe capitaliste québécoise ou francophone n'a appuyé le projet souverainiste québécois! Jamais le mouvement conservateur n'a voulu remettre en question le lien fédéral! Par conséquent, le mouvement souverainiste est voué à être de gauche ou social-démocrate. Voilà finalement pourquoi, en fait, il est logiquement impossible d'être conservateur et souverainiste au Québec.
Les premiers ministres du Québec qui voyagent à l'étranger ont toujours tendance à gonfler la portée de leurs rencontres avec les dirigeants des autres pays, mesurant les retombées économiques ou politiques. C'est sans doute ce qui est arrivé avec la «rencontre historique» entre Pauline Marois et Alex Salmond, premier ministre de l'Écosse qui a été ramenée à une simple rencontre «de courtoisie».
Chaque année, mes amis du groupe l'Idée fédérale publient un sondage CROP pour tenter de démontrer que tout est, comme disait Shakespeare, honky-dory, dans le merveilleux monde du fédéralisme. Chaque année, je me fais un malin plaisir de donner ma propre lecture de leur sondage. Devenu ministre, c'est un plaisir auquel je refuse de renoncer.
Être souverainiste et consacrer de son temps sur la scène fédérale n'est pas une incohérence. Ce n'est pas à Ottawa qu'un jour, on déclenchera le référendum sur l'indépendance du Québec, ceci relève en effet de la scène provinciale. Mais c'est pourtant sur la scène fédérale, que jour après jour, se joue le témoignage du besoin de l'indépendance du Québec.
Par la signature de cette Déclaration initiée par le Nouveau Mouvement pour le Québec (NMQ), plusieurs Québécois ont tenu à exprimer pourquoi ils veulent un État indépendant et en quoi le cadre canadien ne convient plus aux aspirations québécoises.Trente ans après le rapatriement de la Constitution, ils souhaitent également décrire le Canada tel qu'ils le perçoivent.
Le souverainisme, malgré tous les problèmes du fédéralisme canadien, n'a que très rarement rallié une majorité de Québécois et semble éternellement figé à plus ou moins 40 % d'appuis. Sondage après sondage, nous constatons que la population québécoise souhaite du changement et se détache de l'identité canadienne. Pourtant, les Québécois craignent encore la souveraineté au point où de nombreux souverainistes croient préférable de ne pas promouvoir leur option afin d'accéder au pouvoir